Le riz de la mousson

Merci !

Annales corrigées
Classe(s) : Tle S | Thème(s) : Génétique et évolution
Type : Pratique du raisonnement scientifique 1 | Année : 2016 | Académie : Afrique


Afrique • Juin 2016

pratique du raisonnement scientifique

Exercice 1 • 3 points

Le riz de la mousson

Les caractéristiques des plantes sont en rapport avec la vie fixée.

Une espèce de riz, Oryza fluitans, est cultivée dans les zones de mousson qui peuvent subir des inondations plus ou moins durables. Oryza fluitans résiste aux contraintes des inondations progressives et prolongées en gardant le haut de la tige et les feuilles au-dessus du niveau de l’eau.

On cherche à comprendre comment la tige et les feuilles du riz Oryza fluitans sont maintenues hors de l’eau lors des moussons.

document 1 Organisation de jeunes tiges de riz

svtT_1606_01_01C_01

Photographie A : aspect typique de plants de riz ayant poussé à l’air libre.

Photographie B : aspect typique de plants du même âge sous immersion, lors d’une inondation pendant deux jours.

Les flèches indiquent les deux plus jeunes nœuds de chaque tige.

D’après M. Umeda et H. Uchimiya, Plant Physiol., 1994 

document 2 Éthylène et immersion du riz de la mousson

a. Mesure de la concentration d’éthylène contenue dans des cavités intercellulaires d’un entrenœud (en µL/L d’air contenu dans ces cavités) de lots de plants de riz immergés et de riz cultivés à l’air libre

svtT_1606_01_01C_02

D’après J. Fukao et al., The Plant Cell, 2006

b. Longueur des entrenœuds de lots de riz ayant poussé à l’air libre en présence ou en absence d’éthylène

svtT_1606_01_01C_03

D’après J. Fukao et al., The Plant Cell, 2006

Indiquez la réponse exacte pour chaque série de propositions.

1. En deux jours, l’entrenœud d’un lot de plants de riz immergé :

a) s’est moins allongé que celui d’un lot de plants de riz du même âge ayant poussé à l’air libre.

b) s’est allongé trois fois plus que celui d’un lot de plants de riz du même âge ayant poussé à l’air libre.

c) s’est autant allongé que celui d’un lot de plants de riz du même âge ayant poussé à l’air libre.

d) a subi une augmentation de 10 cm de plus que celui d’un lot de plants du même âge ayant poussé à l’air libre.

2. L’immersion d’un plant de riz entraîne :

a) une diminution de la concentration d’éthylène.

b) une production d’éthylène.

c) une diminution de la production d’éthylène.

d) une consommation de 1 μL · L–1 d’éthylène.

3. L’éthylène :

a) induit une augmentation de la longueur des entrenœuds d’environ 35 cm en 7 jours.

b) agit uniquement sur la longueur des entrenœuds des plants de riz immergés.

c) agit uniquement sur la longueur des entrenœuds des plants de riz au bout de 7 jours.

d) entraîne une diminution de la longueur des entrenœuds.

4. Lors de la mousson, le maintien du haut de la tige et des feuilles de riz hors de l’eau est dû :

a) à la fabrication d’éthylène par la plante en contact avec l’air libre.

b) à la diminution de la concentration d’éthylène autour de la plante.

c) à la croissance des feuilles qui consomment de l’éthylène.

d) à l’allongement des entrenœuds sous l’effet de l’éthylène produit par la plante.

Les clés du sujet

Comprendre le sujet

Le sujet se rapporte à la réaction d’une espèce de plante à un facteur d’environnement, l’immersion. Aucune connaissance n’est nécessaire. Il s’agit seulement d’apprécier la validité des différentes propositions à partir des informations extraites des documents.

Il faut, en premier lieu, repérer à quel document se rapporte chaque série de propositions.

Mobiliser ses connaissances

La plante possède des mécanismes de défense contre les agressions du milieu.

Corrigé

Corrigé

1. d) Exact. La différence de longueur des entrenœuds est de 1,6 cm sur les photographies A et B, ce qui correspond bien à 10 cm dans la réalité.

a) et c) Faux. Les photographies du document 1 montrent que la longueur de l’entrenœud des plantes immergées est plus importante que celle de l’entrenœud d’une plante à l’air libre. En conséquence, les propositions a) et c) sont fausses.

b) Faux. La mesure des entrenœuds montre que celui du plant immergé est environ deux fois plus long que celui d’un plant à l’air libre (et non trois fois).

2. b) Exact. La concentration d’éthylène n’augmente que chez les plants immergés. Cet éthylène ne peut provenir de l’environnement, il est donc produit par les cellules de la plante immergée. Cela exclut aussi la proposition c).

a) Faux. La concentration d’éthylène du plant immergé et supérieure à celle du plant à l’air libre.

Rien ne permet de savoir si les plantes ne consomment pas une partie de l’éthylène produit. De toute façon, la valeur de 1 μL/L se rapporte à une concentration et non à une consommation, ce qui fait que la proposition d) est fausse.

3. a) Exact. Malgré l’ambiguïté du mot « induit » utilisé dans la proposition, on peut dire que la croissance en présence d’éthylène a été d’environ 35 cm.

b) Faux. L’expérience du document 2b se rapporte à des plants cultivés à l’air libre, et pourtant l’éthylène provoque bien un allongement.

c) Faux. La différence de longueur des entrenœuds avec ou sans éthylène se marque dès les premiers jours.

d) Faux. C’est l’inverse.

4. d) Exact. Le document 2a montre la production d’éthylène par la plante immergée et le document 2b montre que l’éthylène provoque l’allongement des entrenœuds.

a) Faux. Le document 2a montre que la plante doit être immergée pour produire de l’éthylène.

b) Faux. L’éthylène interne à la plante est une production de celle-ci.

c) Faux. Des plantes produisent de l’éthylène (même si rien ne permet de savoir si elle n’en consomment pas une partie).