L'obéissance à la loi
qu'on s'est prescrite est liberté.

Jean-Jacques Rousseau
 
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Philosophie

Conseils pour le jour de l'épreuve
(et pour tout devoir effectué en temps limité)

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LE CHOIX DU SUJET

Pour choisir un sujet, il convient d’être attentif:
• à la formulation de la question: certains sujets apparemment «simples», tels que «À quoi servent les sciences?», sont en réalité difficiles à problématiser, car ils n’appellent pas une réponse par oui ou par non. On ne saurait éliminer pour autant et a priori ce type de sujet, mais on veillera à ne pas contourner cette difficulté. Pour la même raison, on s’efforcera d’élaborer un plan dialectique au lieu d’additionner une série d’arguments disparates;
• à ses enjeux, que l’on doit essayer de percevoir rapidement: ainsi évitera-t-on la tentation d’en tirer une analyse simplement psychologique (ce peut être le cas, par exemple, pour le corrigé n° 1 : «Prendre conscience de soi est-ce devenir étranger à soi?»), ou un inventaire d’exemples (corrigé n° 19 : «Le meilleur des gouvernements est-il celui qui gouverne le moins?»). L’enjeu du premier corrigé réside dans la nature de la conscience. Celui du second dans la nature et l’étendue du pouvoir politique;
• aux connaissances et définitions dont on dispose sur les notions qui s’y rattachent: il ne s’agit pas, bien entendu, d’en avoir beaucoup, mais il faut en avoir de précises. Par exemple, on évitera de prendre un sujet tel que «La liberté est-elle limitée par la nécessité de travailler?» si l’on ne dispose d’aucune définition du travail autre que celle, communément admise à tort, selon laquelle le travail, comme l’activité animale, répond à une nécessité vitale.


L'ORGANISATION DANS LE TEMPS

• Il convient de ne rédiger l’introduction qu’au terme de l’analyse du sujet faite au brouillon, le tout devant être achevé au bout d’une heure, une heure et demie, environ.
• Selon la plus ou moins grande difficulté que l’on éprouve à rédiger, on pourra écrire à l’avance, au brouillon, les transitions qui doivent figurer entre les parties: celles-ci doivent faire l’objet d’un soin particulier, car elles constituent les grands ressorts de l’argumentation.
• Il est bon de rédiger la conclusion au brouillon, dès que l’on sait ce que l’on compte y mettre, afin d’éviter de l’écrire à la hâte, au terme de l’épreuve; la dernière impression du correcteur est celle que lui laisse le bilan du développement.
• On consacrera un minimum de temps à la première partie du développement, qui exprime la position la plus simple sur le sujet et celle qui doit être dépassée. On réservera au contraire le plus de temps possible à la constitution de la dernière partie, dans laquelle est exposé le point de vue le plus complet sur la question.
• Il ne faut pas hésiter à se relire, à s’arrêter au cours de la rédaction pour contrôler l’enchaînement logique des idées, à résumer, au besoin,
pour clarifier ce qui vient d’être dit, et, ce faisant, à reprendre régulièrement les termes de la question pour en reformuler la réponse. Ce n’est pas une perte de temps, cela permet de rester dans le mouvement de sa propre pensée et de contrôler que l’on n’est pas «hors sujet».
• Lorsque l’on se sent à court d’idées, que l’on «tourne en rond», il est souvent utile de chercher quelques exemples simples, de les analyser et de les confronter, afin de relancer la réflexion.

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