La coopération cellulaire entre les macrophages et les lymphocytes

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Annales corrigées
Classe(s) : Tle S | Thème(s) : Quelques aspects de la réaction immunitaire
Type : Pratique du raisonnement scientifique 2 | Année : 2018 | Académie : Amérique du Nord


Amérique du Nord • Juin 2018

pratique du raisonnement scientifique

Exercice 2 • 5 points

La coopération cellulaire entre macrophages et lymphocytes

 À partir de l’étude des documents et des connaissances, montrer que les mécanismes d’élimination de la Listeria résultent d’une coopération cellulaire.

document 1 Listeria monocytogenes

La bactérie Listeria monocytogenes est une bactérie pathogène, transmise essentiellement par l’ingestion d’aliments contaminés.

Au cours d’une infection, Listeria monocytogenes produit des facteurs de virulence qui lui permettent de se multiplier à l’intérieur de nombreuses cellules de l’organisme.

Ces bactéries à l’intérieur des macrophages peuvent alors :

soit être détruites dans un processus de phagocytose classique ;

soit échapper à cette destruction et se multiplier.

D’après un communiqué de presse Inserm-CNRS, février 2011

document 2 Expériences in vivo d’évaluation de la survie de Listeria monocytogenes chez la souris

Dans cette expérience, des lymphocytes T (CD4 et CD8) ou du sérum* ont été prélevés chez une souris ayant précédemment été exposée à une dose non mortelle de Listeria monocytogenes, puis transférés à une souris dont le système immunitaire est fonctionnel et n’a jamais été en contact avec l’antigène (souris naïve).

On a ensuite inoculé la bactérie Listeria moncytogenes à la souris receveuse du transfert et on a mesuré le nombre de Listeria monocytogenes vivantes dans sa rate.

Le graphe A indique les résultats obtenus après transfert de lymphocytes T à la souris naïve.

svtT_1806_02_01C_01

Le graphe B indique les résultats obtenus après transfert de sérum* à la souris naïve.

svtT_1806_02_01C_02

D’après Les bases de l’immunité fondamentale et clinique, K. Benihoud et P. Bobé pour l’édition française, 2005

* Sérum = liquide issu du sang contenant les immunoglobulines et dépourvu de cellules.

document 3 Expérience in vitro d’évaluation de la destruction de Listeria moncytogenes chez la souris

Au cours d’expériences réalisées in vitro, des cellules de rate d’une souris préalablement infectée par Listeria monocytogenes ont été mises au contact de différents types de cellules immunitaires. Le pourcentage de destruction de la bactérie Listeria monocytogenes a alors été évalué dans chaque cas.

Les graphes A et B indiquent les résultats obtenus selon l’ajout des différents types de cellules immunitaires aux cellules infectées.

svtT_1806_02_01C_03

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D’après Les bases de l’immunité fondamentale et clinique, K. Benihoud et P. Bobé pour l’édition française, 2005

Les clés du sujet

Comprendre le sujet

Il s’agit d’élucider les mécanismes immunitaires permettant d’empêcher l’infection par une bactérie, la Listeria, qui se multiplie dans les cellules de la rate et dans les macrophages, cellules effectrices de l’immunité innée. Pour cela, on utilise la technique du transfert de lymphocytes immuns ou de sérum prélevés chez une souris immunisée contre la Listeria à une souris naïve que l’on infecte par la bactérie.

Les documents 2A et 2B montrent que seuls les lymphocytes immuns spécifiques de la Listeria assurent une protection contre cette bactérie.

À partir des connaissances, on pourrait penser que les lymphocytes actifs sont des lymphocytes TCD8 cytotoxiques. Le document 3 montre que ce n’est pas le cas, et qu’en réalité le mécanisme en jeu fait intervenir une collaboration entre les macrophages, cellules de l’immunité innée, et les lymphocytes TCD4 effecteurs spécifiques résultant d’une réaction immunitaire adaptative.

Mobiliser ses connaissances

Les défenses adaptatives associées avec les défenses innées permettent normalement d’éliminer la cause du déclenchement de la réaction immunitaire.