Bac SVT terminale S

Nos conseils réussiteSVTTle S
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Voici toutes les informations utiles sur le programme et l'épreuve du Bac SVT terminale S. Également nos conseils de méthode pour réussir !

 

Le nouveau programme de SVT en terminale S est défini dans le Bulletin officiel spécial no 8 du 13 octobre 2011.

 

 

Le programme

1. Quels sont les grands axes du nouveau programme ?

• Le programme de l’enseignement spécifique est découpé en trois grands thèmes :
– la Terre dans l’Univers, la vie, l’évolution du vivant (thème 1) ;
– les enjeux planétaires contemporains (thème 2) ;
– le corps humain et santé (thème 3).
Ce découpage n’est pas fondamental lors de l’épreuve du bac car une question peut mêler les notions de thèmes différents. Néanmoins, l’intitulé de ces thèmes montre que l’accent est mis sur les questions d’actualité : les approches scientifiques proposées permettent de les aborder de façon rigoureuse, notamment dans l’exercice 2 de la partie 2.
• Dans le thème 1, une partie importante du programme est consacrée aux mécanismes génétiques de diversification du vivant, et donc à l’évolution. Cela implique de maîtriser les notions essentielles sur l’expression des gènes vues en première et sur les mutations et leurs conséquences. Quant au regard sur l’évolution humaine, il nécessite la maîtrise de notions vues en classe de troisième et de seconde, en particulier la façon de traduire les relations de parenté entre les êtres vivants.
• Dans le thème 2, une place importante est consacrée à la géologie. En classe de première, l’accent a été mis sur la dynamique de la lithosphère océanique. En terminale, on aborde celle de la lithosphère continentale, notamment la formation des chaînes de montagnes qui nécessite de maîtriser les idées fondamentales sur la tectonique des plaques.
• L’étude de la biologie des plantes à fleurs dans une perspective évolutive est une nouveauté du programme. Il s’agit de découvrir les caractéristiques de la structure et de la reproduction des plantes qui sont acquises au cours de l’évolution. Ainsi, dans le thème 2, on envisage le principe des techniques qui permettent à l’homme de transformer une plante sauvage en une plante cultivée aux caractères avantageux pour l’homme.
• Les sujets se rapportant à la santé ont pour support, d’une part l’immunologie (immunités innée et adaptive) et d’autre part, la neurophysiologie qui mobilise les notions de base sur les éléments d’un réflexe vues en classe de seconde.

 

► Qu’est-ce qui est difficile dans ce programme ?

• Chaque thème du programme contient des difficultés qui lui sont spécifiques, mais le plus difficile est dû à la variété des sujets abordés. De plus, comme l’étude du programme s’effectue à travers des activités pratiques et des analyses de documents divers et parfois complexes, il peut être difficile de bien s’y retrouver et de bien s’approprier les notions fondamentales de chaque thème.
• La difficulté est donc de bien hiérarchiser les connaissances (distinguer ce qui est fondamental ou non) et repérer les types de raisonnement spécifiques à chaque sujet.

2. Que font les élèves en spécialité ?

• Le programme de spécialité est organisé autour des mêmes thèmes que le programme obligatoire. Mais les sujets abordés changent :
– l’énergie et cellule vivante (thème 1) ;
– l’atmosphère, l’hydrosphère, les climats : du passé à l’avenir (thème 2) ;
– la glycémie et le diabète (thème 3).
• L’évaluation de cet enseignement s’effectue uniquement à travers l’exercice de type 2 de la partie 2 et l’évaluation des compétences expérimentales. Par conséquent, les activités pratiques et le travail en autonomie sont davantage privilégiés qu’en enseignement obligatoire.

 

 

L’épreuve

L’épreuve de SVT au baccalauréat est définie dans le Bulletin officiel spécial no 7 du 6 octobre 2011.
 

3. En quoi consiste l’épreuve ?

• L’épreuve comporte deux parties :
− une partie écrite (3 h 30), comptant pour 16 points sur 20 ;
− une partie pratique d’évaluation des compétences expérimentales (1 h), comptant pour 4 points sur 20. Cette épreuve a lieu au cours du troisième trimestre, dans votre lycée.
• L’épreuve écrite est divisée en deux parties :
− la partie I, notée sur 8 points, permet d’évaluer la maîtrise des connaissances acquises ;
− la partie II permet d’évaluer la pratique du raisonnement scientifique et de l’argumentation ; elle est subdivisée en deux exercices, le premier (II-1) noté sur 3 points et le second (II-2), sur 5 points.
• L’épreuve est notée sur un total de 20 points. Elle est affectée d’un coefficient 8 pour les élèves en enseignement de spécialité et d’un coefficient 6 pour les autres.

