Grèce - Athènes en feu après le vote de l’austérité
3e plan d’austérité
Le parlement grec a adopté, le 12 février, un 3e plan d’austérité de 3,3 milliards d’euros. Lors du vote, 80 000 manifestants se sont rassemblés devant le Parlement, à Athènes. La protestation s’est transformée en guérilla urbaine. Des dizaines de personnes ont été blessées et 45 bâtiments incendiés.
• Le salaire minimum va diminuer de 22 %, de 751 à 586 euros brut par mois (hors primes). La baisse atteint 32 % pour les moins de 25 ans (510 euros).
• L’allocation chômage de base passe de 461 à 360 euros par mois. Près d’1 million de Grecs sont sans emploi, soit 20 % de la population active.
• L’État va vendre ses parts des entreprises Depa (gaz), Eydap-Eyath (eau), Helpe (pétrole) ou Opap (Loto). Ces privatisations rapporteront 15 milliards d’ici à 2013.
• Le service des impôts va être réformé : hausse des contrôles fiscaux, embauche de contrôleurs et plan anticorruption. La fraude fiscale est estimée à 13 milliards d’euros.
Certaines mesures (privatisations…) avaient déjà été adoptées lors des 2 précédents plans de rigueur (février 2010 et avril 2011) mais elles n’avaient jamais été appliquées. Cette fois, les partis politiques doivent s’engager à les mettre en œuvre après les élections législatives, en avril. Ce plan était l’une des conditions sine qua non pour que la Troïka débloque le plan d’aide à la Grèce de 130 milliards d’euros décidé en novembre (L’ÉCO n°103).
A. Collette
Extrait de l’éco n°118 / semaine du 17 au 23 février 2012
Photo (crédits : AP)

