Deux tempêtes dévastatrices (texte de D. Daeninckx, dessin de Lasserpe)

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Classe(s) : 3e | Thème(s) : Dénoncer les travers de la société
Type : Sujet complet | Année : 2017 | Académie : Polynésie française

Dénoncer

Dénoncer les travers de la société

10

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D’après Polynésie française • Septembre 2017

100 points

Deux tempêtes dévastatrices

document A Texte littéraire

À dix années de distance, les deux catastrophes ont emprunté le même chemin. Le 26 décembre 1999, quand la tempête baptisée Martin a déferlé sur l’Europe, je venais tout juste d’emménager dans La Jeanne-Marcelle, une sorte de manoir bâti deux siècles plus tôt sur les ruines d’un château incendié lors des troubles révolutionnaires. Je dormais dans l’une des chambres refaites, sous les combles, lorsque les premières bourrasques avaient fait grincer la charpente, et je m’étais laissé un moment bercer par ce qui, dans mes songes, s’apparentait au travail du bois d’un navire chahuté par les flots. Un craquement de naufrage m’avait jeté hors du lit. Je m’étais précipité vers la fenêtre pour voir le faîte d’un orme1 tomber au milieu du mail2 bordé d’arbres centenaires qui menait à la grille. Le vent imprimait ses marques sur le paysage, comme une main gigantesque agitant une chevelure. Une rafale d’une force inouïe s’était soudain frayé un passage dans cette nature mouvante, courbant tout ce qui acceptait de se soumettre, détruisant la moindre résistance. En une seconde, plus rien ne subsistait de cette allée majestueuse, qu’un enchevêtrement de branches maîtresses, au sol, d’où émergeaient les blessures blafardes des troncs brisés. Un cimetière, sous la lune.

Dix ans plus tard, les paulownias1 qui ont remplacé les ormes meurtris n’ont eu à subir aucune attaque, et le déferlement rageur de Xynthia, en février 2009, les a simplement débarrassés de leurs bois morts. Le danger, cette fois, n’a pas pris la forme impalpable des airs mais celle tout aussi imparable des eaux. La tempête s’est alliée aux grandes marées, au vent de mer, pour bousculer les obstacles que la patience humaine avait disposés pour protéger ses refuges. Les flots venus de l’océan ont envahi l’embouchure des fleuves, des rivières, emportant tout sur leur passage, barques, baraques sur pilotis, matériel ostréicole, pierraille arrachée aux digues… Des corps aussi, par dizaines. […] Deux heures plus tard, quand les éléments avaient fini par se calmer, j’étais allé me coucher dans mon manoir transformé en île.

Didier Daeninckx, « Cimetière d’Afrique », in L’Espoir en contrebande, 2003.

1. Orme, paulownias : arbres qui poussent en France métropolitaine.

2. Mail : chemin de promenade public.

document B Lasserpe, dessin publié dans Sud-Ouest.fr

© Lasserpe/Iconovox

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travail sur le texte littéraire et sur l’image 50 points • 1 h 10

Les réponses doivent être entièrement rédigées.

Grammaire et compétences linguistiques

1. « impalpable », « imparable » : comment ces mots sont-ils formés ? Quel avertissement apportent-ils sur la suite de l’histoire ? (4 points)

 2. « Un cimetière, sous la lune » : quelle particularité présente cette phrase ? Quel événement tragique du deuxième paragraphe annonce le terme « cimetière » ? Développez votre réponse. (4 points)

3. « Les flots venus de l’océan ont envahi l’embouchure des fleuves, des rivières, emportant tout sur leur passage, barques, baraques sur pilotis, matériel ostréicole, pierraille arrachée aux digues… Des corps aussi, par dizaines. » (l. 26-30)

a) Donnez la classe grammaticale et la fonction du mot « tout ». (2 points)

b) Par quoi est-il ensuite développé ? (2 points)

c) Quelle est l’impression produite ? (2 points)

4. « La tempête s’est alliée aux grandes marées, au vent de mer, pour bousculer les obstacles que la patience humaine avait disposés pour protéger ses refuges. » (l. 24-26)

Réécrivez ce passage en remplaçant respectivement « La tempête » par « Les ouragans », « les obstacles » par « les constructions », « la patience humaine » par « les hommes ». Procédez à toutes les transformations nécessaires. (10 points)

