Les deux piliers de la protection sociale : l’assurance et l’assistance

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Annales corrigées
Classe(s) : Tle ES | Thème(s) : Justice sociale et inégalités
Type : Mobilisation des connaissances | Année : 2017 | Académie : Pondichéry


Pondichéry • Avril 2017

mobilisation des connaissances • 3 points

Les deux piliers de la protection sociale : l’assurance et l’assistance

Distinguez la logique d’assurance et la logique d’assistance de la protection sociale.

Les clés du sujet

Définir les mots-clés

La protection sociale est un système de solidarité mis en place par les pouvoirs publics permettant aux ménages de faire face aux risques sociaux.

La logique d’assurance permet de protéger les ménages en contrepartie du versement de cotisations sociales. La logique d’assistance consiste à couvrir les risques sociaux des ménages les plus modestes sans contrepartie de cotisation.

Structurer sa réponse

Après avoir rappelé le principe de protection sociale en introduction, nous mettrons en évidence dans le développement les principales différences entre l’assurance et l’assistance concernant les bénéficiaires, le financement, le type de redistribution et la nature des prestations sociales.

Corrigé

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Introduction

Dans un État-providence, la protection sociale permet de faire face aux risques sociaux comme le chômage ou la vieillesse. En France, ce système s’appuie sur deux logiques différentes : l’assurance et l’assistance.

Développement

Info

La logique d’assurance est qualifiée de « contributive ».

Les deux mécanismes ne ciblent pas les mêmes bénéficiaires. Selon la logique d’assurance, la couverture d’un risque social est conditionnée par le versement de cotisations sociales. Seuls les actifs, leurs ayants droit et les retraités peuvent en bénéficier. L’assistance, quant à elle, concerne les ménages les plus pauvres sans contrepartie financière.

Le financement de l’assurance repose essentiellement sur les cotisations sociales et celui de l’assistance sur les impôts. Ces derniers contribuent à la redistribution verticale, c’est-à-dire des ménages les plus riches vers les plus modestes. La redistribution est dite horizontale dans la logique d’assurance, créant par exemple de la solidarité entre personnes malades et personnes bien portantes.

Enfin, la nature des prestations sociales est différente. Les indemnités de chômage et la retraite obéissent à la logique d’assurance, tandis que les prestations d’assistance sont essentiellement constituées de minima sociaux tels que le RSA. La CMU destinée aux ménages non couverts par l’assurance maladie répond également à cette logique.

Conclusion

En résumé, dans la logique d’assistance, les prestations sociales sont non contributives et destinées aux ménages modestes, tandis que, dans la logique d’assurance, elles concernent uniquement les ménages ayant cotisé.