L'obéissance à la loi
qu'on s'est prescrite est liberté.

Jean-Jacques Rousseau
 
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Conseils de méthode

> Informations pratiques sur les épreuves

Le jour de l’examen

COMMENT LIRE LE SUJET

Lisez calmement tous les textes et documents du « dossier » (ou « corpus »), en essayant, dès cette lecture, de repérer ce qui a pu justifier leur regroupement. Soyez attentif au paratexte (auteur, date de composition, phrases d’introduction).

Prenez connaissance de toutes les questions. Le plus souvent, elles facilitent une seconde lecture, en attirant l’attention sur les points essentiels des textes et documents.


COMMENT GÉRER SON TEMPS

L’épreuve dure quatre heures : divisez votre temps en fonction du nombre de questions et de la difficulté du sujet.

Si vous êtes « bloqué » sur une question, avancez, vous y reviendrez après. N’oubliez pas néanmoins de traiter toutes les questions.

Vous devez connaître votre rythme de travail : observez-vous, entraînez-vous en temps limité avant l’examen. Voyez combien de temps vous consacrez au travail de repérage (pour les questions), au travail préparatoire au sujet d’écriture (ce temps peut varier selon le type de travail d’écriture que vous traitez), combien de temps vous utilisez pour le brouillon, comment vous passez du brouillon au propre (si vous rédigez tout au brouillon, vous perdez, en recopiant, le temps indispensable de planification qui assure la qualité du travail), combien de temps il vous faut pour rédiger une trentaine de lignes, combien pour tout relire et apporter les ultimes modifications.

La phase préparatoire du devoir assure sa qualité. Il faut y consacrer du temps. Préparez un plan très détaillé au brouillon. Rédigez toujours au brouillon introduction et conclusion (pour la dissertation et le commentaire), soignez début et fin pour l’écriture d’invention.

Un exemple de « planning » (mais ce n’est qu’un exemple…) :
– lecture attentive du « dossier » et des questions : une demi-heure ;
– traitement des questions : une demi-heure ;
– préparation du travail d’écriture : une heure / une heure et quart ;
– rédaction : une heure et demie ;
– relecture : un quart d’heure.

COMMENT RELIRE

Le mieux est de relire plusieurs fois avec, à chaque fois, des objectifs différents (une relecture globale ne sert pas à grand-chose), il faut cibler les « objectifs » de chaque relecture : une fois pour les maladresses et les répétitions trop fréquentes; une fois pour les fautes d’orthographe, une fois pour la propreté du travail…

 Le jour de l'examen | Répondre aux questions | Faire un travail d'écriture


Répondre aux questions

COMMENT LES LIRE ET LES ANALYSER

Avant de commencer à répondre à quelque question que ce soit – même la plus facile –, lire les questions au moins deux fois, pour repérer d’éventuels échos entre elles et être mieux guidé par leur cohérence.

Chaque libellé doit être analysé précisément. Le(s) verbe(s) d’action qu’il contient est (sont) déterminant(s) : il y a de grandes différences entre «relever », «analyser », « montrer que», «commenter»… Demandez-vous ce qu’on attend de vous.
– S’il s’agit de « relever », devez-vous faire un relevé exhaustif ou partiel, devez-vous analyser votre relevé ?
Attention aux questions implicites ; par exemple, on ne peut « analyser » sans, au préalable, « observer » le texte (relecture sélective), « repérer » (utilisez des surligneurs ou feutres de différentes couleurs), « relever » (organisez votre brouillon). Ensuite vient la phase d’analyse : vous devez classer, comparer, mettre en relation, pour construire du sens.


QUELQUES TYPES DE QUESTIONS

> Ce qu’on peut vous demander…

Situer des textes dans leur contexte :
– pour cela, utilisez le paratexte (auteur, date, lignes de l’introduction) ;
– utilisez vos connaissances en histoire littéraire (mouvements, époques…).

Trouver le (ou les) point(s) commun(s) aux textes et documents proposés :
– pour cela, interrogez-vous sur les thèmes abordés (l’étude des champs lexicaux dominants vous y aidera), les genres et les registres de ces documents, les images qu’ils comportent ;
– la présence d’un document iconographique peut vous aider.

