Chômage et politiques de l’emploi

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Annales corrigées
Classe(s) : Tle ES | Thème(s) : Travail, emploi, chômage
Type : Dissertation | Année : 2013 | Académie : Amérique du Sud
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Unit 1 - | Corpus Sujets - 1 Sujet
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Chômage et politiques de l&rsquo emploi
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Travail, emploi, chômage

sesT_1311_03_00C

Ens. spécifique

44

CORRIGE

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Amérique du Sud &bull Novembre 2013

dissertation &bull 20 points

&gt Montrez que la diversité des formes du chômage peut orienter les politiques de l&rsquo emploi.

Document 1

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Des milliards comme s&rsquo il en pleuvait ! Les États-Unis, la Chine, le Japon ou les pays européens ont dégainé des plans de relance impressionnants, d&rsquo un montant total déclaré de plus de 2 800 milliards de dollars (2 190 milliards d&rsquo euros) sur deux ans. La dépense supplémentaire &laquo  en passe d&rsquo être décidée par les principaux pays pour 2009 et 2010 représente 5 % du produit intérieur brut (PIB) mondial &raquo , selon les économistes de Natixis.

Dans ces programmes, la liste des mesures sur la fiscalité, l&rsquo appui aux industries et aux entreprises, les travaux d&rsquo infrastructures, les projets d&rsquo équipements, le soutien à la consommation ou aux ménages, donnent l&rsquo impression d&rsquo un inventaire à la Prévert. (&hellip )

Le Fonds monétaire international (FMI), qui évalue le coût budgétaire des plans annoncés par les pays du G 20 (les 20 grandes économies développées et émergentes) à 1,5 % de leur PIB, en moyenne, en 2009, estime que leur impact permettrait d&rsquo obtenir 0,5 à 1,25 point de croissance pour l&rsquo ensemble de ces pays, atténuant ainsi la récession. L&rsquo institution prévoit en effet une croissance mondiale de 0,5 % en 2009 (&ndash  2 % dans les pays développés et + 3,3 % dans les pays émergents et en développement), avant un rebond à 3 % en 2010. (&hellip )

Aujourd&rsquo hui, face à la chute libre de l&rsquo activité, un effet rapide est recherché. En France, par exemple, le remboursement par antici&shy pation de 11,4 milliards d&rsquo euros de crédit d&rsquo impôt1 (&hellip ) répond à l&rsquo urgence. C&rsquo est aussi le cas des aides à la consommation qui entrent vite en vigueur &ndash comme la baisse de la TVA, en décembre 2008 au Royaume-Uni &ndash ou des baisses et des crédits d&rsquo impôts sur le revenu, surtout dans les pays effectuant les prélèvements à la source, comme aux États-Unis ou en Allemagne.

Anne Rodier et Adrien de Tricornot, &laquo  Comment faire redémarrer l&rsquo économie ? &raquo , Le Monde, 10 février 2009.

1. Crédit d&rsquo impôt : mesure administrative permettant d&rsquo alléger l&rsquo impôt d&rsquo un agent économique (soit par réduction de l&rsquo impôt payé, soit par remboursement versé directement à son bénéficiaire).

Document 2

Principaux dispositifs spécifiques de politique d&rsquo emploi en 2010 (en milliers de personnes)

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Bénéficiaires en fin d&rsquo année

2007

2008

2009

2010

Emploi marchand aidé

1 128

1 025

1 002

990

dont :

&ndash exonérations et primes à l&rsquo embauche des jeunes

136

59

4

1

&ndash exonérations et primes à l&rsquo embauche de CLD1

89

66

92

64

&ndash aide à la création d&rsquo entreprise

114

131

182

210

&ndash contrats en alternance

619

603

572

568

&ndash accompagnement des &shy restructurations

19

13

11

9

Emploi non marchand aidé

248

184

241

254

dont :

&ndash contrats d&rsquo avenir

88

78

68

5

&ndash contrats d&rsquo accompagnement dans l&rsquo emploi

150

102

172

a

Formation des demandeurs d&rsquo emploi

237

272

361

350

dont :

&ndash stages de formation

225

251

332

319

&ndash prévention du chômage de longue durée

12

21

29

31

Retraits d&rsquo activités2

512

460

405

322

Total

2 125

1 943

2 010

1 916

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Source : Insee, Tableaux de l&rsquo économie française, 2010, 2011 et 2012.

