Les chances de réussite d’une PMA

Merci !

Annales corrigées
Classe(s) : 1re ES - 1re L | Thème(s) : Prendre en charge sa vie sexuelle
Type : Partie 3 | Année : 2014 | Académie : Amérique du Nord
Corpus Corpus 1
Les chances de réussite d’une PMA

Féminin/masculin

sci1_1406_02_01C

SVT

36

CORRIGE

Amérique du Nord • Juin 2014

Féminin/masculin • 6 points

Depuis Louise Brown (premier « bébé éprouvette ») en 1978, le nombre de fécondation in vitro (FIV) n’a cessé d’augmenter. Au début des années 2000, près de 300 000 tentatives étaient effectuées chaque année en Europe. Cependant, les chances de réussite sont variables et s’élèvent en moyenne autour de 22 % par cycle menstruel. Elles diminuent avec l’âge : 12 % à 38 ans, 9 % à 40 ans et 6 % à 42 ans.

Pour limiter ces échecs, les médecins proposent différents tests avant de commencer une procréation médicalement assistée (PMA).

On cherche à estimer les chances de réussite d’une PMA chez Mme B., âgée de 38 ans.

Pour évaluer, en début de cycle, le nombre de follicules présents dans ses ovaires et capables d’évoluer jusqu’à l’ovulation on réalise :

  • des dosages sanguins de la FSH (hormone stimulant les follicules) et de l’AMH (hormone anti-müllérienne) qui, chez la femme adulte, est sécrétée par les cellules des follicules en croissance ;
  • une échographie des ovaires.

Les résultats de Mme B. et d’une femme fertile du même âge sont donnés ci-après.

 Document 1 Échographies ovariennes d’une femme fertile et de Mme B. réalisées au 3e jour du cycle


Le trait en pointillés correspond à la limite de l’ovaire.

Le diamètre des follicules susceptibles d’évoluer jusqu’à l’ovulation est matérialisé par un segment (+ ----- +).

 Document 2 Dosages sanguins en début de cycle (3e jour)


Taux de FSH (UI)


Taux d’AMH (ng.L–1)


Chez une femme fertile de 38 ans


< 10


Entre 2 et 6,8


Chez Mme B.


8


0,9

UI = unités internationales

>1. À l’aide de vos connaissances et des documents, complétez les phrases suivantes.

Cochez uniquement la réponse exacte.

a) On s’intéresse aux résultats de l’échographie de Mme B.

La comparaison des échographies des ovaires de la femme fertile et de Mme B., faites au troisième jour du cycle, permet de repérer que :

la taille des ovaires de Mme B. est réduite de moitié par rapport à la taille de ceux de la femme fertile.

Mme B. a un très grand nombre de follicules susceptibles d’évoluer jusqu’à l’ovulation dans ses ovaires.

dans les ovaires de Mme B., on n’observe aucun follicule susceptible d’évoluer jusqu’à l’ovulation.

dans les ovaires de la femme fertile, on n’observe aucun follicule susceptible d’évoluer jusqu’à l’ovulation.

b) On s’intéresse aux résultats des dosages sanguins de Mme B.

D’après les dosages sanguins, on peut déduire que Mme B. présente une sécrétion :

hormonale ovarienne trop abondante.

normale des hormones FSH et AMH.

insuffisante de la FSH.

insuffisante de l’AMH.

c) On s’intéresse aux faibles chances de réussite d’une PMA chez Mme B.

D’après l’ensemble des données concernant Mme B., on peut estimer que les chances de réussite d’une PMA sont faibles à cause de :

son âge, son faible taux d’AMH et son absence de réserve folliculaire.

son âge, son faible taux de FSH et son absence de réserve folliculaire.

son âge, son faible taux de FSH et son importante réserve folliculaire.

son âge, son faible taux d’AMH et son importante réserve folliculaire.

d) On s’intéresse à la technique de PMA que pourrait se voir proposer Mme B.

Pour permettre à Mme B. d’être enceinte, on peut réaliser :

une stimulation des follicules susceptibles d’évoluer jusqu’à l’ovulation par injection d’œstrogènes.

une stimulation des follicules susceptibles d’évoluer jusqu’à l’ovulation par injection de progestérone.

une fécondation in vitro avec les ovocytes de Mme B. et un don de sperme.

une fécondation in vitro avec un don d’ovocytes.

