Les débuts d’une amitié (texte de Gide, tableau de Raphaël)

Merci !

Annales corrigées
Classe(s) : 3e | Thème(s) : Se raconter, se représenter
Type : Sujet complet | Année : 2018 | Académie : Sujet zéro

Se raconter

Se raconter, se représenter

5

fra3_1800_14_00C

Sujet zéro • Se raconter, se représenter

100 points

Les débuts d’une amitié

document A Texte littéraire

Dans ce roman en forme d’autobiographie fictive, la narratrice, Geneviève, vient d’entendre en classe de français une autre élève, Sara Keller, réciter un extrait d’une pièce de théâtre.

La maîtresse elle-même semblait émue.

– Mademoiselle Keller – nous dit-elle enfin, après que la récitation fut finie, – nous vous remercions toutes1. Avec les dons que vous avez, vous êtes inexcusable de ne pas travailler davantage.

Sara fit une courte révérence2 ironique, une sorte de pirouette, et rejoignit sa place auprès de moi.

J’étais toute tremblante d’une admiration, d’un enthousiasme que j’eusse voulu lui exprimer, mais il ne me venait à l’esprit que des phrases que je craignais qu’elle ne trouvât ridicules. La classe était près de finir. Vite, je déchirai le bas d’une feuille de mon cahier ; j’écrivis en tremblant sur ce bout de papier : « Je voudrais être votre amie » et glissai vers elle gauchement ce billet.

Je la vis froisser le papier ; le rouler entre ses doigts. J’espérais un regard d’elle, un sourire, mais son visage restait impassible et plus impénétrable que jamais. Je sentis que je ne pourrais supporter son dédain et m’apprêtais à la haïr.

– Déchirez donc ça, – lui dis-je d’une voix contractée. Mais, soudain, elle redéplia le papier, passa sa main dessus pour l’aplanir, et comme ayant pris une résolution… À ce moment, j’entendis mon nom : la maîtresse m’interrogeait. Je dus me lever, je récitai de manière machinale un court poème de Victor Hugo, qu’heureusement je savais fort bien. Dès que rassise, Sara glissa dans ma main le billet au verso duquel elle avait écrit : « Venez chez nous dimanche prochain, à trois heures. » Mon cœur se gonfla de joie et, enhardie :

– Mais je ne sais pas où vous habitez !

Alors elle :

– Passez-moi le papier.

Et tandis que, la classe finie, les élèves rassemblaient leurs affaires et se levaient pour partir, elle écrivit au bas du billet : « Sara Keller, 16 rue Campagne-Première ».

J’ajoutai prudemment :

– Je ne sais pas encore si je pourrai ; il faut que je demande à maman.

Elle ne sourit pas précisément, mais les coins de ses lèvres se relevèrent. Ça pouvait être de la moquerie ; aussi ajoutai-je bien vite :

– Je crains que nous ne soyons déjà invitées.

Habitant dans un tout autre quartier et assez loin du lycée, je devais me séparer de Sara dès la sortie ; d’ordinaire je m’en allais seule et très vite. Ma mère, qui voulait me marquer sa confiance, ne venait pas me chercher, mais elle m’avait fait promettre de rentrer toujours directement et de ne m’attarder point à causer avec les autres élèves. Ce jour-là, je courus durant la moitié du trajet, tant j’étais pressée de lui faire part de la proposition de Sara. […]

Comme j’avais enfin demandé : « Est-ce que tu me permettras d’y aller ? » maman ne répondit pas aussitôt. Je savais qu’elle avait toujours peine à me refuser quelque chose :

– Je voudrais d’abord en savoir un peu plus sur ta nouvelle amie et ses parents. Lui as-tu demandé ce que faisait son père ?

J’avouai que je n’y avais pas songé, et promis de m’en informer. Deux jours nous séparaient encore du dimanche.

– Demain, je viendrai te chercher à la sortie, – ajouta ma mère – tu tâcheras de me présenter cette enfant ; je voudrais la connaître.

André Gide, Geneviève ou la Confidence inachevée, 1936, in L’École des femmes suivi de Robert et de Geneviève © Éditions Gallimard.

