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Évolutions différentes des espaces de faible densité

Amérique du Sud • Novembre 2018

Évolutions différentes des espaces de faible densité

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45 min

20 points

Intérêt du sujet • Les territoires de faible densité se sont vidés de leurs habitants, témoins d'un exode rural datant de deux siècles. Mais la tendance s'est récemment inversée.

 

document 1Le retour au village ?

Une école qui ferme, des commerces ou un bureau de poste qui baissent le rideau et c'est tout un village qui perd son âme. Et, bien souvent, par la suite, une partie de ses habitants. Ce scénario noir, le monde rural – qui représente 18 500 communes, soit 59 % du terroir métropolitain – l'a connu pendant des années, traversant une longue période de déclin, de 1975 à 1990, puis de stagnation démographique. Mais, depuis 2006, la tendance s'est inversée […]. Les citadins sont de plus en plus nombreux à venir s'installer à la campagne. 450 000 personnes ont ainsi quitté une agglomération de plus de 100 000 habitants entre 2006 et 2011. Sur cette période, 36 000 Parisiens, plus de 4 000 Lyonnais et plus de 2 000 Marseillais, Lillois ou Bordelais ont quitté leur ville chaque année pour des contrées plus vertes.

Envie de changer de vie, besoin de nature ou, bien souvent aussi, la nécessité de fuir les prix prohibitifs1 de l'immobilier dans les grandes villes, les motivations de ce « retour au village » sont nombreuses.

Site du journal Le Parisien, 4 août 2015.

1. Prix prohibitifs : prix considérés comme trop élevés.

document 2L'évolution démographique de quelques communes rurales françaises

Tableau de 6 lignes, 7 colonnes ;Tetière de 3 lignes ;Ligne 1 : Communes;Éloignement des services;Population;Ligne 2 : Type de population;Densité de population;Nombre d'habitants;Ligne 3 : En 1968;En 1999;En 2014;Corps du tableau de 3 lignes ;Ligne 1 : Grandrieu(Lozère); important; âgée; très faible; 1 044; 773; 750; Ligne 2 : Planches(Orne); important; âgée; très faible; 307; 201; 200; Ligne 3 : Thervay(Jura); services proches; jeune; faible; 364; 361; 381;

D'après Observatoire-des-territoires.gouv.fr.

document 1

1. Quel lien est établi entre l'évolution des services et l'évolution du nombre d'habitants dans les campagnes ? (4 points)

2. Indiquez les trois raisons qui, dans le texte, expliquent l'installation de citadins à la campagne. (6 points)

document 2

3. Tous les espaces de faible densité connaissent-ils la même évolution démographique ?

Justifiez votre réponse. (6 points)

documents 1 et 2

4. Expliquez en quelques lignes pourquoi les espaces de faible densité connaissent des évolutions démographiques différentes. (4 points)

 

Les clés du sujet

Comprendre les documents

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Répondre aux questions

1. Cherche un connecteur de conséquence : donc, ainsi, par la suite…

2. Repère le mot clé : raisons, causes, motivations, facteurs…

3. Pour chaque exemple, tu peux tracer une courbe sommaire au brouillon, pour comparer plus facilement les évolutions.

4. Tous les espaces de faible densité n'évoluent pas de façon similaire. Explique pourquoi en développant deux types d'espaces.

1. Le document 1 établit un lien direct entre l'évolution des services et celle de la population résidente. Lorsque les services de base disparaissent, la population diminue. Ce « village qui perd son âme », c'est la sociabilité villageoise qui perd ses lieux de prédilection, mais aussi, l'obligation d'aller plus loin chercher les services nécessaires.

2. Depuis 2006, toutefois, « la tendance s'est inversée » en raison de :

l'envie de changer de vie : les villes obligent à une vie stressante (« métro, boulot, dodo »), dont les populations souhaitent se détourner ;

le besoin de nature : la campagne offre aux citadins ce qu'ils recherchent ;

la nécessité de fuir les prix prohibitifs de l'immobilier qui chassent les catégories populaires et moyennes vers la périphérie ou le rural.

Les facteurs attractifs (nature) se combinent donc aux facteurs répulsifs (fuite des villes) pour inverser la tendance au dépeuplement rural.

3. Tous les espaces de faible densité ne connaissent pas la même évolution démographique. Grandrieu en Lozère et Planches dans l'Orne ont perdu entre le quart et le tiers de leurs habitants, entre 1968 et 2014. Leurs populations sont à présent âgées, ce qui témoigne du départ des jeunes et de la faible natalité. L'éloignement des services en est la cause principale.

Dans le village de Thervay, la population est pratiquement stable entre 1968 et 1999, mais surtout connaît un regain de 1999 à 2014 (361 → 381, + 5,5 %). La population est restée plus jeune, en raison de la proximité des services.

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Ne te contente pas de citer les chiffres : donne-leur du sens

en calculant des proportions ou des pourcentages.

4. Ainsi, tous les espaces de faible densité n'évoluent pas de façon identique. Certes, ils partagent tous des caractéristiques attractives, liées à leur caractère rural, à la faible densité, à la nature, perçue comme positive. Ils bénéficient également des facteurs répulsifs des grandes villes, que ce soit la cherté de l'immobilier ou le stress de la vie urbaine.

Mais le rural profond, éloigné des villes, ne connaît qu'une stabilisation de sa population. L'éloignement des services ne permet pas de renouveau démographique. Le rural proche des villes, à l'inverse, bénéficie d'un desserrement urbain, d'autant plus si les villages sont proches d'axes de communication permettant des migrations pendulaires et l'accès relativement aisé aux services : c'est le cas de Thervay.

info +

Thervay est à moins de 30 km de Besançon.

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