Inégalités de patrimoine. Conflits sociaux et cohésion sociale

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Annales corrigées
Classe(s) : Tle ES | Thème(s) : Classes, stratification et mobilité sociales - Intégration, conflit, changement social
Type : Sujet complet | Année : 2013 | Académie : France métropolitaine
 
Unit 1 - | Corpus Sujets - 1 Sujet
 
Inégalités de patrimoine. Conflits sociaux et cohésion sociale
 
 

Épreuve composée

Corrigé

2

Sujet complet

sesT_1306_07_02C

 

France métropolitaine • Juin 2013

épreuve composée • 20 points

Mobilisation des connaissances

> 1. Quelles sont les caractéristiques des groupes de statut selon Max Weber ? (3 points)

> 2.Montrez que le PIB ne mesure pas la soutenabilité de la croissance. (3 points)

Étude d’un document

> Vous présenterez le document puis vous caractériserez les inégalités de patrimoine qu’il met en évidence. (4 points)

Document

Patrimoine en % détenu par les x % des ménages les plus riches

 

Masse du patrimoine détenue par :

2010

les 10 % les plus riches

481

les 20 % les plus riches

65

les 30 % les plus riches

77

les 40 % les plus riches

86

les 50 % les plus riches

93

les 60 % les plus riches

98

les 70 % les plus riches

99

les 80 % les plus riches

1002

les 90 % les plus riches

1002

 

Source : d’après INSEE, Enquêtes Patrimoine 2010, 2011.

Note : le patrimoine détenu comprend les biens immobiliers, les actifs financiers ainsi que le patrimoine professionnel pour les actifs indépendants.

1. Lecture : en 2010, les 10 % des ménages aux patrimoines les plus élevés détiennent 48 % de la masse totale du patrimoine.

2. Arrondi.

Champ : France entière 2010.

Raisonnement s’appuyant sur un dossier ­documentaire

> À l’aide de vos connaissances et du dossier documentaire, vous montrerez que les conflits sociaux peuvent être un facteur de cohésion sociale. (10 points)

Document 1

La vague de grèves de mai-juin 1968 constitue ce que le politologue René Mouriaux a appelé « le plus grand mouvement social de l’histoire française au xxe siècle ». […] Par certains traits, elle ressemble aux vagues de grève qui l’ont précédée. […] Là encore, l’État fait se réunir autour d’une table patronat et syndicalisme pour négocier. […]

Les négociations de Grenelle et celles qui les ont suivies dans les branches [professionnelles] et les régions aboutissent à une augmentation de 35 % du salaire minimal et de 10 % des autres salaires, à une diminution du ticket modérateur1 de la Sécurité sociale, à une réduction d’une heure de la durée hebdomadaire du travail, et à la reconnaissance, par la loi, de la section syndicale d’entreprise. […]

L’impact de la vague de grèves de 1968 est beaucoup plus fort sur le long terme. Par les mouvements de femmes et les mouvements écologistes qui en sont issus, elle a transformé les rapports masculin-féminin et ville-environnement. Les changements qu’elle a entraînés dans l’attitude des individus à l’égard des structures existantes, de l’ordre social et culturel n’ont pas peu contribué à la modernisation de la société française et aux bouleversements politiques qui ont caractérisé les décennies 1970 et 1980.

« Le conflit social », Patrick Fridenson, dans Histoire de la France, les conflits, André Burguière, Jacques Revel, (sous la direction de), [1990], 2000.

1. Ticket modérateur : part d’une dépense de santé qui n’est pas prise en charge par la Sécurité sociale et reste donc à la charge de l’assuré social.