1. À l’époque où se déroule l’action (1913), les lycées n’étaient pas mixtes, et la classe est donc entièrement composée de filles.

2. Révérence : mouvement du corps que l’on fait pour saluer.

document B Raphaël, Autoportrait avec un ami, 1518-1520

ph © Josse/Leemage


fra3_1800_14_00C_01

Département des peintures du musée du Louvre, Paris.

Travail sur le texte littéraire et sur l'image 50 points • 1 h 10

Les réponses doivent être entièrement rédigées.

Grammaire et compétences linguistiques

1. « son visage restait […] plus impénétrable que jamais. » (l. 14-15) Étudiez la composition du mot souligné et dites quel est son sens dans la phrase. (4 points)

2. « Mais, soudain, elle redéplia le papier, passa sa main dessus pour l’aplanir, et comme ayant pris une résolution… À ce moment, j’entendis mon nom : la maîtresse m’interrogeait. Je dus me lever, je récitai de manière machinale un court poème de Victor Hugo, qu’heureusement je savais fort bien. » (l. 17 à 22)

Réécrivez ce passage en inversant les personnes : « Mais soudain, je… À ce moment, elle… » (10 points)

3. « Demain, je viendrai te chercher à la sortie, – ajouta ma mère – tu tâcheras de me présenter cette enfant ; je voudrais la connaître. » (l. 51-52)

a) Identifiez et justifiez le temps du verbe « ajouter ». (2 points)

b) « je viendrai » ; « je voudrais » : expliquez la différence d’orthographe. (2 points)

Compréhension et compétences d’interprétation

4. De quel personnage vous sentez-vous le plus proche ? Pourquoi ? (4 points)

5. Lignes 7 à 25 :

a) Quels sont les émotions et les sentiments ressentis par Geneviève au fil de ce passage ? (4 points)

b) Comment expliquez-vous leur variation ? (4 points)

6. a) Que peut-on savoir des sentiments et émotions de Sara ? (3 points)

b) Pour quelle raison le lecteur la connaît-il moins bien que Geneviève ? (3 points)

7. Quel rôle joue à la fin du texte la mère de Geneviève ? (4 points)

8. Quels sont les éléments qui, dans ce texte, vous paraissent dater d’un autre temps ? Qu’est-ce qui, en revanche, vous paraît encore actuel ? (4 points)

9. Quels sont les éléments qui permettent au spectateur de voir dans le tableau de Raphaël, une représentation de l’amitié ? (6 points)

dictée 10 points • 20 min

Le nom de l’auteur et le titre de l’œuvre sont écrits au tableau.

François Mauriac

Le jeune homme, 1925

La camaraderie mène à l’amitié : deux garçons découvrent entre eux une ressemblance : « Moi aussi… C’est comme moi… » tels sont les mots qui d’abord les lient. Le coup de foudre est de règle en amitié. Voilà leur semblable enfin, avec qui s’entendre à demi-mot. Sensibilités accordées ! Les mêmes choses les blessent et les mêmes les enchantent. Mais c’est aussi par leurs différences qu’ils s’accordent : chacun admire dans son ami la vertu dont il souffrait d’être privé. […] Dans l’amitié véritable, tout est clair, tout est paisible ; les paroles ont un même sens pour les deux amis.

rédaction 40 points • 1 h 30

Vous traiterez au choix l’un des deux sujets suivants.

Sujet d’imagination

Rédigez la suite du texte, en racontant la scène de présentation de Sara à la mère de Geneviève. Votre récit sera en cohérence avec ce que le texte de Gide vous a appris des intentions et des caractères des personnages.

Sujet de réflexion

Pourquoi est-il important d’avoir des amis ? Vous répondrez à cette question en développant plusieurs arguments.

Les clés du sujet

Les documents

Le texte littéraire (document A)

Le roman Geneviève ou la Confidence inachevée se présente comme une autobiographie fictive : Geneviève X demande à André Gide (1869-1951) d’écrire le récit de souvenirs personnels. C’est le troisième tome d’une trilogie : le premier ouvrage se présentait comme le journal de la mère de Geneviève ; le deuxième comme celui du père.

