Le prognathisme chez trois espèces

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Annales corrigées
Classe(s) : Tle S | Thème(s) : Génétique et évolution
Type : Restitution des connaissances | Année : 2015 | Académie : Inédit
Corpus Corpus 1
Le prognathisme chez trois espèces

Génétique et évolution

svtT_1500_00_00C

QCM

50

QCM no 5 • FESIC 2015

Génétique et évolution

 Document Étude du prognathisme chez trois espèces au stade fœtal ou juvénile et au stade adulte
 

Chimpanzé

Pan africanus

Australopithecus africanus

Homo sapiens

Forme juvénile ou fœtale

Ph© David Brill

Moulage endocranien

Enfant de Taung (âge : 3 ans)

2,5 Ma Afrique du Sud

Angle facial 64°

Forme adulte

Ph© Natural History 
Museum London/Science Photo Library/Bios

3,5 à 2,5 Ma Afrique du Sud

Angle facial 53 °C

 

Position du trou occipital

D’après Banque de schémas SVT de l’académie de Dijon et hominines.portail-svt.com

> Répondez par vrai ou faux.

a) L’étude des crânes adultes montre que l’angle facial est inversement proportionnel à l’allongement de la face appelé prognathisme.

b) L’Australopithecus africanus a un prognathisme quasiment similaire à celui du chimpanzé. Leurs caractéristiques crâniennes sont apparemment identiques.

c) Chez les fœtus et le très jeune australopithèque, la position du trou occipital est centrée sous le crâne.

Le trou occipital migre, lors de la croissance chez l’homme, vers l’arrière car certaines parties du crâne ne se développent pas de la même façon.

d) Le prognathisme n’existe pas chez les fœtus du chimpanzé et de l’homme. Il résulte bien chez l’adulte de l’expression différente (intensité et chronologie) de certains gènes du développement.

Corrigé
Corrigé

a)Vrai. L’angle facial correspond à l’angle obtenu au croisement de deux lignes au niveau du crâne : une ligne qui passe par les incisives supérieures et le point le plus saillant du front, et une ligne qui passe par l’orbite oculaire et l’orifice auditif. L’angle facial d’Homo sapiens est notamment supérieur à celui de Pan ou de l’australopithèque, chez qui le prognathisme est net. D’ailleurs, le jeune australopithèque, moins prognathe que l’adulte, a un angle facial plus fort.

b)Faux : même si le prognathisme est le même, le trou occipital est plus avancé chez l’australopithèque que chez le chimpanzé.

c)Faux : c’est chez le chimpanzé et non chez l’homme que le trou occipital migre vers l’arrière lors du développement.

d)Vrai : des changements dans l’expression de gènes de développement communs à deux espèces peuvent être à l’origine de leurs différences morphologiques.