Amérique du Nord, mai 2025 • Jour 1
Sprint final
62
Exercice 3
Intérêt du sujet • Dans cet exercice de géométrie dans l’espace, on se place dans un repère orthonormé. On étudie la position relative d’une droite (donnée par une représentation paramétrique) et de l’un des axes du repère, l’orthogonalité d’une droite et d’un plan, la mesure d’un angle et une distance.
Pour chacune des affirmations suivantes, indiquer si elle est vraie ou fausse. Chaque réponse doit être justifiée. Une réponse non justifiée ne rapporte aucun point.
L’espace est rapporté à un repère orthonormé (O ; , , ).
On considère la droite (d) dont une représentation paramétrique est :
, où t ∈ ℝ.
On considère également les points suivants :
A(3 ; −3 ; −2) ;
B(5 ; −4 ; −1) ;
C le point de la droite (d) d’abscisse 2 ;
H le projeté orthogonal du point B sur le plan d’équation x + 3z - 7 = 0.
▶ Affirmation 1
La droite (d) et l’axe des ordonnées sont deux droites non coplanaires.
▶ Affirmation 2
Le plan passant par A et orthogonal à la droite (d) a pour équation cartésienne x + 3z + 3 = 0.
▶ Affirmation 3
Une mesure, exprimée en radians, de l’angle géométrique est .
La distance BH est égale à .
Les clés du sujet
▶ Affirmation 1. Examinez le parallélisme des deux droites à l’aide de vecteurs directeurs, puis cherchez un éventuel point commun.
▶ Affirmation 2. Tout vecteur directeur de la droite (d) est un vecteur normal au plan considéré.
▶ Affirmation 3. Calculez les coordonnées du point C puis le produit scalaire .
▶ Affirmation 1. Étudier la position relative de deux droites de l’espace
à noter
L’axe des ordonnées est l’ensemble des points dont l’abscisse x et la cote z sont nulles.
L’affirmation 1 est vraie.
D’après la représentation paramétrique donnée, la droite (d) a pour vecteur directeur ; l’axe des ordonnées a pour vecteur directeur .
et ne sont pas colinéaires (leurs coordonnées ne sont pas proportionnelles), donc (d) et l’axe des ordonnées ne sont pas parallèles.
On cherche un éventuel point commun à ces deux droites.
L’axe des ordonnées est l’ensemble des points M(0 ; y ; 0) avec y réel.
M ∈(d) si, et seulement si, il existe un réel t tel que .
Il n’y a aucune solution car la première équation a pour solution et la dernière a pour solution (ces équations sont incompatibles).
Ces deux droites n’étant ni parallèles ni sécantes, elles sont non coplanaires.
▶ Affirmation 2. Déterminer une équation cartésienne de plan
► Le conseil de méthode
Dans l’espace muni d’un repère orthonormé, si un plan a pour équation cartésienne ax + by + cz + d = 0, alors le vecteur est un vecteur normal à ce plan, et réciproquement.
L’affirmation 2 est vraie.
Soit Π le plan passant par A et orthogonal à la droite (d).
(d) a pour vecteur directeur ; ce vecteur est un vecteur normal à Π.
Π a donc une équation cartésienne de la forme - 2x - 6z + d = 0.
On cherche le réel d tel que les coordonnées de A vérifient cette équation :
, donc d = - 6.
Π a donc pour équation cartésienne -2x - 6z - 6 = 0, qui équivaut, en simplifiant par -2, à x + 3z + 3 = 0.
▶ Affirmation 3. Déterminer une mesure d’un angle géométrique
L’affirmation 3 est fausse.
C est le point de (d) d’abscisse 2, donc les coordonnées (x ; y ; z) de C sont de la forme avec t ∈ ℝ et x = 2.
On a 3 - 2t = 2, donc et C a pour coordonnées (2 ; - 1 ; - 1).
D’où les coordonnées des vecteurs et .
On calcule leur produit scalaire : .
à noter
Après calcul, et , donc une mesure (en radians) de l’angle géométrique est .
Or et , donc , donc car .
▶ Affirmation 4. Calculer la distance de deux points
à noter
Si deux vecteurs (du plan ou de l’espace) et sont colinéaires, alors :
L’affirmation 4 est vraie.
Le vecteur est un vecteur normal au plan .
On montre un résultat préliminaire :
Si M est un point quelconque du plan , alors .
En effet, .
Or car les vecteurs sont orthogonaux.
D’où .
Les vecteurs et sont colinéaires, donc
On en déduit , soit .
On peut prendre M(7 ; 0 ; 0).
Alors a pour coordonnées et .
D’autre part, .
à noter
On peut aussi calculer les coordonnées de H. On trouve . La distance BH est également la distance du point B au plan .
On en déduit , soit , c’est-à-dire .