4. Quels types de questions sont posés dans la partie I de l’épreuve écrite ?

• Le questionnement peut prendre des formes différentes :
− celle d’une question de synthèse unique ;
− celle d’une question de synthèse associée à un QCM ;
− celle d’un QCM seul.
• Quelle que soit la forme, il peut s’appuyer ou non sur un ou plusieurs documents.

► Quelques précisions sur les QCM de la partie I

• Ces QCM sont axés sur les connaissances. Ils se présentent :
− soit comme un complément à la question de synthèse et, dans ce cas, se limitent à un ou deux QCM ;
− soit comme constituant unique de la partie I et sont alors plus nombreux.
• Chacun des QCM comprend une consigne, par exemple « Cochez uniquement la réponse exacte » ou « Pour chaque proposition dites si elle est vraie ou si elle est fausse ».
• Un QCM débute toujours par une amorce qui conduit à des propositions relatives à cette amorce, indépendantes les unes des autres et, généralement, en nombre réduit (4 le plus souvent). L’ordre des propositions ne préjuge en aucun cas de la bonne réponse.
• Si l’amorce est constituée par un document celui-ci est obligatoirement le support des propositions qui portent directement sur les éléments de ce document.
• Les propositions sont généralement sans ambiguïté, en particulier lorsqu’il n’y a qu’une réponse exacte. Les réponses fausses (appelées distracteurs) peuvent paraître plausibles, mais il y a toujours dans leur libellé quelque chose d’inexact. Pour être quasi sûr de faire le bon choix, commencez par éliminer les affirmations dans lesquelles vous avez repéré une erreur, et qui sont donc fausses.
• Soyez attentif à la formulation (présence de mots tels que « toujours », « la seule », etc.) et à la précision du vocabulaire, et méfiez-vous des évidences apparentes.

5. Quelles sont les caractéristiques du premier exercice de la partie II ?

• Il est conçu dans le but d’évaluer votre capacité à raisonner à partir d’un nombre réduit de documents (le plus souvent un seul), dans le cadre d’un problème scientifique.
• Il peut se présenter sous la forme d’une question ouverte (c’est-à-dire sans guide pour l’exploitation du document) : c’est à vous d’en extraire les informations nécessaires à la résolution du problème.
• Il peut également se présenter sous la forme d’un QCM, qui sera construit suivant les mêmes modalités que dans la première partie (1 amorce et 4 propositions) mais toujours en lien avec le ou les documents, et avec une part de raisonnement plus importante. Vous ne pourrez en effet valider les propositions en faisant seulement appel à vos connaissances comme dans la partie I.

 

6. En quoi consiste le deuxième exercice de la partie II ?

• Si vous n’avez suivi que l’enseignement obligatoire, il peut porter sur la même partie du programme que l’exercice II-1. Si vous êtes en enseignement de spécialité, cet exercice porte sur l’un des trois thèmes du programme de spécialité.
• Il permet d’évaluer votre capacité à pratiquer une démarche dans le cadre d’un problème scientifique à partir de l’exploitation d’un ensemble de documents et de vos connaissances. Le questionnement vous conduit à choisir et à exposer une démarche personnelle, à élaborer une argumentation et à proposer une conclusion.
• Contrairement au premier exercice de la partie II, cet exercice II-2 ne peut jamais se présenter sous la forme d’un QCM, et il est basé obligatoirement sur plusieurs documents (en général trois). Ces documents peuvent s’éloigner des choses vues en classe mais impliquent la mobilisation de connaissances acquises durant l’année de terminale.

 

► Peut-on faire une impasse dans ses révisions ?

• Évidemment, non. En premier lieu, parce qu’un même exercice peut porter sur plusieurs parties du programme. Par exemple, un exercice peut porter à la fois sur les caractères liés à la vie fixée des plantes et sur la plante domestiquée.
• Même si vous n’aimez pas la géologie, ne sacrifiez pas cette partie du programme dans vos révisions. Un sujet comprend en général une question se rapportant à l’un des deux thèmes de géologie du programme.

 

7. Comment se déroule l’épreuve pratique d’évaluation des compétences expérimentales ?

• Durant l’année, vous réalisez avec votre professeur toute une série d’activités pratiques qui comportent l’apprentissage de diverses techniques : utilisation du microscope, dissections, utilisation de logiciel…
• Au début du troisième trimestre, les professeurs de votre lycée choisissent un certain nombre de sujets d’évaluation parmi les 25 proposés, à cette date, par le ministère de l’Éducation nationale. Ces sujets peuvent être différents de ceux réalisés en classe durant l’année mais feront appel aux techniques que vous aurez acquises.
• Ce ne sont donc pas les travaux réalisés en classe qu’il importe de retenir mais leur intérêt pratique et les techniques acquises grâce à eux.

