Les perturbations chimiques de la perception

Fiches de coursSciences1re ES1re LDe l’œil au cerveau

FICHE DE COURS Sciences 1re ES et 1re L qui se rapporte au thème : de l’œil au cerveau.


Fiche12

Fiche12

12

LES PERTURBATIONS CHIMIQUES
DE LA PERCEPTION

1 Drogues et perturbations de la perception visuelle

Certaines substances sont dites hallucinogènes : elles perturbent la perception visuelle de l’individu qui les absorbe.

De nombreuses substances hallucinogènes sont présentes naturellement dans des végétaux (certains champignons notamment), d’autres sont des produits de synthèse, c’est le cas du LSD, « acide » synthétisé à partir d’une substance extraite d’un champignon parasite (l’ergot de seigle).

Le LSD est le plus puissant des hallucinogènes connus. Selon les doses absorbées les effets peuvent varier :

– les doses faibles font apparaître des illusions visuelles : couleurs intensifiées, luminosité accrue, formes distendues et semblant animées de mouvements ;

– à plus forte dose la personne va « voir » des objets, des personnes... que ses yeux ne perçoivent pas : on parle d’hallucinations.

Les effets du LSD surviennent une demi-heure après l’ingestion et durent entre cinq et douze heures. Des épisodes d’hallucinations ou « flash-back » peuvent persister plusieurs jours ou semaines après une consommation. Ils se produisent généralement de façon brutale, sans signes précurseurs, ce qui, en raison de leur nature, les rend particulièrement dangereux.

La molécule de LSD a une structure moléculaire proche de celle de la sérotonine, qui est un des neurotransmetteurs des synapses de la zone de relais des voies visuelles.

 

Doc. 1 Modélisation des molécules de sérotonine
et de LSD.

94897_Doc12_01.pdf

 

Cette similitude de structure permet au LSD d’agir au niveau des synapses, en se fixant sur les mêmes récepteurs que la sérotonine, provoquant ainsi des perturbations dans la transmission du message nerveux visuel, à l’origine des hallucinations.

 

2 Dangers de la consommation des drogues

Les neurotransmetteurs impliqués dans la vision participent à la transmission des messages nerveux dans d’autres régions du cerveau. C’est pourquoi les substances hallucinogènes entraînent des troubles de l’organisme caractéristiques des drogues : troubles de la mémoire, crises de panique, d’angoisse pouvant aller jusqu’à la dépression.

Une drogue est une substance psychoactive ou psychotrope, c’est-à-dire qui a des effets sur le psychisme. Les drogues sollicitent anormalement le « système de récompense » (fiche stérélité et procréation médicalement assistée) et engendrent à terme la possibilité de son déséquilibre permanent. Le fait de ne plus pouvoir s’arrêter de prendre une drogue pour obtenir une sensation de plaisir constitue une toxicomanie.

Une prise répétée au cours du temps d’une drogue engendre des risques comme :

– l’accoutumance ou tolérance : nécessité d’augmenter continuellement les doses prises afin d’obtenir le même effet ;

– la dépendance physique : marquée par l’apparition, en cas d’arrêt de prise de drogue, de troubles physiologiques caractéristiques du syndrome d’abstinence : sueurs, vomissements, diarrhées, tremblements, douleurs diverses, etc.

– la dépendance psychologique : caractérisée par l’état de manque, c’est-à-dire une souffrance psychologique très difficile à supporter, liée au besoin irrépressible de reprendre régulièrement de la drogue. La dépendance peut s’installer de façon brusque ou progressive, en fonction de l’individu et de la drogue consommée.

Toute consommation de drogue induit aussi des risques sociaux comme les accidents de la route ou domestiques, l’échec scolaire professionnel ou familial, des violences, la marginalisation, la délinquance…

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