Document 2

Nous avons vu qu’un conflit, à l’intérieur d’un groupe, peut contribuer à créer son unité, ou à ramener l’unité et la cohésion lorsque celles-ci ont été menacées par des sentiments hostiles et opposés parmi ses membres. […] Les conflits sociaux internes, qui concernent des valeurs1 et des intérêts qui ne sont pas en contradiction avec les principes fondamentaux sur lesquels sont fondés les rapports [entre individus et groupes sociaux] ont un effet positif sur la structure sociale. De tels conflits rendent possible une rectification des normes2 et des rapports de force à l’intérieur des groupes, conformément aux besoins ressentis par les individus qui en font partie et par les sous-groupes. […]

Le conflit, qui a pour objectif de résoudre la tension entre les antagonismes, a des fonctions stabilisantes sur les relations. En permettant l’expression immédiate et directe des revendications rivales, de [telles sociétés] peuvent améliorer leurs structures en éliminant les sources de mécontentement. Les conflits multiples qu’ils mènent servent à […] établir l’unité. […] Ces systèmes bénéficient d’un important mécanisme de stabilisation.

Les fonctions du conflit social, Lewis A. Coser, 1956.

1. Valeurs : idéaux que se donne une société.

2. Normes : règles.

Document 3

Négociation collective, signature d’accords collectifs et grèves dans les entreprises en 2008 (en %)

 

Taille des entreprises

Négociations engagées

Aboutissement des négociations : entreprises ayant signé un accord parmi celles ayant négocié1

Grèves : entreprises ayant connu un arrêt de travail

Entreprises ayant négocié (rappel 2007)

Salariés concernés

Ensemble

16,8 (14,5)

63,9

79,1

2,4

De 10 à 49 salariés

9,1 (7,2)

11,4

74,5

0,8

50 à 199 salariés

42,9 (58,6)

48,0

78,6

5,4

200 à 499 salariés

76,7 (76,5)

78,3

86,2

16,0

500 salariés et plus

93,6 (92,8)

97,4

89,6

38,8

 

Source : Emplois et salaires, INSEE, Édition 2011.

1. Cet indicateur ne porte que sur les négociations engagées au niveau central de l’entreprise, et non sur les négociations menées au niveau des établissements, d’un groupe ou d’une unité économique et sociale.

Champ : France métropolitaine, entreprises de 10 salariés ou plus du secteur marchand non agricole.

Lecture : 9,1 % des entreprises de 10 à 49 salariés ont engagé au moins une négociation collective durant l’année 2008. 11,4 % des salariés employés dans les entreprises de cette taille étaient donc potentiellement concernés par au moins une négociation. 0,8 % des entreprises de 10 à 49 salariés ont connu un arrêt collectif de travail en 2008. Dans 74,5 % des entreprises de 10 à 49 salariés ou plus ayant ouvert une négociation au niveau central, au moins un accord a été signé.

Mobilisation des connaissances

Définir les mots clés

>1. Dans Économie et société (1922, publié en français en 1971), Max Weber distingue trois types de différenciations sociales : les partis, fondés sur le pouvoir politique, les classes rassemblant des individus occupant la même « situation de classe », et les groupes de statut qui se définissent par rapport au prestige.

>2. Le PIB (produit intérieur brut) à prix constant mesure la richesse réellement créée par une économie sur une période donnée ; sa variation annuelle indique la croissance économique. La soutenabilité de la croissance renvoie à l’idée d’une croissance compatible avec le bien-être des populations qui s’appuie sur les capitaux physique, naturel, humain, social et institutionnel.

Structurer sa réponse

> 1. Après avoir défini les groupes de statut tels que définis par Max Weber, il faut exposer leurs caractéristiques.

> 2. Présentez d’abord l’indicateur PIB, puis montrez qu’il n’est pas pertinent pour prendre en compte l’impact de la croissance sur l’environnement.

Étude d’un document

Définir les mots clés

  • Les inégalités désignent des différences d’accès à des ressources rares ou socialement valorisées, découlant d’une hiérarchie sociale.
  • Le patrimoine correspond à la richesse des agents économiques. Il est constitué d’actifs matériels (immobilier, biens meubles) ou financiers (liquidités, titres de placement).