Étudier ou comparer les genres des divers documents: pour cela, vous devez bien connaître les différents genres littéraires, notamment ceux qui font partie des objets d’étude (apologue, conte philosophique, comédie, tragédie, drame, poème en prose…).

Étudier ou comparer les registres des divers documents : pour cela, vous devez bien connaître les différents registres littéraires, qui se définissent en fonction de l’effet produit sur le lecteur (comique, tragique, ironique, lyrique…).

Comparer des argumentations ; pour cela, vous devez savoir :
– analyser la situation d’énonciation,
– repérer une thèse, un argument, un exemple (il faut savoir définir les types d’exemples),
– repérer les connecteurs logiques,
– distinguer les types de raisonnements,
– connaître les procédés de l’argumentation, notamment de la persuasion et de la délibération,
– juger une stratégie argumentative.


CONSEILS DE MÉTHODES ET NOTIONS ESSENTIELLES À CONNAÎTRE POUR RÉPONDRE AUX QUESTIONS

> Repérer le genre d’un texte

Voici les principaux genres littéraires, eux-mêmes divisés en « sousgenres ». En gras, les genres plus particulièrement liés aux objets d’étude.

Genres Subdivisions
Roman policier, d’aventures, d’amour, d’apprentissage, de science-fiction…
Nouvelle réaliste, fantastique, de science-fiction…
Théâtre comédie, tragédie, drame, tragi-comédie, théâtre de l’absurde…
Poésie en vers réguliers, en vers libres, en prose
Essai littéraire, scientifique, politique…
Apologue fable, utopie, exemplum, conte, conte philosophique
Le biographique biographie, autobiographie, Mémoires, journal intime…
L’épistolaire la lettre intime, la lettre ouverte, la lettre fictive, le roman épistolaire…

Comment repérer le genre d’un texte? Quelles sont ses caractéristiques essentielles?
Si un texte rassemble plusieurs caractéristiques d’un genre, on peut le classer dans ce genre.

1. La poésie se caractérise par :
– une façon différente d’être, de sentir, de voir, de réagir devant le monde;
– une façon inhabituelle de s’exprimer.

Quelques moyens utilisés par la poésie pour se distinguer de la langue ordinaire :

– une mise en page (typographie) particulière : le texte est au milieu de la page ; il reproduit avec les mots le dessin de l’objet dont il parle…
– parfois l’emploi de vers de même longueur dans les poèmes réguliers, de longueur inégale dans les poèmes irréguliers ou en vers libres ;
– la disposition en strophes, groupes de vers séparés par des blancs ;
– le plus souvent la présence de rimes, sonorités identiques à la fin des vers.

Quelques figures de style fréquentes en poésie : la comparaison, la métaphore, la périphrase, la personnification.
La poésie moderne se dégage des contraintes de forme ; souvent elle est en vers libres ou en prose et elle supprime la ponctuation.

2. Une pièce de théâtre est faite pour être jouée. Elle comporte :

des paroles destinées à être dites par les personnages (les répliques),

des indications qui ne doivent pas être dites, mais qui sont destinées au lecteur, aux acteurs :
– en majuscules le nom des personnages,
– en italique les didascalies (qui renseignent sur le lieu, le temps, les jeux de scène, les intonations ; ex. : vivement).
Elle est divisée en actes (qui marquent en général un changement dans le lieu, le décor ou le temps) ; les actes sont eux-mêmes divisés en scènes (délimitées par l’entrée ou la sortie d’un ou de plusieurs personnages).
C’est une création collective de l’auteur, du metteur en scène, des acteurs et des spectateurs.

3. La lettre est un message écrit envoyé par un expéditeur à un destinataire.
Elle comporte des éléments obligés :

pour une lettre officielle :
– en haut à gauche: le nom, le prénom, l’adresse de l’émetteur,
– en haut à droite: l’indication du lieu (où se trouve l’expéditeur), la date (à laquelle il écrit) ;

pour toutes sortes de lettres :
– une formule d’appel (ex. : Cher Pierre),
– le texte (ou corps) de la lettre,
– une formule finale (ex. : amicalement),
– en bas de la lettre, la signature de l’expéditeur (ou auteur).