Tous les sujets proposés comportent quatre rubriques :
► 1. Comprendre ou proposer une démarche de résolution : avant toute manipulation vous devez indiquer, à partir des éléments qui vous sont fournis, la démarche expérimentale que vous pensez suivre ou comprendre celle qui vous est proposée.
► 2. Utiliser des techniques et gérer le poste de travail : vous devez suivre le protocole expérimental proposé en 1. en respectant les règles de sécurité, les précautions de manipulation du matériel et le soin général. Attention ! Vous serez jugé sur la manière de gérer votre manipulation. À la fin de celle-ci, n’oubliez pas de ranger avec soin le matériel et de laisser, dans la mesure du possible, le poste de travail dans l’état où vous l’avez trouvé.
► 3. Communiquer à l’aide de modes de représentation : ceux-ci varient selon les sujets. Vous pourrez utiliser une rédaction, un schéma, un graphe…
► 4. Appliquer une démarche explicative : vous devez exploiter vos résultats expérimentaux dans un exposé aboutissant à la réponse à la question qui a motivé votre démarche.
 

8. Qui passe l’épreuve orale de contrôle ?

• C’est une épreuve de « rattrapage » que vous ne passerez que si votre moyenne générale à la fin des épreuves écrites et pratiques est égale ou supérieure à 8 et inférieure à 10.
• Si vous avez choisi l’épreuve orale de SVT c’est pour avoir une meilleure note qu’à l’écrit (la note obtenue à l’oral remplace, si elle est meilleure, celle de l’écrit). Le coefficient est intéressant car tout point gagné est multiplié par 6 ou 8 ; mais il faut bien réfléchir avant de vous décider : si vous avez eu une note correcte à l’écrit il vous sera peut-être difficile de faire mieux (il est plus facile de passer de 6 à 10 que de 14 à 15) !
• L’épreuve qui dure 20 minutes est précédée d’un temps de préparation de 20 minutes. Vous tirerez au sort un sujet comportant deux questions, relatives à deux parties différentes du programme et vous devrez traiter les deux questions. Ces questions portent exclusivement sur le programme du tronc commun si vous n’avez pas choisi l’enseignement de spécialité. Dans le cas contraire, l’une des deux questions porte sur l’un des trois thèmes de spécialité.
• Les sujets comportent des documents choisis parmi ceux que les professeurs utilisent durant l’année. Une importance égale est attribuée à l’évaluation des connaissances et à celle des capacités mises en jeu (réflexion, raisonnement…).

 

Nos conseils de méthode
 

9. Comment bien se préparer à l’épreuve tout au long de l’année ?

• Le moyen le plus simple est bien sûr de fournir un travail régulier, afin qu’au moment des révisions, vous n’ayez qu’à vous remettre en tête les notions déjà maîtrisées au cours de l’année. Pour cela, il est bon de faire le point la veille de chaque cours afin de suivre avec profit ce dernier.
• À la fin d’un thème, faites une liste des mots clés, en vérifiant avec le lexique de l’Annabac leur signification. Traitez également les sujets de l’Annabac qui se rapportent au thème en question.
• Dans la rubrique « Trois parcours pour réussir », vous trouvez des propositions pour réviser efficacement en fin d’ann

► Comment utiliser Annabac ?

• Bien entendu, vous ne devez pas vous contenter de lire le corrigé d’un sujet, ni essayer de l’apprendre par cœur afin de pouvoir le reproduire si une question semblable est posée le jour de  l’examen.
• Lisez attentivement la rubrique « Les clés du sujet », qui vous aide à bien cibler les questions posées, et essayez de les traiter comme si vous étiez à l’examen. Notez les points où vous avez éprouvé des difficultés. Ensuite, comparez votre réponse au corrigé de l’Annabac, en repérant les points semblables et les idées que vous n’avez pas développées.
• Pour une question de type 1, repérez aussi les développements que vous avez faits et qui ne sont pas dans le corrigé : il y a alors de fortes chances que ce soit du hors-sujet.
• Quant aux QCM, ne vous limitez pas à identifier la réponse exacte. Rechercher aussi pourquoi les autres sont fausses : c’est un moyen de s’approprier au mieux le thème qui s’y rapporte.