L’image (document B)

Dans cet Autoportrait avec un ami, le peintre Raphaël (1483-1520) s’est représenté au second plan ; l’ami semble désigner les spectateurs à l’attention du peintre. La barbe, la moustache, les habits sont identiques chez les deux personnages.

Rédaction (sujet d’imagination)

Recherche d’idées

Reprends les indications données dans le texte de départ concernant le caractère des personnages : Geneviève a toujours peur que Sara la dédaigne, et cette dernière semble plus indépendante, autonome et moins respectueuse de l’autorité que Geneviève.

Commence par évoquer la scène de présentation à la sortie du lycée, et termine en précisant si Geneviève a finalement reçu l’autorisation de fréquenter Sara.

Conseils de rédaction

Alterne des passages narratifs, où Geneviève fait part de ses sentiments, et des passages dialogués, où la mère interroge Sara sur sa famille.

N’hésite pas à mentionner les émotions contradictoires qui agitent ­Geneviève : joie, espoir, honte, dépit, etc.

Rédaction (sujet de réflexion)

Recherche d’idées

Tu ne dois pas discuter du bien-fondé de l’affirmation, mais simplement démontrer sa véracité. Réfléchis à ce qui fait l’importance des relations que tu entretiens avec tes amis. Tu peux ainsi parler de la similitude de goûts qui vous unit et de l’aide que vous vous apportez mutuellement.

Conseils de rédaction

Pour éviter d’employer tout le temps le mot « amitié », cherche des ­synonymes et des périphrases : « estime », « attachement », « relation ­privilégiée », « communion de caractère et de sentiments », etc.

Tu peux, pour terminer ton devoir, établir un parallèle avec l’autre grand sentiment qui rapproche les êtres, l’amour, en soulignant ce qui peut faire la supériorité de l’amitié.

Corrigé

Corrigé

travail sur le texte littéraire et sur l’image

Grammaire et compétences linguistiques

info +

Un mot est construit par dérivation lorsqu’on ajoute au radical un préfixe et/ou un suffixe, et par composition lorsqu’il est formé de plusieurs radicaux (ex. : « portefeuille »).

1. L’adjectif « impénétrable » est formé par dérivation : au radical pénètr- ont été ajoutés le préfixe im-, qui signifie « le contraire de », et le suffixe -able qui sert à former l’adjectif. Le mot qualifie quelque chose qu’on ne peut pas pénétrer, c’est-à-dire quelque chose qu’on ne peut pas déchiffrer, pas comprendre.

2. Les modifications sont en couleur.

« Mais, soudain, je redépliai le papier, passai ma main dessus pour l’aplanir, et comme ayant pris une résolution… À ce moment, elle entendit son nom : la maîtresse l’interrogeait. Elle dut se lever, elle récita de manière machinale un court poème de Victor Hugo, qu’heureusement elle savait fort bien. »

3. a) Le verbe est conjugué au passé simple. Cette proposition incise précisant qui parle fait partie de la narration, il est donc normal qu’il s’agisse d’un temps du passé, temps des actions de premier plan, utilisé pour les verbes qui font avancer l’histoire.

remarque

Le futur exprime une action à venir, relativement certaine. Le conditionnel sert ici à atténuer, par politesse, l’expression d’une volonté.

b) « je viendrai » est conjugué au futur, tandis que « je voudrais » est conjugué au conditionnel ­présent. Seul le -s permet, à la 1e personne du singulier, de différencier ces deux temps.

Compréhension et compétences d’interprétation

4. Le texte est raconté à la 1re personne : c’est donc le point de vue de Geneviève qui est adopté dans cet extrait. Le lecteur peut facilement s’identifier à ce personnage, et comprendre ses craintes et ses espoirs. Sara reste plus énigmatique, il est moins aisé de se sentir proche de ce personnage.