> Repérer le registre d’un texte


Comment qualifier encore plus précisément un texte ou un passage?
Il existe des nuances dans les registres majeurs. On peut qualifier plus précisément un texte en cherchant, d’après les impressions qu’il a produites, des adjectifs qui le caractérisent.
En voici quelques-uns :
Ironique (= qui se moque en disant le contraire de ce qu’il pense), cocasse, burlesque (= qui imite les textes héroïques pour s’en moquer).
Vivant, tonique, animé, mouvementé, violent, choquant, révoltant, effrayant, poétique, surréaliste (= étrange, bizarre, pas logique), émouvant, triste…


> Qualifier et classer un texte

En bref, comment classer et qualifier un texte ?

Si on le classe selon… on trouve… Exemple
ses caractéristiques de forme son genre roman, théâtre, poésie
l’intention de celui qui parle ou écrit son type ou forme de discours narratif, argumentatif…
l’effet qu’il produit sur le destinataire son ton ou son registre comique, pathétique…


> Faire des relevés

Utilisez des surligneurs de couleur qui vous permettront d’effectuer de façon instantanément visible le relevé des groupes de mots à associer :
au moment de la rédaction de la réponse et de l’insertion toujours délicate des citations dans votre réponse, vous les retrouverez facilement.


> Identifier thèse, argument, exemple
(objet d’étude : convaincre,
persuader et délibérer)

Thèse : proposition, opinion ou théorie, que l’énonciateur considère comme vraie et dont il veut convaincre la personne à laquelle il s’adresse, le destinataire. Elle s’appuie sur des arguments.

Argument : preuve destinée à appuyer, à démontrer une thèse. Il est illustré par des exemples.

Exemple : fait concret et précis qui vient appuyer et illustrer un argument.


> Repérer, reformuler ou exprimer brièvement une thèse soutenue dans
un texte

Essayez toujours de repérer et surligner dans le texte la ou les phrases clés (pas plus de deux en général) qui contiennent l’essentiel de la thèse.

Lorsque l’on reformule en une ou deux phrases une thèse, on doit pouvoir la faire précéder de l’expression « Je veux/il veut prouver que…, convaincre que… ». Cette formulation – qui ne doit pas forcément apparaître dans la réponse rédigée (car elle peut rendre l’expression lourde) – est très efficace pour vérifier que c’est bien une thèse (et non un argument ou un exemple) que vous reformulez.
Exemple : Je soutiens que/Je veux vous convaincre que la lecture est utile.


> Repérer des arguments dans un texte
(objet d’étude: convaincre…)

Pour vérifier que c’est bien un argument que l’on a repéré (et non une thèse ou un exemple), on doit pouvoir, après avoir formulé la thèse, faire précéder l’argument de en effet ou la preuve en est que… Pour alléger le style de votre réponse, vous pouvez, au moment de la rédaction, «gommer» ou formuler de façon plus élégante ce lien.

Exemple: [Je soutiens que la lecture est utile] ; en effet/la preuve en est que… elle permet de se cultiver.


> Étudier des exemples
(objet d’étude: convaincre…)

Déterminez :
– leur rôle : il peuvent être illustratifs (ils confirment en la concrétisant une proposition) ou argumentatif (ils ont valeur d’arguments) ;
– leur type : empruntés à la réalité (historique, sociale, économique, scientifique ; ils donnent alors de l’authenticité ; ils peuvent prendre la forme de statistiques) ou imaginés ; littéraires ou artistiques narratifs (fable, anecdote) ; proverbe, citation (valeur d’autorité) ;
– leur place : avant l’idée ou après ; précédés d’une idée et suivis d’une conclusion.


> Étudier la structure argumentative et distinguer les étapes
de l’argumentation
(objet d’étude: convaincre…)

En travail préliminaire, explicitez d’abord – pour vous-même – la thèse générale de l’auteur (en commençant votre phrase par : « L’auteur veut montrer que…, veut nous convaincre que… »).

Repérez ensuite les « parties » du texte, en précisant s’il s’agit :
– de l’expression de la thèse ;
– d’arguments à l’appui de cette thèse ;
– d’exemples qui soutiennent les arguments.

S’il y a des connecteurs logiques qui articulent les phrases ou les paragraphes les uns avec les autres, repérez-les ; éclaircissez-en le sens en en donnant si possible un équivalent.

S’il n’y en a pas, s’ils sont implicites, explicitez-les ; marquez le rapport qui unit les parties les unes aux autres.

