Le rôle des instances d'intégration dans la cohésion sociale

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Annales corrigées
Classe(s) : Tle ES | Thème(s) : Intégration, conflit, changement social
Type : Dissertation | Année : 2017 | Académie : France métropolitaine

 

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France métropolitaine • Juin 2017

dissertation • 20 points

Le rôle des instances d’intégration dans la cohésion sociale

Les instances d’intégration sont-elles toujours source de cohésion sociale ?

document 1 Formes d’emploi dans l’emploi total (en %)

 

CDD1 et contrats saisonniers

Intérimaires

Apprentis

CDI2

Non-salariés

Ensemble

1984

3,6

0,4

0,7

76,8

18,4

100

1985

4,3

0,4

0,8

76,8

17,7

100

1994

6,7

0,7

0,7

76,9

14,9

100

1995

7,6

1,0

0,7

76,2

14,4

100

2004

8,0

1,9

1,1

78,2

10,8

100

2005

8,1

2,1

1,3

77,6

10,9

100

2008

8,4

2,1

1,3

77,6

10,6

100

2009

8,3

1,7

1,4

77,7

10,9

100

2010

8,6

1,8

1,4

76,7

11,5

100

2011

8,5

2,1

1,4

76,3

11,6

100

2012

8,6

2,0

1,5

76,5

11,4

100

2013

8,5

2,0

1,6

76,7

11,3

100

2014

8,6

2,1

1,4

76,4

11,5

100

Source : Insee, 2016.

1. CDD : contrat de travail à durée déterminée.

2. CDI : contrat de travail à durée indéterminée.

Champ : France métropolitaine, personnes de 15 ans et plus ayant un emploi au sens du Bureau international du travail.

document 2 Les relations au travail : « Votre travail vous permet-il de faire de nombreuses rencontres et d’avoir de nombreux échanges avec les autres ? » (en %)

 

Oui

Non

Sexe

Homme

Femme

84

81

16

19

Âge

18-24 ans

25-39 ans

40-59 ans

81

84

82

19

16

18

Profession – Catégorie sociale

Indépendant

Cadre et profession intellectuelle supérieure

Profession intermédiaire

Employé

Ouvrier

82

91

90

78

73

18

9

10

22

27

Ensemble de la population

83

17

Source : Credoc, Enquête « Conditions de vie et Aspirations », début 2013.

Champ : actifs occupés.

document 3

Depuis quelques décennies, la société française est marquée par de profondes mutations des structures familiales.

[…] Les couples, mariés ou non, sont affectés par des séparations de plus en plus fréquentes : environ une union sur trois, voire une sur deux en région parisienne, s’achève aujourd’hui par une rupture.

Il en résulte un accroissement considérable du nombre de familles monoparentales1, alors que pendant longtemps celles-ci n’avaient représenté qu’une faible proportion de l’ensemble des familles, la monoparentalité étant autrefois pour l’essentiel issue du veuvage. En 1999, […] on dénombrait 1,5 million de familles monoparentales, soit plus du double qu’au début des années 1960. Près d’une famille sur cinq était une famille monoparentale et 15 % des enfants, c’est-à-dire 2,4 millions au total, vivaient au sein d’une telle famille.

Ce développement de la monoparentalité va de pair avec la multiplication des recompositions familiales […]. En 1999, la France comptait plus de 700 000 familles recomposées2, soit 8 % de l’ensemble des familles, ce qui représente une hausse de près de 10 % par rapport au précédent recensement de 1990. 1,5 million d’enfants vivaient alors dans une famille recomposée, soit 8,7 % des enfants.

Gisèle Gautier, Familles monoparentales, familles recomposées : un défi pour la société française, Rapport d’activité du Sénat, 2006.

1. Famille monoparentale : adulte vivant seul avec des enfants.

2. Famille recomposée : un couple d’adultes, mariés ou non, et au moins un enfant né d’une union précédente de l’un des conjoints.

document 4 Taux de chômage selon le diplôme (en %)

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Source : Insee, Tableaux de l’économie française, 2016.

1. CEP : certificat d’études primaires.

2. CAP : certificat d’aptitude professionnelle ; BEP : brevet d’études professionnelles.

Note : données en moyenne annuelle.

Champ : France métropolitaine, actifs de 15 ans ou plus.

Les clés du sujet

Entrer dans le sujet

Les instances d’intégration sont les lieux où les individus acquièrent les normes et les valeurs permettant l’intégration dans la société. Les principales instances d’intégration sont la famille, l’école et le travail.

La cohésion sociale est la caractéristique d’une société dans laquelle ses membres ont le sentiment d’appartenir à une même collectivité. Elle résulte du processus d’intégration sociale et dépend de l’intensité des liens sociaux.

Dégager la problématique

L’énoncé du sujet incite à penser que les instances d’intégration connaissent des limites pour assurer la cohésion de la société. Finalement, dans quelle mesure les instances d’intégration continuent-elles à favoriser la cohésion sociale ?

Exploiter les documents

Le document 1 mesure l’évolution de la répartition de l’emploi entre emplois stables (les contrats à durée indéterminée) et les emplois instables ou précaires ainsi que la répartition entre salariés et non-salariés entre 1984 et 2014. La part de ces derniers tend à baisser alors que la part des emplois à contrat à durée indéterminée reste à peu près stable. Mais la part des emplois précaires tend à augmenter.

Le document 2 permet de mesurer l’intensité des relations sociales dans le travail en 2013. Le travail reste une instance d’intégration favorisant les rencontres et les échanges entre les membres de la société, même si c’est un peu moins vrai pour les moins qualifiés (ouvriers et employés).

Le document 3 montre les mutations de la famille : de plus en plus de ruptures pour les couples, entraînant une hausse du nombre de familles monoparentales et de familles recomposées.

Le document 4 porte sur l’évolution du taux de chômage entre 2003 et 2014 en fonction du diplôme. Si le taux de chômage augmente au cours de la période, ce sont principalement les moins diplômés qui se retrouvent relativement le plus souvent au chômage.

Définir le plan

Dans un premier temps nous verrons comment les instances d’intégration favorisent la cohésion sociale, puis, dans une seconde partie, nous montrerons que ces instances connaissent des difficultés pour assurer leur fonction.