Compréhension et compétences d’interprétation

5. Qu’évoque ce texte à deux reprises ? Détaillez votre réponse. (4 points)

6. Quel point de vue est employé dans ce récit ? Justifiez. Pourquoi l’auteur a-t-il choisi ce point de vue ? (3 points)

7. Quels sont les deux sens avec lesquels le héros-narrateur perçoit les événements dans le premier paragraphe ? Justifiez votre réponse en relevant dans le texte des termes précis. (3 points)

8. « les blessures blafardes des troncs brisés » (l. 19), « les ormes meurtris » (l. 20-21), « le déferlement rageur de Xynthia » (l. 21-22), « La tempête s’est alliée aux grandes marées » (l. 24-25) :

a) Comment appelle-t-on la figure de style employée ? (2 points)

b) Quel effet permet-elle dans ce texte ? (2 points)

9. Expliquez la comparaison finale du manoir avec une « île ». (2 points)

10. Selon son étymologie grecque, « catastrophe » signifie « boule­versement ». En quoi les événements vécus par le héros-narrateur constituent-ils un bouleversement pour lui ? (2 points)

11. Que montre le dessin ? Répondez en détail et mettez en relation les éléments décrits. (4 points)

12. Quel rapport établissez-vous avec le texte ? Quel ton l’artiste emploie-t-il dans son dessin et quel est son but ? Justifiez. (4 points)

dictée 10 points • 20 min

Les chiffres simples (en un mot) doivent être écrits en toutes lettres.

Les mots suivants sont écrits au tableau : « Alan », « îles Sous-le-Vent », « Huahine », « Tahiti », « Météo France », « Polynésie », « El Niño ».

Article publié dans La Dépêche du Midi

27 avril 1998

La dépression Alan qui a frappé au cours du week-end les îles Sous-le-Vent, a fait au moins huit morts, un disparu, une vingtaine de blessés et a causé d’importants dégâts.

L’île de Huahine a été balayée dans la nuit de samedi à dimanche par des vents forts et des pluies abondantes provoqués par la dépression Alan. Hier matin, la dépression a repris sa progression est-sud-est et se trouvait à une centaine de kilomètres au nord de l’île de Tahiti. Météo France prévoit pour la journée de fortes pluies et des vents violents ; les mêmes consignes de sécurité que pour la population des îles Sous-le-Vent ont été données aux habitants de Tahiti.

La Polynésie aura payé un très lourd tribut au phénomène El Niño et à la saison cyclonique qu’il a provoquée : depuis le mois de novembre 97, cinq dépressions ou tempêtes tropicales ont entraîné la mort de 26 ­personnes dont de nombreux enfants, totalement ravagé deux îles, et causé des millions de dégâts.

rédaction 40 points • 1 h 30

Vous traiterez au choix l’un des sujets suivants. Votre texte comportera au moins deux pages.

Sujet d’imagination

Imaginez que vous vous retrouviez au sein d’une catastrophe naturelle ; racontez comment elle se déroule, du début jusqu’à la fin. Vous décrirez ses conséquences et vos réactions face à cet événement exceptionnel.

Sujet de réflexion

Vous êtes un scientifique de renommée mondiale et on fait appel à vous lors d’une réunion à l’ONU pour présenter un projet de sauvegarde de la planète. Dans un premier temps, vous soulignerez les problèmes actuels afin de sensibiliser votre auditoire au réchauffement climatique et ses conséquences ; dans un second temps, vous chercherez à convaincre les responsables gouvernementaux d’entreprendre des actions précises qui permettront, selon vous, de répondre aux problèmes exposés auparavant. Vous rédigerez ce discours dans un développement argumenté et organisé.

Les clés du sujet

Les documents

Le texte littéraire (document A)

Didier Daeninckx est un auteur de romans noirs, de littérature pour la ­jeunesse et de nouvelles qui décrivent le quotidien sous un jour tantôt tragique, tantôt ironique. Le texte est un extrait de « Cimetière d’Afrique » qui se trouve dans le recueil L’Espoir en contrebande, prix Goncourt de la nouvelle en 2012. Les deux tempêtes évoquées ont dévasté une partie de la France en 1999 et 2009.