Récapitulez enfin :
– d’où l’auteur est parti ;
– à quelle conclusion il arrive pour mesurer le chemin (argumentatif) parcouru. Revient-on au point de départ ? La thèse s’est-elle modifiée, précisée, compliquée ?

Dans votre réponse rédigée, ayez le souci de vous appuyer sur des mots précis du texte, ceux qui sont essentiels et qui servent de « piliers» à chaque étape argumentative.


> Comparer deux argumentations
(objet d’étude: convaincre…)

Repérez avant tout et formulez brièvement le thème et les thèses soutenues.

Faites le plan des deux circuits argumentatifs, sur deux colonnes, face à face.
Les ressemblances et les différences dans les types d’arguments et le parcours argumentatif apparaîtront alors clairement.

Repérez et caractérisez la tonalité de chaque argumentation et les procédés stylistiques mis en œuvre.

Établissez des rapports entre les argumentations, c’est-à-dire repérez les thèmes communs et les positions prises sur ces thèmes communs :
– identiques : c’est la convergence de vue, l’approbation, l’accord ;
– identique, mais avec des réserves : c’est la concession, suivie de la discussion ;
– opposées : c’est la divergence de vue, la réfutation.

Dans la réponse rédigée, ne traitez pas chaque texte séparément l’un après l’autre, mais procédez par confrontation permanente en groupant les remarques par rubriques ; par exemple : ressemblances, différences ; ou, selon les textes: comparaison: 1. des thèses ; 2. des situations d’énonciation; 3. des arguments; 4. des exemples; 5. des procédés stylistiques…
Opérez un va-et-vient entre les deux textes.


> Repérer, expliciter et commenter les connecteurs logiques

(objet d’étude: convaincre…)

Un travail sur les étapes d’une argumentation et la façon dont elles sont marquées vous conduit nécessairement à étudier les connecteurs logiques entre les divers arguments. Vous devez donc en premier lieu repérer ces connecteurs logiques qui vous indiquent les étapes de l’argumentation.

Rapports logiques les plus courants :

Addition : ajoute un argument au précédent (et, en outre, de plus, par ailleurs, d’une part, d’autre part…).

Gradation : ajoute un argument mais en soulignant une progression (d’abord, ensuite, puis, enfin ; et même, bien plus…).
m Comparaison : rapproche deux exemples ou deux faits (de même, comme, ainsi que, tel).

Opposition : oppose deux arguments ou deux faits qui se mettent en valeur par contraste (mais, au contraire, alors que, tandis que, en revanche…).

Concession: admet une objection, un fait ou un argument qui soutient la thèse adverse (certes, malgré, sans doute, bien que, quoique, s’il est vrai que…).

Cause : donne la raison, l’explication d’un fait (car, en effet, parce que, puisque, en raison de, dans la mesure).

Conséquence : exprime le résultat, la suite logique d’un argument ou d’un fait (donc; c’est pourquoi, si bien que, de sorte que, par conséquent).

Synthèse/conclusion : permet de faire le point, de tirer une conclusion de l’argumentation (donc, en somme, bref en résumé).
Attention ! Le rôle de connecteur logique peut être pris en charge par des mots (par exemple, en apparence) ou par la ponctuation (deux-points).

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Faire un travail d’écriture

A. Le commentaire littéraire

> Lire le texte

Le texte est choisi en raison de sa valeur littéraire et de sa singularité.

L’étude littéraire évaluera la qualité de votre lecture personnelle qui se construit à partir des indices prélevés. Lisez attentivement toutes les notes annexes. Date, auteur, notes de vocabulaire, situation…, vous empêcheront de faire des contresens.

Vous savez déjà que le sens d’un texte n’est pas produit uniquement par le sens des mots qui le composent. D’autres dimensions doivent impérativement être prises en compte, il faut s’interroger sur le texte :
– Quelle est la nature du texte ? son genre, son (ses) type(s), les caractéristiques
de son écriture (réaliste, fantastique…) ? Que savez-vous déjà sur l’époque, l’auteur ?
– Quelle est la fonction de ce texte : convaincre, faire rire, faire pleurer, distraire, dénoncer, faire savoir ? A-t-il plusieurs fonctions ? Laquelle prédomine?
– Comment progresse le texte ? Quelle est sa composition ? Qui parle ? Qui raconte ? Qui voit ? Quel est le mode d’énonciation (récit, discours) ?
– Un texte littéraire est presque toujours polysémique, il a plusieurs sens : y a-t-il de l’implicite? des termes polysémiques (métaphores)? de l’ironie?

