Les couleurs du pelage des chats « tortie »

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Annales corrigées
Classe(s) : Tle S | Thème(s) : Génétique et évolution
Type : Restitution des connaissances | Année : 2017 | Académie : Inédit


QCM no 3 • FESIC 2017

Brassage génétique et diversité génétique

Les couleurs du pelage des chats « tortie »

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Ph © Seregraff/Shutterstock

Le pelage des chats possède deux types de pigments : l’eumélanine, qui donne une couleur noire, et la phéomélanine, qui donne une couleur rousse. Les chats « tortie » ont un pelage noir et roux. Ils expriment ces deux pigments.

Ces deux pigments sont codés par deux allèles d’un gène porté par le chromosome X. Lorsque l’on croise une femelle « tortie » avec un mâle noir, on obtient 25 % de femelles noires, 25 % de femelles « tortie », 25 % de mâles noirs, et 25 % de mâles roux.

Dans de rares cas, on observe un mâle « tortie » dans la descendance.

Répondez par vrai ou faux.

a) Les allèles codant pour l’eumélanine et la phéomélanine sont codominants.

b) Le croisement permet de mettre en évidence un brassage inter­chromosomique.

c) En absence d’anomalies, seules les femelles peuvent être « tortie ».

d) Le chat mâle « tortie » est issu de la fécondation d’un gamète anormal présentant un X surnuméraire par un gamète normal.

Corrigé

Corrigé

a) Vrai. Les chats femelles « tortie » ayant un pelage noir et roux synthétisent les deux pigments. Elles sont donc hétérozygotes et ont pour génotype XnXr. Puisque l’expression des deux allèles n et r du gène se traduit dans le phénotype de ces femelles, on peut dire que ces deux allèles sont codominants.

À vrai dire, il faudrait nuancer cette conclusion. Dans une cellule de la peau d’une chatte hétérozygote, un seul allèle du gène s’exprime : soit l’allèle n, soit l’allèle r. On ne peut donc pas, rigoureusement, parler de codominance. Mais comme l’allèle qui s’exprime varie d’une cellule à l’autre, le pelage montre des zones noires et des zones rousses.

b) Faux. La femelle « tortie » a pour génotype XnXr. À la suite de la séparation des chromosomes homologues, et donc des deux chromosomes X à la méiose, elle produit 50 % d’ovules Xn et 50 % d’ovules Xr. Le mâle noir a pour génotype XnY. Il produit 50 % de spermatozoïdes possédant le chromosome Xn et 50 % de spermatozoïdes porteurs du chromosome Y, mais dépourvus d’allèles du gène en jeu. La rencontre au hasard des gamètes à la fécondation rend compte des phénotypes de la descendance et de leurs proportions. Les résultats du croisement ne suggèrent nullement d’envisager un brassage interchromosomique. D’ailleurs, ce dernier implique que l’on considère les allèles de deux gènes situés sur deux chromosomes différents.

c) Vrai. Pour avoir le phénotype « tortie », un chat doit posséder deux chromosomes X, l’un portant l’allèle n, l’autre l’allèle r. Ce ne peut être le cas d’un mâle qui ne possède qu’un seul chromosome X, et le chromosome Y ne possède pas d’allèle du gène.

d) Vrai. Supposons une anomalie au cours de la première division de la méiose chez un ovocyte de la femelle « tortie », anomalie caractérisée par la non-séparation des deux chromosomes X, à l’anaphase, qui migrent vers le même pôle. Cette méiose conduira à des ovules possédant deux chromosomes X, l’un portant l’allèle n, l’autre l’allèle r. Supposons que ce type d’ovule soit fécondé par un spermatozoïde portant le chromosome Y. Le zygote aura le génotype XnXrY. Du fait des deux allèles n et r, il donnera un chat « tortie » et, du fait du chromosome Y, ce sera un mâle.