L’image (document B)

Il s’agit d’un dessin de presse satirique du dessinateur Lasserpe. Il est paru sur le site Internet du journal Sud-Ouest en 2009, après le passage de la tempête dévastatrice Xynthia et du raz de marée qui a submergé principalement les côtes vendéennes.

Rédaction (sujet d’imagination)

Recherche d’idées

Commence par choisir le type de catastrophe naturelle que tu vas affronter : séisme, éruption volcanique, tsunami, ouragan, crue… Essaie de te remémorer les reportages ou les articles que tu as pu voir ou lire sur ces sujets.

Choisis le lieu de la catastrophe : en France ou dans un autre pays ? Sois crédible : par exemple, il ne peut pas y avoir d’éruption volcanique à Paris, mais une crue catastrophique de la Seine est envisageable.

Conseils de rédaction

En introduction, précise les circonstances de l’événement : où te trouves-tu ? avec qui ? pourquoi ? Tu peux ensuite organiser ton récit en deux parties :

1. Les signes avant-coureurs de la catastrophe, puis son déchaînement.

2. Tes réactions successives : impressions, sentiments, actions…

Pour conclure, décris les lieux après le passage de la catastrophe. Exprime tes sentiments : cet événement a-t-il changé ta manière de voir la vie, le monde qui t’entoure ?

Rédaction (sujet de réflexion)

Recherche d’idées

Interroge-toi sur les conséquences du réchauffement climatique : fonte des glaces, montée du niveau de la mer, disparition d’espèces animales… Appuie-toi sur ce que tu as pu étudier en cours, voir dans des reportages ou lire dans les journaux.

Livre-toi aussi à une réflexion personnelle sur ce que les gouvernements et tout un chacun pourraient faire pour lutter contre la pollution, principale cause du réchauffement du climat de notre planète.

Conseils de rédaction

Commence par une formule d’introduction et n’oublie pas de te présenter (tu es un grand scientifique mondialement reconnu !). Respecte le plan qui t’est proposé dans le sujet lui-même : présente d’abord les conséquences du réchauffement climatique, puis les actions à mettre en œuvre pour protéger la planète. N’oublie pas de conclure.

Corrigé

Corrigé

travail sur le texte littéraire et sur l’image

Grammaire et compétences linguistiques

1. Les mots « impalpable » et « imparable » sont formés selon le même modèle : le préfixe im- qui indique le contraire et le suffixe -able qui permet de former des adjectifs encadrent le radical (palp et par). Ces deux adjectifs annoncent la catastrophe à venir comme quelque chose d’imprévisible et d’inéluctable auquel il est impossible de résister.

2. « Un cimetière, sous la lune » : il s’agit d’une phrase nominale (ou non verbale). Le terme « cimetière » annonce un événement tragique du deuxième paragraphe : ce ne sont pas seulement des éléments matériels qui sont emportés par les flots, mais des « corps aussi, par dizaines ». La tempête Xynthia a été meurtrière, elle a tué des hommes.

3. a) « Tout » est un pronom indéfini. Il est complément d’objet direct du verbe « emporter ».

b) Il est suivi d’une énumération de cinq noms ou groupes nominaux COD : « barques, baraques sur pilotis, matériel ostréicole, pierraille arrachée aux digues… Des corps aussi, par dizaines. »

c) Cela donne l’impression d’un flux irrépressible d’éléments hétérogènes emportés par la puissance des flots. Il s’agit d’une gradation : l’énumération se termine par la vision tragique de corps sans vie charriés par la crue.

remarque

Le participe passé disposées est employé avec l’auxiliaire avoir et s’accorde avec le COD placé devant que, mis pour les constructions.

4. Les modifications sont en couleur.

« Les ouragans se sont alliés aux grandes marées, au vent de mer, pour bousculer les constructions que les hommes avaient disposées pour protéger leurs refuges. »

Compréhension et compétences d’interprétation

5. Le texte évoque deux catastrophes naturelles subies par le narrateur dans son manoir : les tempêtes Martin (1999) et Xynthia (2009).

info +

Il existe trois points de vue : interne, externe et omniscient.

6. Le point de vue employé par l’auteur est le point de vue interne. C’est un récit à la 1re personne du singulier (« Je »). Il s’agit d’un témoignage vécu.