Au cours de l’étude, vous verrez que votre compréhension initiale va évoluer. Toute observation, toute analyse du texte doit mener à une construction de sens, une interprétation qui dépasse la compréhension littérale. Inversement, toute interprétation doit être fondée et justifiée par une observation précise de l’extrait.
À la fin de votre commentaire, le lecteur doit avoir saisi la singularité du texte que vous êtes chargé de mettre en relief.


> Exploiter et commenter un procédé de style


> Structurer le commentaire

Votre commentaire doit s’articuler autour de deux ou trois idées directrices qui amènent à mettre en valeur la singularité du texte.

Pour vérifier que vous avez trouvé des idées directrices pertinentes, faites précéder leur intitulé de : « Je veux montrer que l’auteur ou le texte… »
Ex. : Je veux montrer que le texte est lyrique.

Donner ensuite les preuves de ce que vous voulez démontrer, sous formes d’indices empruntés au texte (exemples précis commentés).

B. La dissertation sur un sujet littéraire

ANALYSER UN SUJET LITTÉRAIRE

Le sujet peut contenir une citation d’un critique, d’un auteur, portant une appréciation sur le corpus et sur l’objet d’étude en général, et/ou une question plus ou moins explicite (la consigne).
Attention aux ambiguïtés, aux termes polysémiques. Vous devez faire une analyse des mots-clés et tenter de reformuler le sujet. Demandez-vous quels en sont les présupposés ou les informations implicites.

On peut vous demander d’approfondir une thèse, sans prendre position («expliquez », « illustrez », « développez… ») et ou de réfuter cette thèse (« discutez », « que pensez-vous de»…)

Si la problématique n’est pas énoncée, il faut la retrouver. Plusieurs problématiques sont envisageables pour un même sujet. Demandez-vous à quelle(s) question(s) répond la citation.

Soulignez systématiquement :
– d’une couleur les mots qui vous renseignent sur le thème, la notion à traiter, en somme le fond (= de quoi vous allez devoir traiter) ; exemple : le poème en prose, les mémoires…
– d’une autre couleur les indices donnés sur la forme que doit prendre le devoir, les indications sur le plan (par exemple les points d’interrogation, les expressions comme dans quelle mesure…, en quoi…, quels aspects…, comment jugez-vous…, analysez…, pensez-vous…, comparez…).

Si l’intitulé est court, analysez chaque mot qui vous paraît important et élargissez son sens pour voir toutes les implications du sujet.


> Choisir et exploiter des exemples

Au cours de vos lectures successives, vous devez faire des fiches sur les textes ou les aspects que vous avez repérés comme importants.

Choisissez des exemples particulièrement significatifs.

Notez précisément la référence (chapitre, page) pour pouvoir retrouver votre exemple.

Consignez quelques remarques (qui pourraient être les axes de l’explication
méthodique du passage) en les classant.

Enfin, relevez une ou deux courtes citations qui ont valeur de preuve pour chacune des idées que vous voulez illustrer; vous aurez ainsi un canevas pour une éventuelle explication et surtout un exemple exploitable de façon convaincante dans l’essai littéraire : un exemple simplement mentionné et non caractérisé ou analysé perd une grande partie de sa valeur.


ÉLABORER UN PLAN

La dissertation doit poser un problème, qui est traité dans la développement et auquel on apporte une réponse en conclusion.

Le développement est composé de deux ou trois parties, chacune traitée en plusieurs sous-parties (de deux à quatre).

Les paragraphes présentent une unité de sens. Ils développent une affirmation à partir de l’étude du texte.

L’ensemble doit être cohérent; l’ordre des grandes parties est signifiant.


> Choisir un plan ou le modifier

Si, une fois votre recherche dans l’œuvre effectuée, vous vous rendez compte qu’il existe un déséquilibre entre les parties du plan que vous avez construit, vous pouvez toujours voir si l’une d’elles ne peut être scindée en deux, logiquement (et non arbitrairement), en subdivisant sa problématique.

Ainsi, si vos recherches pour la partie I vous amènent à un déséquilibre par rapport à la partie II, vous pouvez diviser l’une d’elles en deux et obtenir un plan en trois parties, sans altérer la cohérence de la réflexion.