Comprendre le document

  • Le document décrit la répartition du patrimoine parmi les ménages français en 2010. Le tableau associe les pourcentages cumulés de ménages (classés par richesse décroissante) à la part cumulée du patrimoine qu’ils détiennent. Il apparaît que le patrimoine est fortement concentré puisque les 10 % les plus riches possèdent 48 % du patrimoine total, alors que les 20 % les plus pauvres ne possèdent quasiment rien.

Structurer sa réponse

La réponse commencera par une présentation du document. Ensuite, nous mettrons en évidence les caractéristiques des inégalités de patrimoine.

Raisonnement s’appuyant sur un dossier documentaire

Entrer dans le sujet

  • Les conflits sociaux désignent l’opposition, parfois violente, entre acteurs sociaux, auteur d’enjeux qui concernent la collectivité tout entière.
  • La cohésion sociale est une situation dans laquelle les membres d’un groupe ou d’une société sont liés entre eux par un ensemble de relations sociales et de normes collectives qui participent à assurer son unité. La cohésion d’une société résulte du triple processus de socialisation, d’intégration et de régulations sociales.

Comprendre les documents

  • Le document 1 insiste sur quelques effets des grèves de mai-juin 1968. Ce conflit social a tout d’abord permis que s’engagent des négociations à l’issue desquelles des avancées sociales ont eu lieu. Ensuite, ce mouvement a contribué à modifier durablement l’ordre social et culturel par la reconnaissance de certains mouvements (féministes, écologistes) et groupes sociaux, ce qui contribue à leur intégration sociale et en conséquence, renforce la cohésion sociale.
  • Le document 2 montre d’une part que les conflits sociaux renforcent la cohésion interne des groupes qui les mènent. L’opposition, l’adversité sont autant d’éléments source d’une plus forte solidarité entre les membres d’un groupe. D’autre part, le document met en évidence le caractère paradoxalement stabilisant des conflits sociaux. En effet, les conflits participent au processus de régulation sociale par l’émergence de nouvelles normes favorables à la cohésion sociale.
  • Le document 3 met en évidence une relation positive entre la proportion d’entreprises ayant connu un arrêt de travail et la proportion d’entreprises ayant tout d’abord engagé des négociations puis ayant signé un accord.

Définir le plan

En introduction, vous définirez les notions de conflits sociaux et de cohésion sociale. Dans votre développement, vous montrerez que les conflits sociaux favorisent la cohésion sociale car ils sont un moyen d’intégration sociale et ils renforcent les liens entre groupes sociaux aux intérêts divergents.

Corrigé

Mobilisation des connaissances

Question 1

Introduction

Considéré comme le fondateur de la sociologie compréhensive, Max Weber développe une analyse nominaliste des classes sociales qui se confronte à celle de Karl Marx pour la dépasser. Ainsi, dans Économie et société (1922, publié en français en 1971), Max Weber distingue trois types de différenciations sociales : les partis, fondés sur le pouvoir politique, les classes rassemblant des individus occupant la même « situation de classe », et les groupes de statut qui se définissent par rapport au prestige.

Développement

  • Un groupe de statut est un groupe social dont les membres ont le même degré de prestige social. Celui-ci dépend de plusieurs facteurs : la naissance, la profession, l’instruction et surtout le style de vie. Ainsi, appartenir à un même groupe de statut signifie avoir reçu un certain mode d’éducation et partager des goûts culturels. Si les groupes de statut reposent sur des critères subjectifs, ils ont des fondements objectifs comme la naissance ou la profession.
  • Les groupes de statut constituent des communautés partageant les mêmes valeurs et ils ont les mêmes normes. Cette communauté de valeurs se traduit par des privilèges comme l’accès à certaines fonctions, le port de vêtements spécifiques, le respect de conventions sociales qui sont propres au groupe. Le plus souvent, les groupes de statut pratiquent l’endogamie (mariages entre deux membres du même groupe) Ces communautés sont plus ou moins fermées. On les retrouve surtout dans les sociétés traditionnelles, les castes et les ordres étant de bons exemples de communautés fermées.

