Différentes classifications possibles chez les primates

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Annales corrigées
Classe(s) : Tle S | Thème(s) : Génétique et évolution
Type : Pratique du raisonnement scientifique 2 | Année : 2014 | Académie : Amérique du Sud
Corpus Corpus 1
Différentes classifications possibles chez les primates

Génétique et évolution

svtT_1411_03_04C

Ens. spécifique

16

Amérique du Sud • Novembre 2014

pratique du raisonnement scientifique

Exercice 2 • 5 points

La place de l’homme et des chimpanzés n’a cessé d’interroger les scientifiques dès les premières classifications.

Le premier à classer l’homme parmi les primates, juste à côté des singes, est le suédois Carl Von Linné, en 1758, qui va attribuer le nom savant d’Homo sapiens à l’homme et d’Homo troglodytes (homme des cavernes) au chimpanzé.

Cependant, en 1767, c’est au Français Buffon que revient l’idée de placer l’homme à part, dans son dernier volume consacré aux singes. Il faudra deux siècles pour que le singe soit à nouveau classé parmi les primates avec l’homme.

Des travaux réalisés par M. Goodman et publiés en 2003 ont été consacrés à l’étude de séquences de différentes molécules chez l’homme et le chimpanzé. Ils ont permis à M. Goodman et ses collaborateurs d’envisager de réunir l’homme et le chimpanzé en un seul genre : Homo.

> À partir des documents ci-après et de l’utilisation de vos connaissances, discutez de la proposition de M. Goodman et ses collaborateurs.

 DOCUMENT 1 COX2 et arbre phylogénétique des primates

La COX2 (cytochrome oxydase) est une enzyme indispensable à la respiration cellulaire chez les êtres vivants. La comparaison des séquences protéiques de la COX2 pour différents primates a permis de construire l’arbre phylogénétique ci-dessous.


 

D’après le logiciel Phylogène

 DOCUMENT 2 Opsine bleue et phylogénie des primates

Tous les primates possèdent le gène codant l’opsine bleue, pigment rétinien des cellules à cônes de l’œil. Le tableau ci-dessous présente les différences dans les séquences protéiques de l’opsine bleue pour quelques primates.


 

D’après le logiciel Phylogène

 DOCUMENT 3 Gène COI et phylogénie des primates

Le gène COI code pour la première sous-unité de la cytochrome oxydase. Le tableau ci-dessous présente les différences dans les séquences de nucléotides du gène COI pour quelques primates.


 

D’après le logiciel Phylogène

 DOCUMENT 4 Données morphologiques et anatomiques

a. Comparaison de l’organisation du pied chez Homo habilis et chez un chimpanzé

Le fossile OH 8 d’Olduvai découvert en Tanzanie (à gauche) a permis de reconstituer l’anatomie du pied d’Homo habilis (– 2,6 / - 1,6 Ma). Le gros orteil (hallux) est court et accolé aux autres orteils comme chez toutes les espèces du genre Homo.


 

 

D’après Aux origines de l’humanité, Yves Coppens et Pascal Picq, éditions Fayard, 2001

b. Comparaison de la position du trou occipital chez Homo habilis (fossile ER 1813 découvert au Kenya) et chez un chimpanzé


 

 

D’après Aux origines de l’humanité, Yves Coppens et Pascal Picq, éditions Fayard, 2001

Les clés du sujet

Comprendre le sujet

  • Il s’agit de bien reconnaître, après avoir lu l’ensemble du sujet :
  • les documents qui poussent à ranger chimpanzé et homme dans un même genre, le genre Homo (documents 1 et 2) 
  • le document qui, tout en ne réfutant pas cette idée, introduit une restriction (document 3) 
  • les documents qui remettent nettement en cause l’idée de rattacher le chimpanzé au genre Homo (documents 4a et 4b).
  • Cette réflexion préalable permet de regrouper les documents en sachant sur quoi débouchera leur analyse.
  • L’homme et le chimpanzé considérés dans le texte de présentation sont les espèces actuelles (Homo sapiens et Pan troglodytes).

Mobiliser ses connaissances

Le genre Homo regroupe l’homme actuel et quelques fossiles qui se caractérisent notamment par une face réduite, un dimorphisme sexuel peu marqué sur le squelette, un style de bipédie avec trou occipital avancé et une aptitude à la course à pied.