Comportement électoral et vote sur enjeu

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Annales corrigées
Classe(s) : Tle ES | Thème(s) : La participation politique
Type : Sujet de spécialité | Année : 2014 | Académie : France métropolitaine
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Unit 1 - | Corpus Sujets - 1 Sujet
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Comportement électoral et vote sur enjeu
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Question de spécialité &bull Sciences sociales et politiques

sesT_1406_07_03C

Sujet complet

4

CORRIGE

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France métropolitaine &bull Juin 2014

sciences sociales et politiques &bull 20 points

&gt Le comportement électoral s&rsquo explique-t-il uniquement par le &laquo  vote sur enjeu &raquo  ? (Sujet B)

Document 1

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À partir de son patrimoine d&rsquo attitudes et de croyances, l&rsquo électeur cherche la meilleure adéquation entre ses positions et celles des partis politiques. Ce modèle reprend les trois conditions nécessaires pour qu&rsquo une issue1 influence le vote [&hellip ] :

  • l&rsquo électeur doit considérer cette issue comme importante 
  • cette issue doit être conflictuelle dans l&rsquo opinion publique 
  • les partis en compétition doivent prendre sur cette issue des positions tranchées et divergentes.

C&rsquo est, dès lors, la modification des attitudes des électeurs qui entraîne leur instabilité électorale [&hellip ]. Il existe une relation entre le déclin des identifications partisanes et la multiplication des électeurs &laquo  rationnels &raquo . Ce phénomène est surtout perceptible dans les groupes les plus éduqués et aisés. Il se développe alors un type de volatilité électorale lié à cette capacité croissante des électeurs à élaborer leur décision de vote à partir d&rsquo un faisceau2 complexe de facteurs [&hellip ]. L&rsquo affaiblissement des identifications partisanes se traduit logiquement par l&rsquo affaiblissement de la transmission de ces identifications et accroît encore les phénomènes de volatilité.

Gérard Grunberg, &laquo  L&rsquo instabilité des comportements politiques &raquo ,

Daniel Gaxie, in

Explication du vote. Un bilan des études électorales en France

, 1989.

1. Issue : enjeu.

2. Faisceau : ensemble cohérent.

Document 2

Le vote des Français au second tour de l&rsquo élection présidentielle de 2012 (en %)

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François Hollande (Parti socialiste)

Nicolas Sarkozy (Union pour un mouvement populaire)

Ensemble

51,6

48,4

Sexe

Homme

52

48

Femme

51

49

Âge

18-24 ans

57

43

25-34 ans

62

38

35-44 ans

53

47

45-59 ans

54

46

60 ans et plus

41

59

Profession de l&rsquo interviewé

Artisan, commerçant, chef d&rsquo entreprise

30

70

Profession libérale, cadre

52

48

Profession intermédiaire

60

40

Employé

56

44

Ouvrier

58

42

Retraité

43

57

Statut de l&rsquo interviewé

Salarié

56

44

Dont salarié du privé

52

48

Dont salarié du public

65

35

À son compte

39

61

Au chômage

62

38

Dernier diplôme obtenu

Pas de diplôme

59

41

BEPC/CAP/BEP/CEP

49

51

Baccalauréat

55

45

Bac + 2

50

50

Au moins bac + 3

55

45

Niveau de revenu du foyer

Moins de 1 200 &euro

59

41

De 1 200 à 2 000 &euro

56

44

De 2 000 à 3 000 &euro

54

46

3 000 &euro et plus

44

56

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Source : www.ipsos.fr, 2012.

Définir les mots clés

Le sujet porte sur les déterminants du comportement électoral. Celui-ci peut être défini comme l&rsquo attitude des citoyens en situation d&rsquo élection. Il s&rsquo agit de savoir s&rsquo il est explicable seulement par le vote sur enjeu, c&rsquo est-à-dire par l&rsquo offre politique proposée aux électeurs. Cette analyse, issue du courant individualiste postulant l&rsquo existence d&rsquo un citoyen rationnel, s&rsquo oppose aux déterminismes sociaux exprimés par l&rsquo influence des variables &laquo  lourdes &raquo que sont la classe sociale, le niveau de revenu ou l&rsquo appartenance religieuse&hellip

Analyser les documents

Le document 1 expose les mécanismes de base du comportement d&rsquo électeur rationnel, qui se mobilise en fonction des enjeux des élections et qui vote en fonction de ses intérêts. L&rsquo identification partisane est donc moins forte. Les votes sont moins stables et les électeurs peuvent passer d&rsquo un parti à un autre, d&rsquo un bord à l&rsquo autre de l&rsquo échiquier politique et parfois en dehors, en fonction de leur perception du résultat escompté de l&rsquo élection, et de ce que celui-ci est susceptible de leur rapporter.

Le document 2 est un tableau statistique provenant d&rsquo une enquête d&rsquo Ipsos, relative au poids des variables sociologiques lourdes. Il apparaît clairement qu&rsquo ont voté majoritairement pour F. Hollande les moins de 60 ans, en particulier les moins de 35 ans, les chômeurs et les salariés, notamment ceux du public, dont les professions intermédiaires, les employés et les ouvriers, de même que les sans diplôme et les titulaires du bac ou d&rsquo un diplôme de bac + 3 ou plus. En creux, l&rsquo électeur sarkozyste est âgé de 60 ans et plus, retraité, indépendant, notamment artisan, commerçant, chef d&rsquo entreprise.

Définir le plan

La réponse pourra s&rsquo articuler autour de deux parties :

I. Le vote sur enjeu influence le comportement électoral

II. Mais les déterminismes sociaux sont encore à l&rsquo œuvre.