>2. À l’aide de vos connaissances concernant les sécrétions d’hormones, complétez les phrases suivantes.

Cochez uniquement la réponse exacte.

a) La FSH dosée est sécrétée par :

les ovaires.

l’hypophyse.

l’hypothalamus.

l’utérus.

b) Un ovaire sécrète :

de la progestérone avant l’ovulation.

de la LH avant l’ovulation.

de la progestérone après l’ovulation.

de la FSH après l’ovulation.

Les clés du sujet

Interpréter les questions

Les questions sont des QCM. Il n’y a pas à interpréter, mais à cocher uniquement la réponse exacte dans chaque question, en étudiant les documents (questions 1, 2, 3) et en utilisant vos connaissances sur le cycle féminin (questions 4, 5 et 6).

Comprendre les documents

  • Le document 1 est une échographie des ovaires d’une femme fertile et de Mme B. Il faut comprendre que les cavités noires sont les follicules, et que les pointillés blancs entre deux croix permettent de mesurer la taille de ces follicules.
  • Le document 2 présente le dosage dans le sang de Mme B. de la FSH (hormone hypophysaire folliculo-stimulante), et de l’AMH, hormone antimüllérienne sécrétée à forte dose chez le fœtus masculin, et dont on apprend ici un nouveau rôle et lieu d’émission.

Organiser les réponses

Les questions sont des QCM. On vous demande de cocher uniquement la réponse exacte dans chaque question. Il convient de bien lire et comprendre les documents avant de répondre. Nous avons choisi de mettre quelques phrases explicatives à votre attention, mais elles ne sont nullement exigées lors de l’épreuve.

Corrigé
Corrigé

>1. a) La comparaison des échographies des ovaires de la femme fertile et de Mme B. faites au troisième jour du cycle permet de repérer que, dans les ovaires de Mme B., on n’observe aucun follicule susceptible d’évoluer jusqu’à l’ovulation(réponse 3).

En effet, chez la femme fertile, on observe trois cavités sombres (follicules) assez grosses (1 à 3 cm de diamètre). L’un de ces follicule évoluera jusqu’à l’ovulation. En revanche, chez Mme B. au même stade du cycle, on n’observe que de petits follicules de moins d’1 cm, très peu développés.

b) D’après les dosages sanguins, on peut déduire que Mme B. présente une sécrétion insuffisante de l’AMH (réponse 4).

En effet, Mme B. présente un taux d’AMH de 0,9 ng/L contre 2 à 6,8 ng/L chez une femme fertile du même âge. Son taux de FSH est dans la norme (< 10 UI).

c) D’après l’ensemble des données concernant Mme B., on peut estimer que les chances de réussite d’une PMA sont faibles à cause de son âge, son faible taux d’AMH et son absence de réserve folliculaire (réponse 1).

En effet, elle n’a pas de réserve de follicules suffisamment matures (document 1), présente un taux de FSH dans les normes (en tout cas, pas trop élevé), mais trop peu d’AMH (document 2). Or, on nous dit que « l’AMH est, chez la femme adulte, sécrétée par les cellules des follicules en croissance ». Il y a donc un défaut endogène de croissance folliculaire, dont l’origine n’est pas dévoilée dans ces documents.

d) Pour permettre à Mme B. d’être enceinte, on peut réaliser une fécondationin vitro avec don d’ovocytes (réponse 4).

En effet, il est impossible pour Mme B., pour des raisons non élucidées, de fabriquer des follicules matures prêts pour l’ovulation. Une stimulation ovarienne dans le cadre d’une fécondation in vitro n’aurait donc vraisemblablement aucun effet.

>2. a) La FSH dosée est sécrétée par l’hypophyse (réponse 2).

L’hypophyse, petite glande située sous le cerveau, sécrète la FSH, hormone folliculo-stimulante, et la LH, hormone lutéinisante. Ces hormones contrôlent le cycle ovarien.

b) Un ovaire sécrète de la progestérone après l’ovulation (réponse 3).

Cette hormone, fabriquée par le corps jaune et résultant du follicule ayant donné lieu à l’ovulation, permet de préparer la muqueuse utérine à la nidation.