La rivalité des mémoires de la guerre d’Algérie (de 1962 à nos jours)

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Annales corrigées
Classe(s) : Tle L - Tle ES | Thème(s) : Les mémoires : lecture historique
Type : Composition | Année : 2012 | Académie : Inédit

Sujet inédit

composition

La rivalité des mémoires de la guerre d’Algérie (de 1962 à nos jours)

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Définition

rivalité

Concurrence entre des personnes qui revendiquent la même chose. Elle peut relever d’une opposition et générer un conflit frontal ; elle peut aussi renvoyer à de simples différences sans qu’il y ait affrontement direct. 

mémoires

Événements du passé dont une collectivité choisit de se souvenir. Le pluriel rappelle que chaque communauté ne retient pas les mêmes souvenirs du passé.

guerre d'Algérie

Conflit qui oppose la France (métropole) aux partisans de l’Algérie indépendante entre 1954 et 1962.

La problématique

Le terme « rivalité » invitant à mettre les mémoires recensées en relation d’opposition ou de concurrence, le devoir revient à évaluer en quoi cette rivalité entretient des ressentiments susceptibles de perpétuer les ­querelles du passé. Constater la pluralité des mémoires revient aussi à s’interroger sur l’universalité des souffrances et des rancœurs laissées derrière elle par la guerre. Dans quelle mesure chacun des acteurs du conflit peut-il se poser en victime et disputer ce statut aux autres ?

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Évitez les pièges

Les mémoires ne s’opposent pas de façon binaire : la française d’un côté, l’algérienne de l’autre. Chaque camp a ses propres divisions. Veillez à bien évaluer toute la variété des positions.

Il existe une fraction importante de Français de métropole qui se sentaient peu concernés et dont la mémoire de la guerre d’Algérie est – ou a été – assez secondaire. Sans insister, faites-y au moins une fois allusion.

Combinez les approches analytique (les mémoires des différentes communautés) et chronologique (l’évolution de ces mémoires depuis 1962). Optez pour une approche au niveau des grandes parties et utilisez l’autre dans le corps des sous-parties.

Veillez à ne pas faire apparaître de sympathie pour une des mémoires en question ; la démarche de l’historien vous impose le recul et la reconnaissance des souffrances partagées. Au niveau des responsabilités, ne mettez pas tous les torts sur un même camp ; la réalité historique reste complexe et la nuance de rigueur.