7. Tout d’abord, le narrateur perçoit les événements au moyen de l’ouïe, puisqu’il est couché. Ce sont les bruits qui l’alertent : « les premières bourrasques avaient fait grincer la charpente », « je m’étais laissé un moment ­bercer par ce qui, dans mes songes, s’apparentait au travail du bois d’un navire chahuté par les flots. Un craquement de naufrage m’avait jeté hors du lit. »

Ensuite, c’est la vue qui prend le relais : « Je m’étais précipité vers la fenêtre pour voir le faîte d’un orme tomber au milieu du mail. »

8. a) La figure de style employée est la personnification.

info +

La personnification est une figure de style qui consiste à attribuer des propriétés humaines à une chose inanimée ou abstraite.

b) Les personnifications apportent une plus grande dramatisation des faits. La tempête prend vie : elle est évoquée comme une armée en furie, s’alliant à d’autres ennemis pour venir tout dévaster avant de se calmer. Les arbres sont décrits comme des victimes, des soldats « blessés », « meurtris » après le passage de l’armée ennemie.

9. Le manoir est comparé à une île, car il est entouré d’eau : toutes les terres environnantes ont été submergées par les flots.

10. Les événements vécus par le narrateur ont été particulièrement traumatisants, comme pourrait l’être une guerre. Il a vécu deux cataclysmes. La violence des vents et des flots a dévasté son univers et laissé des images indélébiles d’arbres brisés, mais aussi et surtout de corps humains sans vie.

11. Le dessin de presse de Lasserpe montre un homme réfugié sur le toit de sa maison et son chat juché sur la cime d’un arbre. Tout autour, le paysage a disparu sous les eaux. Au-dessus de l’image, une légende évoque le coût financier de la tempête Xynthia. Le personnage, sonné et anéanti par l’expérience traumatisante qu’il est en train de vivre, s’adresse au lecteur et à l’État pour leur demander une aide financière.

12. Le dessin correspond parfaitement à la situation du narrateur prisonnier de son manoir transformé en île, isolé par les flots. Le dessinateur de presse, Lasserpe, utilise l’humour et joue avec les mots pour dénoncer l’urgence de la situation : le mot « liquide » employé ici pour parler de l’argent, des espèces – billets de banque et pièces de monnaie – résonne ironiquement et prend un double sens, par association d’idées avec la crue meurtrière.

dictée

POINT MÉTHODE

1 Attention à l’accord du participe passé employé avec avoir : il s’accorde avec le COD uniquement s’il est placé avant. Dans la dictée, tous les COD sauf un sont placés après, le participe passé ne s’accorde donc pas (frappé, causé…). Seule exception, le participe passé provoquée ­s’accorde avec le COD placé avant qu’ mis pour la saison cyclonique.

2 Le participe passé employé avec être s’accorde avec le sujet. Ainsi balayée s’accorde avec le sujet L’île de Huahine et données avec les mêmes consignes de sécurité.

La dépression Alan qui a frappé au cours du week-end les îles Sous-le-Vent, a fait au moins huit morts, un disparu, une vingtaine de blessés et a causé d’importants dégâts.

L’île de Huahine a été balayée dans la nuit de samedi à dimanche par des vents forts et des pluies abondantes provoqués par la dépression Alan. Hier matin, la dépression a repris sa progression est-sud-est et se trouvait à une centaine de kilomètres au nord de l’île de Tahiti. Météo France prévoit pour la journée de fortes pluies et des vents violents ; les mêmes consignes de sécurité que pour la population des îles Sous-le-Vent ont été données aux habitants de Tahiti.

La Polynésie aura payé un très lourd tribut au phénomène El Niño et à la saison cyclonique qu’il a provoquée : depuis le mois de novembre 97, cinq dépressions ou tempêtes tropicales ont entraîné la mort de 26 personnes dont de nombreux enfants, totalement ravagé deux îles, et causé des millions de dégâts.

rédaction

Voici un exemple de rédaction sur chacun des deux sujets.

Attention les indications entre crochets ne doivent pas figurer sur ta copie.

Sujet d’imagination

[Introduction] J’étais en vacances avec deux amis en Indonésie. Nous étions dans notre chambre d’hôtel, au cinquième et dernier étage, et nous nous apprêtions à nous rendre à la piscine.

conseil

Tu peux imaginer, à la manière de Didier Daeninckx, des comparaisons, métaphores ou personnifications pour donner plus de force à ton texte.