Conclusion

Pour Max Weber, les groupes de statut sont un outil pour étudier la stratification sociale. Ils sont définis par la position dans l’ordre social déterminée par le prestige social.

Question 2

Introduction

Le PIB, indicateur traditionnel de mesure de la croissance économique, présente des limites qui l’empêchent d’être un outil adapté pour appréhender les conséquences de la croissance sur le capital naturel.

Développement

Le produit intérieur brut (PIB) est un agrégat représentant la valeur des biens et services produits pendant l’année par les agents résidant à l’intérieur du territoire national ; il est calculé en additionnant les valeurs ajoutées des différentes branches auxquelles il faut ajouter la TVA, les droits de douanes et retrancher les subventions à l’importation. Le PIB mesure donc la production nationale, la richesse réellement créée par une économie et son évolution d’une année sur l’autre. Quand il est mesuré en volume, c’est-à-dire en euros constants, il fournit le taux de croissance de l’économie. Le PIB est donc un indicateur quantitatif.

La croissance productiviste à l’œuvre dans nos économies génère des externalités négatives qui constituent des limites écologiques comme l’épuisement des ressources naturelles non renouvelables. Or, le PIB ne prend pas en compte l’évolution de notre patrimoine naturel. Ainsi quand une entreprise industrielle ou agricole pollue l’eau d’une rivière, il faut engager des moyens pour la dépolluer. Ce coût pour la collectivité étant enregistré comme création de valeur ajoutée, le PIB augmente en cas de catastrophe naturelle grâce aux dépenses de reconstruction engagées, alors que le coût de la catastrophe, lui, n’est pas comptabilisé.

Conclusion

Le PIB, indicateur quantitatif, est donc un indicateur imparfait pour rendre compte de la notion de croissance soutenable qui est une notion trop qualitative pour être pleinement mesurée.

Étude d’un document

Introduction

Ce tableau dont la source est l’Institut national de la statistique et des études économiques, décrit la répartition du patrimoine parmi la population française en 2010, en faisant apparaître des inégalités de patrimoine. Les inégalités désignent des différences d’accès à des ressources rares ou socialement valorisées, découlant d’une hiérarchie sociale.

Le patrimoine correspond à la richesse des agents économiques. Il est constitué d’actifs matériels (immobilier, biens meubles) ou financiers (liquidités, titres de placement). Il s’agit de caractériser les inégalités de patrimoine révélées par le tableau.

Développement

  • Le document décrit la répartition du patrimoine parmi les ménages français en 2010. Le tableau associe les proportions cumulées des ménages (classés par richesse décroissante) à la part cumulée du patrimoine qu’ils détiennent.
  • Il apparaît que le patrimoine est fortement concentré puisque les 10 % des ménages les plus riches possèdent près de la moitié du patrimoine total (48 %), alors que les 20 % les plus pauvres ne possèdent quasiment rien, puisque leur part est inférieure à 1 % du patrimoine global.
  • En haut de la distribution, l’écart entre la part des 10 % des ménages les plus riches et les 10 % suivants est de 17 points. La moitié des 20 % des plus riches possède un patrimoine qui ne représente qu’à peine le tiers de la tranche la plus riche. Pour la tranche inférieure, celle comprise entre 20 et 30 % les plus riches, la part du patrimoine globale n’est que de 12 %, puis 9 % pour la tranche suivante, et 7 % pour atteindre la médiane de la population.
  • Ainsi la concentration du patrimoine s’observe surtout pour la partie des ménages la plus riche, et dans une moindre mesure pour la suivante ; mais les parts des ménages suivants décroissent de façon très rapide, pour devenir insignifiantes pour les 20 % des ménages les plus pauvres, avec moins de 1 % du patrimoine global.

