Immunité et sclérose en plaques

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Annales corrigées
Classe(s) : Tle S | Thème(s) : Quelques aspects de la réaction immunitaire
Type : Pratique du raisonnement scientifique 2 | Année : 2017 | Académie : France métropolitaine


France métropolitaine • Septembre 2017

pratique du raisonnement scientifique

Exercice 2 • 5 points

Immunité et sclérose en plaques

La sclérose en plaques est une maladie neurodégénérative qui se traduit par la disparition de cellules cérébrales.

En utilisant les informations issues des documents et vos connaissances, montrez que la sclérose en plaques étudiée ici implique le système immunitaire.

document
de référence
Les cellules gliales et leur rôle

svtT_1709_07_02C_01

Les cellules gliales du cerveau, ou astrocytes, possèdent des fonctions diversifiées et fondamentales. Un même neurone est en contact avec plusieurs cellules gliales qui lui apportent des nutriments et du dioxygène sur l’ensemble de sa surface : dendrites, corps cellulaire, axone.

Sans l’intervention des cellules gliales, les neurones se trouvent en état de dégénérescence.

Les cellules gliales cérébrales expriment à leur surface certaines protéines spécifiques, telles que la protéine KIR4.1 qui participe au contrôle de l’équilibre ionique de l’environnement neuronal.

document 1 Interaction immunoglobuline–tissu cérébral

Des anticorps sont purifiés à partir de sérum de différentes personnes. Ces immunoglobulines sont placées en contact avec des coupes de cerveau et un marquage spécifique permet de voir si elles se sont fixées sur la coupe ou pas.

Origine du sérum

Personnes atteintes de sclérose en plaques

Personnes atteintes d’autres maladies neurologiques*

Personnes ne présentant pas de maladie neuronale

Nombre d’échantillons interagissant avec des cellules gliales (en %)

58

0

0

D’après Rajneesh Srivastava et al., The New England Journal of Medicine, 2012

* Les échantillons issus de personnes atteintes d’autres maladies neurologiques servent ici de témoin.

document 2 Électrophorèse de sérums des différentes populations

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D’après Rajneesh Srivastava et al., The New England Journal of Medicine, 2012

document 3 Test ELISA réalisé sur les sérums étudiés

Un test ELISA permet de faire une évaluation quantitative de la présence d’un anticorps par évaluation de la densité optique de la coloration obtenue. Un test ELISA pour la protéine KIR4.1 est réalisé sur les sérums de personnes sans maladie neurologique, de personnes atteintes d’autres maladies neurologiques et de personnes atteintes de sclérose en plaques ; les résultats sont évalués par établissement de la densité optique.

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Chaque figuré représente le résultat obtenu pour le sérum d’une personne.

D’après Rajneesh Srivastava et al., The New England Journal of Medicine, 2012

Les clés du sujet

Comprendre le sujet

Pour démontrer que la sclérose en plaques envisagée implique le système immunitaire, il faut mettre en évidence la présence, chez les personnes malades, d’effecteurs de la réponse immunitaire adaptative, c’est-à-dire des lymphocytes cytotoxiques ou des anticorps. Dans le cas étudié, il s’agit d’anticorps et donc d’une réaction immunitaire humorale.

Il s’agit ensuite, grâce au document 3, de préciser quel antigène a déclenché la réaction immunitaire et de conclure que c’est une réaction auto-immune contre un constituant membranaire des cellules gliales.

Il faut, en conclusion, utiliser les informations du document de référence sur les rôles des cellules gliales pour expliquer pourquoi la réaction auto-immune provoque une maladie neurodégénérative.

Mobiliser ses connaissances

Les anticorps, molécules effectrices de l’immunité adaptative humorale, se lient par leurs sites de reconnaissance aux motifs antigéniques qui ont déclenché leur formation.

Le système immunitaire ne se déclenche normalement pas contre des molécules de l’organisme. Il y a en principe répression ou élimination des cellules auto-réactives.