Hypoglycémie, glucagon 
et diabète de type 1

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Annales corrigées
Classe(s) : Tle S | Thème(s) : Glycémie et diabète
Type : Pratique du raisonnement scientifique 2 | Année : 2012 | Académie : Inédit
Unit 1 - | Corpus Sujets - 1 Sujet
 
Hypoglycémie, glucagon
et diabète de type 1

Glycémie et diabète

Corrigé

44

Spécialité

svtT_1200_00_34C

Sujet inédit

pratique du raisonnement scientifique

Exercice 2 • 5 points

Les personnes atteintes d’un diabète de type 1 se font des injections d’insuline afin de régulariser leur glycémie et de rétablir un métabolisme normal de glucose. Parfois, si elles sont mal dosées, les injections d’insuline peuvent entraîner une hypoglycémie plus ou moins dangereuse pour le cerveau.

Document

Variations de la glycémie et de la glucagonémie chez des sujets diabétiques et non diabétiques

Chez des personnes non diabétiques et chez des diabétiques de type 1 volontaires, on a injecté de l’insuline, puis suivi les variations de la glycémie et de la glucagonémie durant 120 minutes.


> À partir des informations extraites du document, indiquer si le fonctionnement des cellules α des îlots de Langerhans est normal chez les diabétiques de type 1.

Comprendre le sujet

  • Il s’agit d’établir que chez les individus atteints de diabète de type 1, si les cellules sécrétrices d’insuline sont non fonctionnelles dans le diabète I, les cellules sécrétrices de glucagon ont également un fonctionnement anormal. Il faut absolument se laisser guider par l’analyse des documents.
  • Relever la contradiction entre l’hyperglycémie à jeun chez les diabétiques et la concentration en glucagon, hormone pourtant hyperglycémiante, identique chez eux à celle des individus non diabétiques.
  • Noter les effets identiques sur la glycémie, dans un premier temps, de l’injection d’insuline chez les individus non diabétiques et diabétiques, mais que la sortie de l’hypoglycémie est retardée chez les diabétiques.
  • Conclure en soulignant que, chez les diabétiques de type 1, les cellules sécrétrices de glucagon ont un fonctionnement anormal.

Mobiliser ses connaissances

  • La régulation de la glycémie repose notamment sur les hormones pancréatiques : insuline et glucagon.
  • Le diabète de type 1 résulte de la perturbation de la régulation de la glycémie provoquée par l’arrêt ou l’insuffisance d’une production pancréatique d’insuline.
  • L’absence ou l’insuffisance de l’insuline est due à une destruction auto-immune des cellules β des îlots de Langerhans.
Corrigé
  • À jeun, la glycémie des diabétiques est supérieure à 150 mg/100 mL alors que celle des non diabétiques est voisine de 90 mg/100 mL.
  • Chez les deux groupes, l’injection d’insuline a eu pour effet d’abaisser la glycémie. Cela démontre que les organes des diabétiques répondent de la même façon que ceux des non diabétiques à l’insuline. Il n’y a pas d’insulinorésistance chez ces diabétiques de type 1.
  • On constate que la glycémie atteint une valeur plus basse chez les diabétiques, et surtout que l’augmentation de la glycémie suite à sa baisse est à peine amorcée à 120 minutes chez les diabétiques, alors qu’elle est nette chez les témoins. Cela signifie que le système de régulation des diabétiques contre l’hypoglycémie présente des anomalies par rapport aux témoins.
  • On constate que, malgré la glycémie élevée des diabétiques à jeun, leur glucagonémie est la même que chez les témoins. Cela traduit déjà une anomalie dans la sécrétion du glucagon en fonction de la glycémie. Surtout, alors que la glucagonémie des témoins augmente beaucoup suite à l’hypoglycémie, celle des diabétiques a plutôt tendance à baisser. Cela signifie que les cellules α sécrétrices de glucagon, normalement stimulées par les faibles valeurs de l’hypoglycémie, ne le sont pas chez les diabétiques de type 1.
  • Chez les diabétiques de type 1, il y a non seulement arrêt de la sécrétion d’insuline par destruction des cellules β, mais aussi des anomalies dans le comportement des cellules α vis-à-vis de la glycémie.
  • L’absence de réponse des cellules α à la baisse de la glycémie chez les diabétiques explique les dangers de l’hypoglycémie chez eux, car le glucagon est une hormone hyperglycémiante.