[Récit de la catastrophe naturelle] Soudain, un étrange silence s’est fait : nous nous sommes approchés de la fenêtre et avons d’abord remarqué que les vacanciers présents sur la plage regardaient fixement un point à l’horizon, comme stupéfaits, paralysés par la surprise. C’est alors que nous l’avons vue : une vague gigantesque déferlait vers nous à la vitesse d’un cheval au galop. C’était un spectacle à la fois stupéfiant et terrifiant. On aurait dit une armée de cavaliers fonçant pour nous anéantir, envahisseurs venus d’ailleurs pour tout ravager sur leur passage.

Déjà les fragiles embarcations de pêcheurs étaient avalées par la vague géante qui se ruait vers nous. Le bruit était devenu assourdissant et couvrait le cri des baigneurs qui avaient commencé à fuir en désordre vers l’hôtel à la recherche d’un refuge. La vague a envahi la plage désertée et a submergé les constructions les plus basses. Les vacanciers, paniqués, cherchaient à s’agripper à tout ce qu’ils pouvaient pour éviter d’être emportés par les eaux : arbres, balcons…

[Conséquences et réactions] De notre étage élevé, nous avons vu la mer envahir l’hôtel. Nous étions tétanisés par l’horreur de la situation. De crainte de voir les eaux monter encore, nous avons grimpé sur le toit. De là, nous dominions un paysage méconnaissable, dévasté : ce qui avait été un lieu paradisiaque n’était plus qu’une immense étendue liquide. Ci et là, quelques rescapés surnageaient accrochés à des branches d’arbres ou à des objets divers, attendant les secours qui n’allaient pas tarder à s’organiser, du moins l’espérions-nous.

[Conclusion] Ce n’est qu’après que nous avons mis le mot « tsunami » sur la catastrophe. Nous avons terminé notre séjour en participant à l’aide humanitaire mise en place. Cette expérience traumatisante nous a profondément et durablement changés.

Sujet de réflexion

Mesdames et Messieurs,

[Introduction] Je suis extrêmement flatté(e) d’avoir été convié(e) en tant que scientifique, à l’ONU, pour vous parler d’un combat qui nous concerne tous : sauver la planète des terribles périls que lui fait courir le réchauffement ­climatique.

conseil

Marque bien tes différentes parties au moyen de connecteurs argumentatifs : dans un premier temps, dans un second temps, tout d’abord, ensuite

[Les conséquences du réchauffement climatique] J’aimerais en premier lieu vous rappeler quelques-unes des conséquences dramatiques du réchauffement climatique pour notre planète. Tout d’abord, celui-ci entraîne la fonte des glaces et provoque par là même une hausse du niveau de la mer. Certains territoires pourraient être submergés par les eaux, et des îles entières disparaître. Ensuite, le réchauffement des mers génère une multiplication de phénomènes climatiques extrêmes, voire dévastateurs : tempêtes tropicales, ouragans qui se succèdent et donnent lieu à bien des tragédies humaines. Et, pour ne citer qu’un dernier exemple des nombreux dangers qui nous guettent, évoquons enfin l’érosion de la ­biodiversité qui provoquerait l’extinction d’espèces animales.

[Les mesures à prendre] En second lieu, je voudrais vous convaincre, vous tous qui avez le pouvoir d’agir, ministres et responsables gouvernementaux, d’œuvrer ensemble et d’unir vos forces pour remédier à ce qui menace de plus en plus notre belle planète. Quels moyens mettre en œuvre ? Il nous faut de toute urgence renoncer à toutes les énergies polluantes pour nous tourner vers les énergies renouvelables, celles du futur que sont le solaire et l’éolien. Développons des moyens de transport propres et écologiques. Changeons nos habitudes de consommation : choisissons plutôt des produits de proximité, qui ne sont pas acheminés par avion depuis des pays lointains. Cela limitera d’autant la pollution atmosphérique.

[Conclusion] Il est urgent d’agir ! Nous sommes en train de dépasser le seuil de l’irréversible et bientôt, il sera trop tard. Nous risquons de laisser aux générations futures une planète dévastée. C’est pourquoi nous devons tout mettre en œuvre dès maintenant pour sauvegarder notre terre et protéger les espèces qui la peuplent.