LE CHOIX DU SUJET
Pour choisir un sujet, il convient dêtre attentif:
à la formulation de la question: certains sujets apparemment «simples», tels que «À quoi servent les sciences?», sont en réalité difficiles à problématiser, car ils nappellent pas une réponse par oui ou par non. On ne saurait éliminer pour autant et a priori ce type de sujet, mais on veillera à ne pas contourner cette difficulté. Pour la même raison, on sefforcera délaborer un plan dialectique au lieu dadditionner une série darguments disparates;
à ses enjeux, que lon doit essayer de percevoir rapidement: ainsi évitera-t-on la tentation den tirer une analyse simplement psychologique (ce peut être le cas, par exemple, pour le corrigé n° 1 : «Prendre conscience de soi est-ce devenir étranger à soi?»), ou un inventaire dexemples (corrigé n° 19 : «Le meilleur des gouvernements est-il celui qui gouverne le moins?»). Lenjeu du premier corrigé réside dans la nature de la conscience. Celui du second dans la nature et létendue du pouvoir politique;
aux connaissances et définitions dont on dispose sur les notions qui sy rattachent: il ne sagit pas, bien entendu, den avoir beaucoup, mais il faut en avoir de précises. Par exemple, on évitera de prendre un sujet tel que «La liberté est-elle limitée par la nécessité de travailler?» si lon ne dispose daucune définition du travail autre que celle, communément admise à tort, selon laquelle le travail, comme lactivité animale, répond à une nécessité vitale.
L'ORGANISATION DANS LE TEMPS
Il convient de ne rédiger lintroduction quau terme de lanalyse du sujet faite au brouillon, le tout devant être achevé au bout dune heure, une heure et demie, environ.
Selon la plus ou moins grande difficulté que lon éprouve à rédiger, on pourra écrire à lavance, au brouillon, les transitions qui doivent figurer entre les parties: celles-ci doivent faire lobjet dun soin particulier, car elles constituent les grands ressorts de largumentation.
Il est bon de rédiger la conclusion au brouillon, dès que lon sait ce que lon compte y mettre, afin déviter de lécrire à la hâte, au terme de lépreuve; la dernière impression du correcteur est celle que lui laisse le bilan du développement.
On consacrera un minimum de temps à la première partie du développement, qui exprime la position la plus simple sur le sujet et celle qui doit être dépassée. On réservera au contraire le plus de temps possible à la constitution de la dernière partie, dans laquelle est exposé le point de vue le plus complet sur la question.
Il ne faut pas hésiter à se relire, à sarrêter au cours de la rédaction pour contrôler lenchaînement logique des idées, à résumer, au besoin, pour clarifier ce qui vient dêtre dit, et, ce faisant, à reprendre régulièrement les termes de la question pour en reformuler la réponse. Ce nest pas une perte de temps, cela permet de rester dans le mouvement de sa propre pensée et de contrôler que lon nest pas «hors sujet».
Lorsque lon se sent à court didées, que lon «tourne en rond», il est souvent utile de chercher quelques exemples simples, de les analyser et de les confronter, afin de relancer la réflexion.
Retour au sommaire