5. a) Geneviève ressent successivement de l’admiration et de la crainte de paraître ridicule ; puis de l’espoir et une certaine tension quand elle pense être l’objet du dédain de sa camarade, puis enfin de la joie.

b) Ces sentiments varient à mesure qu’elle attend de savoir quelle va être la réaction de sa camarade à son offre d’amitié. Elle est donc partagée entre des sentiments positifs (l’enthousiasme, l’admiration) et négatifs (la crainte, le ressentiment).

6. a) Il n’est pas facile de savoir ce que ressent Sara ; d’après les observations de Geneviève, on comprend qu’elle semble plus mûre et plus indépendante d’esprit que l’autre jeune fille, puisqu’elle fait « une courte révérence ironique » à son professeur.

b) On ne sait de Sara que ce que la narratrice en dit ; et cette dernière insiste sur la difficulté qu’il y a à déchiffrer les pensées, les sentiments et le caractère de Sara : « impassible », « impénétrable », « ça pouvait être de la moquerie ». Sara reste, par conséquent, assez mystérieuse pour le lecteur.

7. La mère de Geneviève rappelle sa fille à la réalité. Elle a, et c’est habituel à cette époque, son mot à dire sur les fréquentations de sa fille, et veut connaître Sara et la profession de son père, c’est-à-dire son milieu social, avant d’autoriser sa fille à la fréquenter.

8. Le texte évoque une époque différente de la nôtre, où les lycées ne sont pas mixtes, où les élèves se vouvoient entre elles et où les parents doivent donner leur aval aux camaraderies scolaires. Mais cet extrait évoque aussi le désir d’amitié, la crainte de déplaire à des gens que l’on admire, sentiments qui bien évidemment se rencontrent toujours aujourd’hui.

9. Dans ce tableau de Raphaël, deux hommes sont représentés : celui de gauche regarde droit dans les yeux le spectateur et porte une main protectrice sur l’épaule de l’autre. Ce second personnage a le regard tourné vers son ami et semble le vouloir pour guide. La proximité physique, la ressemblance physique, ainsi que la complémentarité des caractères correspondent bien à une représentation de l’amitié, où l’un peut guider l’autre ou le protéger.

dictée

Point méthode

1 Attention aux noms féminins qui ne prennent pas de -e : c’est le cas du mot « vertu » et des mots terminés par -té ou -tié (sauf les mots indiquant une quantité, ou des exceptions comme… dictée).

2 Ne confonds pas les homonymes son, déterminant possessif que l’on peut remplacer par un autre déterminant (mon, ton, un, etc.), et sont, 3e personne du pluriel du présent du verbe être, que l’on peut remplacer par étaient.

3 Souviens-toi que certains mots contiennent des consonnes doubles : ressembler, accorder, blesser, différences, souffrir.

La camaraderie mène à l’amitié : deux garçons découvrent entre eux une ressemblance : « Moi aussi… C’est comme moi… » tels sont les mots qui d’abord les lient. Le coup de foudre est de règle en amitié. Voilà leur semblable enfin, avec qui s’entendre à demi-mot. Sensibilités accordées ! Les mêmes choses les blessent et les mêmes les enchantent. Mais c’est aussi par leurs différences qu’ils s’accordent : chacun admire dans son ami la vertu dont il souffrait d’être privé. […] Dans l’amitié véritable, tout est clair, tout est paisible ; les paroles ont un même sens pour les deux amis.

rédaction

Voici un exemple de rédaction sur chacun des deux sujets.

Attention les indications entre crochets ne doivent pas figurer sur ta copie.

Sujet d’imagination

[À la sortie du lycée] Le lendemain, je n’osai dire à Sara que ma mère viendrait spécialement à la sortie du lycée pour la voir. En sortant, je feignis donc la surprise en apercevant ma mère :

« Tiens, ma mère est là ! Venez, Sara, je vais vous la présenter. »

Je la vis baisser la tête, pour dissimuler un sourire peut-être, mais elle me suivit docilement.

[Présentations] Très rouge, consciente que mon ton manquait de naturel, je fis ensuite les présentations :

« Maman, je te présente mon amie Sara Keller.