Conclusion

En 2010 en France, le patrimoine est concentré sur le cinquième le plus riche des ménages, qui en possède près des deux-tiers. Le cinquième des ménages les plus pauvres ne possède quasiment rien. Au milieu, les 60 % restant se partagent un tiers du patrimoine global.

Raisonnement s’appuyant sur un ­dossier ­documentaire

Introduction

Les conflits sociaux se définissent par l’opposition, parfois violente, entre acteurs sociaux et dont l’enjeu se situe au niveau de la collectivité toute entière. Alors que les conflits sociaux sont souvent présentés comme le signe d’un dysfonctionnement social, on peut aussi montrer qu’ils participent à la cohésion sociale (situation dans laquelle les membres d’un groupe ou d’une société sont liés entre eux par un ensemble de relations sociales et de normes collectives qui participent à assurer son unité). Nous montrerons tout d’abord que les conflits sociaux sont facteurs d’intégration sociale, puis qu’ils permettent de renforcer les liens entre groupes sociaux aux intérêts divergents.

I. Les conflits sociaux sont facteur d’intégration sociale

  • La participation à un conflit social exprime une volonté de marquer son appartenance à des normes et valeurs caractéristiques d’un groupe social. L’opposition, l’adversité sont autant d’éléments source d’une plus forte solidarité entre les membres d’un groupe. Un conflit social est donc un moyen de renforcer les liens de soutien et d’entraide entre les membres d’un groupe, et donc de conforter sa cohésion autour d’objectifs communs (document 2). En outre, l’action collective est un moment de socialisation important au cours duquel les membres d’un collectif intériorisent des normes et des valeurs collectives et développent un sentiment d’appartenance. Ainsi, le mouvement de mai 1968 aurait contribué à créer une « génération 1968 » (document 1).
  • De même, les conflits du travail sont un moyen pour renforcer la solidarité au sein de l’entreprise entre les salariés, notamment au sein des grandes entreprises (document 3). Ainsi, selon Marx, la prise de conscience de leurs intérêts communs permet aux ouvriers de se constituer en une véritable classe sociale.

II. Les conflits sociaux sont source de cohésion sociale

  • On observe une relation forte entre la proportion d’entreprises ayant connu une grève et la proportion d’entreprises ayant engagé une négociation en 2009 selon différentes branches professionnelles. Globalement, plus la proportion d’entreprises ayant connu une grève est forte plus la proportion d’entreprises ayant engagé une négociation est élevée. Ainsi, 38,8 % des entreprises de 500 salariés et plus ont connu un arrêt collectif de travail et 93,6 % des entreprises de cette taille ont engagé des négociations en 2008, alors que 5,4 % des entreprises de 50 à 199 salariés ont connu un arrêt collectif de travail et 42,9 % des entreprises de cette taille ont engagé une négociation. En outre, on constate une corrélation positive entre la proportion d’entreprises ayant connu un arrêt de travail et le taux d’aboutissement des négociations en accord (document 3). Les conflits sociaux contribuent donc au processus de régulation sociale (processus de production de normes) et à l’émergence de compromis entre des groupes aux intérêts divergents.
  • Ainsi, de façon paradoxale, les conflits sociaux ont une fonction de stabilisation et de résolution des oppositions (document 2). Par exemple, mai 1968 a permis que s’engagent des négociations à l’issue desquelles des avancées sociales ont eu lieu et a contribué à modifier durablement l’ordre social et culturel par la reconnaissance de certains mouvements (féministes, écologistes), d’où un renforcement de la cohésion sociale

Conclusion

Les conflits sociaux sont l’expression d’opposition de désaccords entre des acteurs sociaux. Ils contribuent néanmoins à la cohésion sociale parce qu’ils permettent aux individus qui s’engagent dans des conflits de s’intégrer à un groupe social. Ils sont également un moyen de résolution des désaccords entre groupes aux intérêts divergents lorsqu’ils conduisent à des négociations et à des compromis sociaux nouveaux.