Les variations de la demande

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Annales corrigées
Classe(s) : Tle ES | Thème(s) : Croissance, fluctuations et crises
Type : Dissertation | Année : 2013 | Académie : Polynésie française
 
Unit 1 - | Corpus Sujets - 1 Sujet
 
Les variations de la demande
 
 

Croissance, fluctuations et crises

Corrigé

6

Ens. spécifique

sesT_1306_13_01C

 

Polynésie française • Juin 2013

dissertation • 20 points

> Dans quelle mesure les variations de la demande expliquent-elles les fluctuations économiques ?

Document 1

Contributions à l’évolution du produit intérieur brut en France aux prix de l’année précédente (en % du PIB)1

 

Intitulés

2002

2003

2004

2005

2006

2007

2008

2009

2010

2011

Dépenses de consommation finale

1,6

1,4

1,5

1,7

1,6

1,7

0,4

0,7

1,3

0,2

Dont :

Ménages

1,0

1,0

1,0

1,4

1,2

1,3

0,1

0,1

0,8

0,1

Administrations publiques

0,4

0,4

0,5

0,3

0,3

0,4

0,3

0,6

0,4

0,0

ISBLSM2

0,2

– 0,1

0,0

0,0

0,0

0,1

0,0

0,1

0,1

0,0

FCBF3

– 0,4

0,4

0,6

0,8

0,8

1,3

0,1

– 2,3

0,2

0,7

Exportations

0,5

– 0,4

1,2

0,7

1,4

0,6

– 0,1

– 3,3

2,3

1,3

Importations

– 0,5

– 0,2

– 1,5

– 1,4

– 1,4

– 1,5

– 0,3

2,8

– 2,2

– 1,4

Variations de stocks

– 0,2

– 0,3

0,7

0,0

0,1

0,2

– 0,2

– 1,2

0,1

0,8

PIB

0,9

0,9

2,5

1,8

2,5

2,3,

– 0,1

– 3,1

1,7

1,7

 

Source : Comptes nationaux, INSEE, 2012.

1. Les résultats étant arrondis, il se peut que la variation du PIB diffère légèrement de la somme des différentes contributions.

2. Les Institutions sans but lucratif au service des ménages désignent les associations.

3. Formation brute de capital fixe.

Document 2

Taux de croissance du PIB réel – Variation par rapport à l’année précédente (%)


 

Source : Eurostat, 2012.

Document 3

Formation brute de capital fixe en volume – Pourcentages de variation par rapport à l’année précédente

 

2002

2003

2004

2005

2006

2007

2008

2009

2010

2011

20121

Allemagne

– 6,2

– 1,2

– 1,2

1,0

8,9

5,0

1,0

– 11,4

5,2

6,6

2,0

Japon

– 4,6

0,3

0,3

0,8

1,5

0,2

– 4,4

– 10,4

– 0,1

0,5

2,3

États-Unis

– 2,7

3,3

6,3

5,3

2,5

– 1,4

– 5,1

– 15,2

2,0

3,7

4,4

Zone euro

– 1,6

1,1

1,8

3,4

6,0

4,6

– 1,3

– 12,0

– 0,7

1,5

– 1,8

France

– 1,9

2,2

3,0

4,4

4,2

6,2

0,1

– 8,8

– 1,4

2,9

0 6

 

Source : Perspectives économiques de l’OCDE, OCDE, 2012.

1. Il s’agit de prévisions.

Document 4

Évolution du prix du Brent1 depuis 1970 (prix du baril en dollars 2010)


 

Source : Panorama 2012, Institut français du pétrole et des énergies nouvelles.

1. Le nom Brent désigne un gisement pétrolier de la mer du Nord, mais c’est également une qualité de pétrole dont le prix détermine celui d’environ 60 % des pétroles extraits dans le monde.

Définir les mots clés

  • On étudiera ici la demande globale, soit la somme des emplois possibles des produits disponibles, réalisés dans le pays ou importés. La demande globale est composée de la consommation finale des ménages, des administrations publiques (Apu) et des institutions sans but lucratif au service des ménages, à laquelle on ajoute l’investissement (formations brut de capital fixe) et la variation des stocks, ainsi que les exportations.
  • Les fluctuations économiques désignent les variations à court terme de l’activité économique, mesurées par le taux de variation du produit intérieur brut en volume.

Dégager la problématique

Le sujet porte sur la capacité de la demande à agir sur la conjoncture ainsi que sur les limites de son influence, et invite à mettre en évidence d’autres facteurs. La question posée pourrait être reformulée ainsi : la conjoncture économique ne dépend-elle que des évolutions de la demande ?

Analyser les documents

  • Le document 1 décompose les contributions à la croissance du PIB de 2002 à 2010 selon l’Insee. L’évolution de la consommation finale (CF) soutient la croissance jusqu’en 2007, moins au-delà, alors que celle de la FBCF y contribue plus faiblement et de façon plus irrégulière. La demande extérieure (les exportations) ont un effet qui peut être dynamique (2010 ou 2006), mais de façon fluctuante et dépendant de la conjoncture mondiale.
  • Le document 2 décrit la croissance du PIB en volume (en %) pour quatre pays selon Eurostat de 2002 à 2011. Les évolutions sont parallèles : on peut voir que la croissance est globalement plus élevée à partir de 2005, et qu’en 2008-2009, la baisse est plus forte en Allemagne que dans les autres pays. L’effondrement de la croissance japonaise en 2011 résulte des conséquences de la catastrophe naturelle de Fukushima. On peut lire un cycle d’expansion de 2002 à 2007, un retournement de conjoncture en 2008 (crise des subprimes), suivi d’une récession dont les pays ne sont pas tout à fait ressortis en 2011.
  • Le document 3 recense l’évolution de la FBCF en % de 2002 à 2012 pour les quatre mêmes pays que le document précédent. Il apparaît que la FBCF évolue avec un cycle parallèle à celui de la croissance (document 2). Un accroissement de l’investissement provoque une croissance plus soutenue (effet multiplicateur)  une période d’expansion s’accompagne d’une croissance plus rapide de l’investissement (effet accélérateur).
  • Le document 4 retrace l’évolution du cours du pétrole Brent depuis 1970 selon l’Institut français du pétrole et des énergies nouvelles. On peut y lire le 1er choc pétrolier en 1973, puis le second en 1979, et le contre-choc pétrolier dont les effets (ralentissement de la croissance économique) se font sentir jusqu’à la fin des années 1990. À partir de 1998, le prix du Brent croît, avec des chutes en 2001 et 2009, périodes de récession.

Définir le plan

La réponse à la problématique s’articulera en deux parties. La première montrera que la demande est à l’origine des fluctuations économiques. La seconde mettra en évidence d’autres facteurs de fluctuations.