 

10. Comment bien utiliser le temps de l’épreuve ?

• Vous disposez de 3 h 30. Cela paraît beaucoup, mais ce n’est pas le cas : les sujets comportent souvent des textes assez longs d’où vous devez extraire les informations utiles, ce qui exige du temps.
• La situation est d’ailleurs différente suivant que l’épreuve comporte ou non des QCM. Commencez par ceux-ci si le sujet en contient. Sous prétexte que les réponses sont rapides à faire, on a tendance à y répondre vers la fin de l’épreuve. C’est une erreur. Vous avez plus de chances de répondre correctement, si vous prenez le temps de les aborder en suivant la méthode indiquée précédemment.
• Si la question de la partie 1 est une synthèse, prenez le temps de la préparer au brouillon. Ne la rédigez pas entièrement sur votre brouillon, mais prévoyez l’introduction, les titres, l’idée directrice des différents paragraphes et la conclusion. Si on vous demande des schémas, réalisez-les avec soin, et n’oubliez pas de leur donner un titre et une légende. Globalement, il faut consacrer un peu plus d’1 h 30 à la question de synthèse, et ce d’autant plus qu’elle est notée sur 8 points, alors que les exercices de la deuxième partie sont sur 3 et 5 points.
• Le deuxième exercice de la partie II comprend plusieurs documents, dont certains sont parfois assez longs à analyser. Commencer par cet exercice serait une erreur : vous risquez d’y consacrer trop de temps. Il est plus judicieux de le traiter en dernier : même si vous n’exploitez pas complètement les documents, vous pourrez assez facilement assurer un minimum de 2 ou 3 points sur 5.

11. Comment traiter la question de synthèse dans la partie I ?

• Il s’agit de faire un exposé de connaissances qui doit comporter :
− une introduction ;
− un développement structuré en un petit nombre de paragraphes, chacun matérialisé par un titre ;
− enfin une conclusion-bilan.
• La question vous précise si un ou plusieurs schémas sont exigés. Il faut alors prendre le temps de les réaliser avec soin afin de montrer visuellement au correcteur que vous avez compris, même si votre exposé écrit présente, par ailleurs, des déficiences. Si on ne vous demande pas de schémas, vous pouvez en faire malgré tout ; cela sera apprécié… s’ils apportent quelque chose à votre démonstration et révèlent une compréhension correcte du sujet.
• Il s’agit donc de présenter un enchaînement logique de vos connaissances aboutissant à une réponse argumentée à la question posée. Il ne vous est pas demandé de refaire les démonstrations, expérimentales ou non, qui ont permis d’établir ces connaissances.
 

12. Comment réussir l’exercice II-2 ?

• L’exercice 2 de la partie II propose en général une réflexion sur un problème de société et s’appuie sur un dossier de plusieurs documents, au minimum trois. Le support de ces documents vous est assez souvent inconnu : il peut s’agir aussi bien de résultats expérimentaux de chercheurs que d’articles de vulgarisation scientifique, mais les notions sous-jacentes sont relatives à votre programme.
• Sans être guidé par un questionnement précis, vous devez extraire de chaque document les informations utiles pour résoudre la problématique de l’exercice, les exploiter grâce à vos connaissances et les relier entre elles en une synthèse cohérente débouchant sur la résolution du problème posé.
• Soyez vigilants : les documents, en particulier lorsqu’il s’agit d’articles de presse, contiennent souvent des informations sans relation directe avec la problématique. Or le sujet précise toujours qu’« aucune étude exhaustive des documents n’est attendue » : n’utilisez que les éléments qui vous aident à résoudre le problème.
• Pour aborder cet exercice, la première chose à faire est de bien vous imprégner de la problématique, puis de lire l’ensemble des documents afin de vous faire une idée globale de la façon dont vous allez les exploiter. Cela est particulièrement nécessaire lorsque le support vous est inconnu. Analysez les documents un par un et notez au brouillon les informations pertinentes ainsi que les conclusions que vous tirez de chacun d’eux.
• Réfléchissez alors à la façon logique dont ces conclusions s’articulent, en pensant aux aspects sur lesquels vous avez besoin d’introduire des connaissances pour les compléter. Cela constituera alors le plan de votre exposé. Il ne vous reste plus qu’à rédiger votre devoir, sans oublier la conclusion qui répond à la problématique de l’exercice et peut se traduire par un schéma bilan.

 

► Les critères de l’évaluation

Ils sont sensiblement les mêmes pour la question de synthèse et pour l’exercice 2 de la partie II.
• La problématique doit être clairement présentée et montrer que le sujet a été compris.
• Les éléments scientifiques issus de vos connaissances personnelles ou des documents doivent être complets et pertinents.
• Le raisonnement scientifique doit apparaître clairement. Il doit témoigner d’une réflexion logique et cohérente et mettre en évidence les relations entre les différents arguments utilisés.
• Une attention est apportée à l’expression écrite (rédaction, syntaxe, orthographe, connecteurs logiques, etc.) et à la réalisation d’éventuels schémas (clarté, présence d’un titre et d’une légende, etc.).

 

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