Le réflexe myotatique, un réflexe spinal

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Annales corrigées
Classe(s) : Tle S | Thème(s) : La communication nerveuse
Type : Restitution des connaissances | Année : 2015 | Académie : Centres étrangers

Afrique • Juin 2015

restitution des connaissances • 8 points

Le réflexe myotatique, un réflexe spinal

Le réflexe myotatique et le réflexe général de flexion sont des réflexes spinaux, c’est-à-dire qu’ils impliquent la moelle épinière. Dans un ouvrage destiné à des étudiants, la présentation de ces réflexes est réalisée sous forme de fiches comme celle présentée ci-dessous.

DOCUMENT Le réflexe général de flexion

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Intérêt médical

La détection de l’altération de ce réflexe permet, par exemple, de diagnostiquer une insensibilité congénitale à la douleur.

Facteur déclenchant

Stimulation douloureuse

Structures mobilisées

Récepteurs à la douleur de la peau

Neurone afférent (➀)

Centre nerveux qui contient plusieurs synapses (polysynaptique)

Motoneurones (➁)

Effecteurs : les muscles

Réponse musculaire

Du côté de la stimulation douloureuse (homolatéral) : contraction des muscles fléchisseurs et relâchement des muscles extenseurs.

Du côté opposé (contralatéral) : contraction des muscles extenseurs et relâchement des muscles.

D’après J.-F. Vibert, A. Sebille, M.-C. Lavallard-Rousseau, L. Mazières et F. Boureau, Neurophysiologie, de la physiologie à l’exploration fonctionnelle, Elsevier Masson, 2011.

Vous êtes un rédacteur participant à la conception de cet ouvrage.

1. Réalisez une fiche de présentation du réflexe myotatique sur le modèle de celle du réflexe général de flexion.

2. Présentez ensuite la nature et le mode de transmission du message nerveux depuis sa naissance jusqu’à la réponse musculaire.

Aucune exploitation du contenu de la fiche modèle n’est attendue. L’exposé sera présenté sous forme d’une fiche complétée par un paragraphe (sans introduction ni conclusion).

Les clés du sujet

Comprendre le sujet

Il est précisé qu’aucune exploitation de la fiche modèle n’est attendue. Cependant, au brouillon, il est utile de faire une analyse précise des points importants de cette fiche et de se demander s’il en est de même pour le réflexe myotatique.

Il est judicieux de commencer par rédiger un texte de présentation fonctionnelle du réflexe myotatique. Le modèle du réflexe de flexion vous sert de guide pour présenter les divers éléments du réflexe myotatique, mais vous n’avez pas à en souligner les différences par rapport au réflexe de flexion.

Procédez ensuite à la réalisation du schéma de telle sorte qu’il soit en conformité avec le texte que vous venez de rédiger. Par exemple, il ne faut pas représenter les muscles du côté opposé à la stimulation, ni leur innervation. En revanche, même si seul le muscle extenseur étiré se contracte, il faut représenter le muscle fléchisseur antagoniste avec son innervation et l’absence de message nerveux véhiculé par ce nerf.

Il faut faire attention aux connexions entre neurones au niveau de la moelle épinière. Vous n’avez peut-être envisagé, en classe, que la communication directe entre le neurone afférent et le motoneurone faisant que le réflexe myotatique est qualifié de monosynaptique. Il faut bien la représenter, mais il ne faut pas oublier la communication entre le neurone afférent et le motoneurone du muscle antagoniste. Celle-ci se fait par l’intermédiaire d’un interneurone qui inhibe le motoneurone et fait que le muscle fléchisseur antagoniste est totalement relâché.

Il est bon, dans votre exposé sur le message nerveux, de faire un schéma situant les caractéristiques de ce message sur les différents éléments du réflexe myotatique pour faciliter la lecture de votre texte.

Mobiliser ses connaissances

Le réflexe myotatique est un réflexe monosynaptique.

Le neurone moteur conduit un message nerveux codé en fréquence de potentiels d’action. La commande de la contraction met en jeu le fonctionnement de la synapse neuromusculaire.

Mots-clés : synapse chimique, neuromédiateur, récepteur postsynaptique, potentiel d’action musculaire, codage électrique du message nerveux en fréquence, codage chimique au niveau des synapses en concentration de neuromédiateur.