– Je suis ravie de vous connaître, Madame, déclara distinctement Sara en regardant ma mère droit dans les yeux.

– Enchantée de faire votre connaissance, mademoiselle. Geneviève m’a dit quelle brillante interprète vous avez été hier, en récitant cet extrait de théâtre. Aimez-vous la littérature ?

– Je suis une lectrice enthousiaste, mais ce qu’on nous enseigne au lycée n’a rien à voir avec la littérature, remarqua Sara. Notre professeur a le chic pour rendre ennuyeux les textes les plus passionnés, c’est vraiment regrettable. »

Ce qui me semblait vraiment regrettable, à moi, c’est que Sara osât s’exprimer face à ma mère avec autant d’aplomb, mettant en péril nos futures relations.

conseil

Pense à varier les verbes de parole dans le dialogue : ajouter, avouer, confier, affirmer, gronder, soupirer, suggérer

« Vous êtes bien sûre de vous pour une jeune personne, reprit ma mère. Geneviève m’a dit que vous l’aviez conviée chez vous, dimanche ? Vos parents ne seront-ils pas trop pris par leurs occupations ? »

Saisissant l’allusion, Sara répondit aussitôt :

« Mon père devra sans doute consacrer une partie de l’après-midi à ses affaires : il est attaché de cabinet au ministère de l’Intérieur, et il est fréquent que le ministre fasse appel à lui, même le dimanche. Mais ma mère sera ravie d’accueillir Geneviève pour l’après-midi. »

[Retour à la narration] Un ministre ! L’affaire était définitivement gagnée ! Mais alors qu’elle s’éloignait pour rentrer chez elle après avoir salué ma mère, elle se retourna vers moi. Ses lèvres se relevèrent, affichant un sourire espiègle et elle me fit un clin d’œil. Un ministre, vraiment ?

Sujet de réflexion

[Introduction] L’amitié occupe une place essentielle dans la vie, dès le plus jeune âge. Pourquoi est-ce si important de développer des relations privilégiées avec certaines personnes ?

conseil

Pense à employer des connecteurs : tout d’abord, ensuite, enfin, pour introduire les arguments ; ainsi, en effet, pour les exemples ; donc, c’est pourquoi, pour la conclusion.

[Un ami nous apporte son soutien] Tout d’abord, les amis peuvent offrir une aide précieuse. Dans certaines circonstances, il n’est pas facile de prendre seul une décision. Quelqu’un en qui nous avons confiance peut nous aider à surmonter des problèmes. Ainsi, je connais un élève qui a été ­victime de racket sur le chemin du collège. Il n’arrivait pas à en parler à ses parents, tant il était ­terrifié. C’est à son meilleur ami qu’il s’est finalement confié. Celui-ci a pu le convaincre d’agir. Il lui a indiqué à qui s’adresser et l’a accompagné dans cette démarche.

[Un ami est une personne avec qui partager] D’autre part, cultiver une bonne entente avec d’autres, c’est partager des moments heureux. Ce partage permet de décupler la joie que nous ressentons alors. Nous pouvons nous sentir très bien tout seul, mais nous sommes rarement aussi joyeux qu’en passant du temps avec des amis. Avoir les mêmes goûts, rire des mêmes choses, partager des espoirs, des rêves, nous offre à vivre de très bons moments.

[Un ami nous aide à nous améliorer] Enfin, les amis possèdent parfois des qualités qui nous font défaut. Si on les fréquente, c’est qu’ils nous apportent quelque chose. Ils nous sont parfois complémentaires et nous permettent d’améliorer notre comportement. Ainsi, si j’ai parfois tendance à juger les gens trop vite, d’après leur apparence, ma meilleure amie me reprend : ce n’est pas parce que tel élève a un sourire de travers et des lunettes aux verres épais qu’il ne mérite pas que l’on s’intéresse à lui.

[Conclusion] L’amitié n’est donc pas une relation anodine : les amis nous aident, nous rendent heureux, nous rendent meilleurs. Au même titre que l’amour, l’amitié tient une place importante dans nos vies, et dure parfois bien plus longtemps.