Anomalies de la régulation de la glycémie

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Annales corrigées
Classe(s) : Tle S | Thème(s) : L'épreuve orale
Type : Sujet d'oral | Année : 2012 | Académie : Inédit
Unit 1 - | Corpus Sujets - 1 Sujet
 
Anomalies de la régulation de la glycémie

Glycémie et diabète

Corrigé

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Sujets d’oral

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Sujet d’oral n° 8

spécialité • Glycémie et diabète

Ce sujet ne représente que l’une des deux questions qui peuvent vous être posées lors de l’épreuve orale de contrôle.

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Afin de diagnostiquer d’éventuelles anomalies du système de régulation de la glycémie de quatre personnes, A, B, C et D, on a, de 8 heures à 16 heures, effectué toutes les heures des prélèvements sanguins dans le but de déterminer les variations de leur glycémie et de leur insulinémie au cours de cette période. Les personnes ont été alimentées à 8 heures (petit-déjeuner) et à 12 heures avec des repas comprenant 15 % de protéines, 40 % de lipides et 45 % de glucides.

Les graphiques indiquent les résultats obtenus pour ces quatre personnes.

> À partir des informations extraites de ces graphiques, mises en relation avec vos connaissances, indiquez si ces personnes ont un fonctionnement normal de leur système de régulation de la glycémie et en cas d’anomalie(s) précisez celle(s)-ci.

Document

Questions complémentaires

Voici d’autres questions que l’examinateur pourrait vous poser lors de l’entretien.

>1. Quels sont les organes effecteurs du système de régulation de la glycémie ?

>2. Quel organe effecteur est actif contre l’hypoglycémie ?

>3. Citer le nom d’une autre hormone pancréatique et indiquer globalement son rôle.

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Saisie de données


Déduction, interprétation


1. La glycémie et l’insulinémie à jeun

À jeun (8 heures), la glycémie de A est de 100 mg/dL (soit 1 g/L) et celles des personnes B, C et D respectivement de 130, 180 et 300 mg/‌dL environ. À jeun, les insulinémies des quatre personnes sont proches, entre 10 et 15 µU/mL, l’insulinémie de la personne A étant toutefois la plus faible.


La glycémie à jeun normale est proche de 1 g/L ; un état diabétique est défini par une glycémie à jeun égale ou supérieure à 1,26 g/L. En conséquence, on peut dire, que la personne A a une glycémie normale à jeun et que les personnes B, C et D sont diabétiques et présentent des anomalies dans leur système de régulation de la glycémie. Toutefois, l’individu B a une glycémie voisine de 1,26 g/L, ce qui traduit un diabète débutant ou un état prédiabétique. Les diabètes des personnes C et D sont bien affirmés, celui de D étant le plus sévère. L’insulinémie des personnes B, C et D indique qu’elles ne sont pas atteintes d’un diabète de type 1 car, dans ce cas, leur insulinémie serait nulle. Leur diabète est de type 2. Malgré une insulinémie légèrement supérieure à celle de A, les personnes B, C et D ont une glycémie plus élevée que celle de A. Cela laisse à penser que l’insuline est moins efficace chez ces personnes pour réguler la glycémie car l’insuline est une hormone hypoglycémiante.


2. L’évolution de la glycémie suite aux repas

Chez les quatre personnes, conséquence de l’apport glucidique des repas, la glycémie augmente. Mais cette augmentation est plus faible chez la personne A que chez les trois autres.


Cela signifie que les mécanismes limitant l’augmentation de la glycémie sont moins efficaces chez B, C et D que chez A et confirme leur état diabétique.


3. Comparaison de l’insulinémie de A et B suite aux repas

Suite au petit-déjeuner, l’insulinémie de B s’élève de 15 à 85 µU/mL alors que celle de A n’augmente que de 10 à 40 µU/mL. Suite au déjeuner, l’insulinémie de B passe de 30 à 75 µU/mL et celle de A de 15 à 40 µU/mL.


B réagit à l’apport glucidique des repas par une sécrétion d’insuline plus forte que celle de A. Son diabète débutant n’est donc pas dû à une déficience de l’insulinosécrétion. Cela confirme que l’anomalie de son système de régulation de la glycémie est due à une moins bonne réponse des organes effecteurs abaissant la glycémie à cette hormone. Puisque l’anomalie glycémique de B est peu accusée, on peut penser que l’hypersécrétion insulinique en cas d’apport glucidique compense en partie l’insulinorésistance des organes effecteurs.


4. Comparaison des insulinémies de C et D par rapport à A et B

L’augmentation de l’insulinémie de C et D suite aux repas est beaucoup moins élevée que celle de B, elle est globalement du même ordre de grandeur que celle de A.


La glycémie élevée de C et celle encore plus élevée de D devraient entraîner une forte sécrétion d’insuline, supérieure à celle de B. Ce n’est pas le cas, ce qui indique un déficit de l’insulinosécrétion chez ces personnes.