RÉDIGER ET RELIRE

> Assurer la cohésion d’ensemble

Annoncez en début de chaque partie l’essentiel de son contenu, utilisez les connecteurs logiques qui font le lien entre les paragraphes (d’abord, ensuite, enfin…) ; les transitions entre les parties doivent contenir des bilans partiels et annoncer la suite. Reprenez, en début de conclusion, la question initiale.


> Rédiger l’introduction et la conclusion

L’introduction comprend trois parties :
– le « chapeau» qui introduit le sujet en la situant dans un contexte ;
– le sujet : vous devez recopier la citation (le cas échéant) ou la résumer puis l’analyser rapidement pour en déduire une problématique ;
– l’annonce du plan ;

La conclusion est formée de deux parties :
– le bilan de votre réflexion sous forme de réponse à la question posée en introduction ;
– l’élargissement de votre réflexion à un autre constat, problème…


> Assurer la correction de l’expression

Utilisez un vocabulaire précis. Le vocabulaire du roman n’est pas celui du théâtre ou du poème. Référez-vous au glossaire, efforcez-vous d’employer le mot juste.

L’évaluation porte également sur la correction de la syntaxe et de l’orthographe.
Les citations doivent être mises entre guillemets. Aérez votre devoir en faisant des paragraphes marqués par des alinéas et en sautant des lignes.


C. L’écriture d’invention

L’écriture d’invention peut prendre des formes variées. Il s’agit de produire un texte qui demande des qualités créatrices, mais qui obéit à certaines contraintes à respecter et qui, en général, a une visée argumentative.

> Bien lire le sujet
Vous devez extraire de l’intitulé du sujet les éléments suivants.

Le genre du texte à produire : lettre, dialogue, apologue, fable, conte…

La situation d’énonciation : qui parle à qui ? où (indices spatiaux parfois précisés) ? quand ? (à quelle époque : de nos jours,…)

Le registre : comique, tragique, lyrique…

Le thème

La problématique.

Il faut connaître et respecter les caractéristiques formelles des genres (ex : dans une lettre une formule d’introduction, la date et le lieu…), les procédés de style et caractéristiques d’expression.
Il faut surtout soigner tout particulièrement l’expression et « avoir du style»! Vous devez donc vous entraîner :
– à repérer la singularité des genres et registres des textes que vous expliquerez dans l’année ;
– à « imiter » ces genres et registres, à mettre en pratique ce que vous aurez repéré (ex. : s’exercer à écrire une lettre ouverte, une fable…).


> Cas particulier de l’essai argumentatif

L’analyse du libellé de la question vous indique à quel niveau on vous incite à « entrer dans le débat ».

Rendre compte : observer, reformuler, résumer. Vous ne vous impliquez pas personnellement, vous paraphrasez le texte dans son contenu, vous en modifiez la forme.

Prendre en compte : rechercher des arguments, étayer… Vous ne vous impliquez pas personnellement car vous approfondissez les propos d’autrui, mais votre opinion peut apparaître. L’expression est personnelle.

S’engager : peser les choix, discuter, réfuter. Vous vous impliquez personnellement,
vous défendez vos positions, vous les expliquez, vous les illustrez, vous les justifiez. L’expression est personnelle.


> Rédiger un travail d’écriture qui consiste à réfuter une thèse :

Donner des arguments pour montrer que la thèse (considérée comme fausse par l’énonciateur) est erronée et pour la rejeter en en montrant les failles.

Dans un premier temps, reformulez en une ou deux phrases ce que soutient la thèse proposée.

Dans un deuxième temps, formulez en une ou deux phrases l’opinion qui va être soutenue, inverse de la première.

Une fois ces deux thèses contradictoires brièvement formulées, fournissez des arguments contre la première thèse. Pour cela, on peut partir des concessions que l’auteur a pu faire dans le texte de base et les exploiter à fond.

Enfin, soutenez chaque argument par un ou deux exemples.


> Rédiger un travail d’écriture dont le sujet exploite une phrase du texte
d’appui.

Pour l’introduction, utilisez les éléments du texte d’appui pour étoffer la mention du thème à traiter.

Utilisez les conclusions auxquelles vous ont amené les questions qui portent sur le corpus.

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