Champ : France métropolitaine

1. Chômeurs de longue durée.

2. Essentiellement dispensés de recherche d&rsquo emploi.

Document 3

Statut d&rsquo emploi et type de contrat en 2011 selon le diplôme et la durée depuis la sortie de formation initiale (en %)

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Enseignement supérieur long

Enseignement supérieur court

Bac et équivalents

CAP-BEP et équivalent

Brevet, CEP et sans diplôme

Ensemble

Sortis depuis 1 à 4 ans de formation initiale

Non salariés

7,0

5,8

4,5

2,8

2,4

5,2

Salariés

93,0

94,2

95,5

97,2

97,6

94,8

dont :

&ndash emploi à durée limitée

20,6

24,0

29,7

31,2

34,8

26,2

&ndash intérim

2,4

5,8

8,0

9,6

11,6

6,2

&ndash contrats à durée indéterminée du secteur privé

56,6

50,2

53,5

52,3

45,6

53,1

&ndash contrats à durée indéterminée du secteur public

13,4

14,2

4,3

4,1

5,7

9,3

Total

100,0

100,0

100,0

100,0

100,0

100,0

Sortis depuis 5 à 10 ans de formation initiale

Non salariés

8,7

6,6

6,9

4,3

3,6

6,7

Salariés

91,3

93,4

93,1

95,7

96,4

93,3

dont :

&ndash emplois à durée limitée

8,6

7,4

14,0

17,6

22,2

12,4

&ndash intérim

0,6

1,4

3,7

5,0

7,4

2,9

&ndash contrats à durée indéterminée du secteur privé

59,7

69,9

63,6

64,1

61,2

63,5

&ndash contrats à durée indéterminée du secteur public

22,4

14,7

11,8

9,0

5,6

14,6

Total

100,0

100,0

100,0

100,0

100,0

100,0

Sortis depuis 11 ans et plus de formation initiale

Non salariés

16,8

13,6

13,8

14,0

11,3

13,7

Salariés

83,2

86,4

86,2

86,0

88,7

86,3

dont :

&ndash emplois à durée limitée

4,3

4,0

5,1

4,9

7,1

5,3

&ndash intérim

0,3

0,6

1,3

1,8

2,4

1,5

&ndash contrats à durée indéterminée du secteur privé

48,8

59,8

61,3

64,1

66,1

61,1

&ndash contrat à durée indéterminée du secteur public

29,7

22,0

18,5

15,2

13,2

18,4

Total

100,0

10,0

100,0

100,0

100,0

100,0

&nbsp

Source : Insee, Enquête Emploi, 2010.

Champ : France métropolitaine.

Entrer dans le sujet

  • D&rsquo une manière très générale, on définit le chômage comme la situation d&rsquo un actif qui est sans emploi et qui en cherche un activement. On tend à distinguer deux formes principales de chômage : le chômage conjoncturel qui est dû à un ralentissement de l&rsquo activité et le chômage structurel lié au mauvais fonctionnement d&rsquo un marché du travail trop rigide. Certains économistes, comme Malinvaud, distinguent le chômage keynésien, dont l&rsquo origine se trouve dans l&rsquo insuffisance de la demande, et le chômage classique, résultant d&rsquo un coût du travail trop élevé.
  • Les politiques de l&rsquo emploi représentent l&rsquo action des pouvoirs publics pour réduire le chômage. Elles consistent à favoriser la création d&rsquo emplois avec des mesures dites &laquo  actives &raquo ou à limiter les effets négatifs du chômage (traitement social du chômage ou mesures passives).

Dégager la problématique

  • Le sujet appelle à distinguer les différentes formes de chômage et à expliquer en quoi des politiques de l&rsquo emploi spécifiques peuvent répondre à ces situations différentes.

Exploiter les documents

  • Le document 1 porte sur les plans de relance mis en œuvre par les gouvernements suite à la crise financière de 2008. Ces plans avaient pour objectif de soutenir la demande afin d&rsquo éviter des destructions d&rsquo emplois trop importantes. Ainsi, une hausse des dépenses correspondant à 5 % du produit intérieur brut (PIB) mondial doit éviter un chômage keynésien, lié à la dégradation de la conjoncture.
  • Les données du document 2 permettent d&rsquo étudier l&rsquo évolution, entre 2007 et 2010, de certains dispositifs inclus dans les politiques de l&rsquo emploi. On remarque que durant la période étudiée, le nombre de personnes concernées diminue de 10 % environ. Cette baisse est surtout due à la diminution des emplois marchands aidés (approximativement moins 20 %) et des retraits d&rsquo activité (un peu moins de 40 %).
  • Le document 3 nous donne des informations sur la nature de l&rsquo emploi occupé par les actifs en fonction du diplôme et de la date de sortie du système de formation initiale. On constate que les emplois les moins stables, qui ont pour objectif une plus grande flexibilité du marché du travail, concernent plus souvent les moins diplômés que les diplômés de l&rsquo enseignement supérieur, surtout parmi les plus jeunes : près de 50 % des premiers ont un emploi salarié précaire contre un peu plus de 20 % des seconds. La précarité de l&rsquo emploi est la conséquence d&rsquo une volonté de rendre plus flexible le marché du travail afin de réduire le chômage structurel.

Définir le plan

  • On pourra répondre à la problématique selon deux axes. Le premier portera sur les politiques de l&rsquo emploi destinées à réduire le chômage conjoncturel, le second traitera des politiques de l&rsquo emploi face au chômage structurel.