1973-1993 : la France face à la crise 
(aspects économiques et sociaux)

Merci !

Annales corrigées
Classe(s) : Tle ES - Tle L | Thème(s) : L'épreuve orale
Type : Sujet d'oral | Année : 2012 | Académie : Inédit
Unit 1 - | Corpus Sujets - 1 Sujet
 
1973-1993 : la France face à la crise
(aspects économiques et sociaux)

Oral • Histoire

Corrigé

53

Oral

hgeT_1200_00_59C

Sujet d’oral n° 2

question de cours

Corrigé
Pistes pour l’oral

Préparation

Entrer dans le sujet

  • Le sujet porte sur la France dont il faut évaluer l’action ou les réactions dans un contexte donné. C’est donc essentiellement les choix politiques du pays qu’il faut caractériser. La France a-t-elle su faire face à la crise ?
  • Les limites du sujet sont d’abord temporelles, du premier choc pétrolier (1973) à la fin de la guerre froide (1991) et création de l’UE (1993), moment d’espoir et de reprise économique. Le « face à la crise » combiné avec le sous-énoncé inscrit entre parenthèses invite à limiter l’étude aux seuls domaines de politiques économiques et sociales.

Mobiliser ses connaissances

Le sujet s’inscrit dans la question 1 du thème 4 (« Gouverner la France depuis 1946 »). La période à traiter correspond à celle dite de « la crise ». Au-delà des décisions politiques qu’il faudra exposer dans leur suite chronologique, ce sujet oblige à maîtriser au minimum les notions de politique économique : la relance, l’austérité, le monétarisme, la désétatisation ou encore la dérèglementation néolibérale. Sur le plan social, il faut se référer aux mesures d’intervention de l’État et d’assistance publique (notion d’État-Providence), aux notions de « chômage de masse » et de « fracture sociale ».

Organiser l’exposé

Le sous-énoncé invite à suivre une approche thématique en deux parties.

Présentation

Introduction

Entre le premier choc pétrolier de 1973 et la création de l’Union européenne vingt ans plus tard, la France traverse une zone de turbulences économiques et sociales. Comment a-t-elle fait face à cette situation ? A-t-elle trouvé des solutions satisfaisantes ?

I. Une adaptation difficile et tâtonnante
(les aspects économiques)

1. La France déstabilisée

  • La croissance ralentit et l’inflation s’accélère.
  • Les déficits commerciaux se creusent et le franc est affaibli.
  • Les entreprises éprouvent des difficultés de trésorerie.

2. Échec et limites des mesures classiques

  • Les mesures de relance (Chirac, 1974 ; Mauroy, 1981) échouent.
  • Les politiques d’austérité (Barre, 1976 ; Delors, 1983) peinent à stopper la crise.
  • La politique monétaire (Barre) s’avère à double tranchant.
  • La politique d’économies d’énergie et de « tout nucléaire » (1974) reste insuffisante.

3. Le choix européen et libéral

  • Les mesures de dérèglementation soulagent les entreprises.
  • Les solutions communautaires (Acte unique européen de 1986) redonnent espoir.
  • La France s’engage dans le libéralisme européen (accord de Maastricht, 1992).

II. La mise en place d’une « fracture sociale »
(les aspects sociaux)

1. L’installation durable du chômage et de la précarité

  • Le chômage de masse et de longue durée s’installe.
  • La précarité s’accentue (CDD) et l’exclusion frappe les plus faibles (SDF).

2. La multiplication des mesures d’assistance publique

  • Une fiscalité à vocation sociale (CSG, ISF) est mise en place.
  • Des revenus minimums d’insertion (RMI) sont institués pour parer au plus pressé.
  • Les associations d’entraide se multiplient (Restos du cœur).

3. Le raffermissement des inégalités ?

  • Les jeunes et les femmes sont plus touchés que les hommes adultes.
  • La « fracture » s’établit en termes de qualification (l’exclusion des non-­diplômés).
  • La « fracture sociale » devient l’argument de campagne de J. Chirac (1995).

Conclusion

Entre 1973 et 1993, la France a trouvé des solutions pour faire face à la crise et ne pas sombrer, mais une partie des Français n’a pas trouvé sa place dans cette nouvelle société.