Le brassage génétique et sa contribution à la diversité génétique

Merci !

Annales corrigées
Classe(s) : Tle S | Thème(s) : Génétique et évolution
Type : Restitution des connaissances | Année : 2014 | Académie : Inédit
 
Unit 1 - | Corpus Sujets - 1 Sujet
 
Le brassage génétique et sa contribution à la diversité génétique
 
 

Génétique et évolution

svtT_1405_00_01C

QCM

49

CORRIGE

 

QCM no 4 • FESIC 2014

Génétique et évolution

Chez la souris, comme chez tous les organismes à reproduction sexuée, la diversité génétique s’explique par le brassage génétique ayant lieu lors de la reproduction sexuée. On considère ici quatre caractères phénotypiques de la souris (appelés A, B, F et D). Des croisements sont réalisés pour mettre en évidence ce brassage.

DOCUMENT

Résultats de deux croisements-tests réalisés entre un individu F1 hétérozygote pour les gènes considérés et un parent double récessif

 

Phénotypes des parents

Allèles de chaque gène

Résultats (nombre d’individus par phénotype)

Croisement 1

F1 [AB]

×

Parent double récessif [ab]

Croisement 2

F1 [FD]

×

Parent double récessif [fd]

Gène A :allèle A dominant

allèle a récessif

Gène B :allèle B dominant

allèle b récessif

Gène F :allèle F dominant

allèle f récessif

Gène D :allèle D dominant

allèle d récessif

442 [AB]

437 [ab]

64 [Ab]

59 [aB]

492 [FD]

509 [fd]

515 [Fd]

487 [fD]

 

> Répondez par vrai ou faux.

a) Les génotypes des individus F1 sont (AB//ab) dans le croisement 1 et (F//f,D//d) dans le croisement 2. Ce sont des hybrides obtenus par croisement de parents homozygotes différents.

b) Le croisement 1 montre que les gènes A et B sont situés sur des chromosomes homologues. Les génotypes des gamètes de F1 ne sont pas équiprobables car certains gamètes présentent des chromosomes recombinés lors de crossing-over. Les phénotypes recombinés sont très rares (7 %) par rapport aux phénotypes parentaux (93 %).

c) Le croisement 2 montre que F et D ne sont pas situés sur des chromosomes homologues. Il y a donc brassage interchromosomique lors de la fécondation.

d) Le brassage intrachromosomique se réalise lors de l’anaphase I de la méiose.

Corrigé

a)Vrai : les deux croisements étant des croisements-test (test-cross), les phénotypes obtenus indiquent les génotypes des gamètes. Le croisement 1 donne 4 phénotypes en quantités inégales, ce qui indique que les F1 [AB] sont hétérozygotes pour les deux gènes et que ces deux gènes sont liés. D’où l’écriture de leur génotype : AB//ab.

Le résultat du croisement 2 indique que les F1 [FD] sont hétérozygotes pour les gènes considérés et que ces derniers ne sont pas liés. D’où l’écriture de leur génotype : F//f, D//d.

Puisque, dans les deux cas, les F1 sont hétérozygotes pour les deux gènes, ils proviennent du croisement de parents homozygotes différents.

b)Faux : les deux premières affirmations sont exactes mais le pourcentage de recombinaison n’est pas de 7 % mais de

c)Faux : il y a bien eu brassage interchromosomique mais il a eu lieu au cours de la méiose et non durant la fécondation (ne pas confondre brassage interchromosomique et rencontre au hasard des gamètes).

d)Faux : le brassage intrachromosomique a lieu au cours de la prophase de 1re division de méiose et non durant l’anaphase.