Mon père, mon héros (texte de M. Tremblay, sculpture du Bernin)

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Annales corrigées
Classe(s) : 3e | Thème(s) : Se raconter, se représenter
Type : Sujet complet | Année : 2018 | Académie : Centres étrangers

Se raconter, se représenter

Se raconter

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2

Centres étrangers • Juin 2018

100 points

Mon père, mon héros

document A Texte littéraire

Il ouvrit toute grande la porte ; une trombe d’eau tiède nous submergea d’un seul coup et je me dis ça y est, c’est là qu’on meurt ! Dehors, c’était chaud, humide, l’orage battait son plein, des éclairs jaillissaient presque sans cesse et le tonnerre semblait tomber un peu partout en provoquant des échos horrifiants. Ça sentait fort quelque chose que j’ignorais encore être de l’ozone, les arbres étaient secoués de bourrasques de pluie, le monde entier était mouillé et la colère du ciel tombait sur nous en vagues enragées et destructrices. Comme si la nature s’était vengée de quelque chose que je ne saisissais pas encore.« R’garde si c’est beau, Michel ! R’garde ça si c’est beau ! »Beau ?Mais c’était la fin du monde !J’étais tellement terrifié que j’étais convaincu que j’allais d’une seconde à l’autre faire pipi sur la bedaine naissante de mon père.Il s’assit sur la chaise à bascule de sa mère, me retourna dans ses bras, m’installa sur ses genoux.« Garde pas les yeux fermés comme ça… Ouvre-les. Pis regarde ça… »Il se releva aussitôt que j’eus les yeux ouverts et s’approcha de la rambarde du balcon contre laquelle il s’appuya. Il se pencha même un peu au-dessus du vide.Ça non plus, les arbres, les escaliers extérieurs, les balcons voisins, la rue, je n’avais jamais vu ça d’aussi haut et, au lieu d’avoir peur, les pieds battants au-dessus du gouffre et la tête sous la pluie, je connus un des plus agréables vertiges de mon enfance.La pluie nous tombait dessus, les éclairs éclataient, suivis du tonnerre qu’on prétendait si dangereux, les arbres étaient secoués par un vent violent et produisaient un bruissement qui aurait dû me terroriser, mais plus rien ne semblait dangereux parce que j’étais à vingt pieds du sol, dans les bras de mon père qui, par la seule force de sa volonté, faisait en sorte que rien ne m’arrive !Rien ne pouvait m’arriver !Protégé contre tout mal, rendu invincible par la présence de mon père qui affrontait la tempête au lieu de se cacher, j’étais l’enfant le plus heureux du monde.

 

Michel Tremblay, « Sturm und Drang1 », Bonbons assortis, 2010.

1. Sturm und Drang : ce titre signifie « tempête et passion ».

document B Le Bernin, Énée, Anchise et Ascagne, 1618-1619

Énée porte son père Anchise, âgé et souffrant, sur son épaule. Derrière lui, se trouve son fils Ascagne. Ils fuient la ville de Troie assiégée et incendiée.

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©Jemolo/Leemage

Sculpture en marbre, Rome.

travail sur le texte littéraire et sur l'image 50 points • 1 h 10

Les réponses doivent être entièrement rédigées.

Grammaire et compétences linguistiques

1. « Beau ?/Mais c’était la fin du monde ! » (l. 12-13)

a) Quels sont les deux types de phrases employés ? (1 point)

b) Quels sentiments sont ainsi exprimés ? (1 point)

2. a) Quel est le niveau de langue utilisé dans le dialogue ?

Relevez deux exemples et expliquez en quoi ils relèvent de ce niveau de langue. (2 points)

b) Comment expliquez-vous l’emploi de ce niveau de langue par le père ? (1 point)

3. « […] plus rien ne me semblait dangereux parce que j’étais à vingt pieds du sol, dans les bras de mon père […] » (l. 30-31)

a) Identifiez le connecteur logique et donnez sa classe grammaticale. (2 points)

b) Quel rapport logique exprime ce connecteur ? (1 point)

c) Quelle conjonction de coordination exprime le même rapport logique ? (1 point)

4. « Invincible » (l. 34)

a) Analysez la composition de ce mot. (1 point)

b) Expliquez son sens. (1 point)

c) Donnez sa classe grammaticale. (1 point)

5. Réécrivez le passage suivant au passé composé. (10 points)

« La pluie nous tombait dessus, les éclairs éclataient, suivis du tonnerre qu’on prétendait si dangereux, les arbres étaient secoués par un vent violent et produisaient un bruissement […] » (l. 27-29).

Compréhension et compétences d’interprétation

6. Qu’avez-vous compris de ce texte ? (2 points)

7. Quel est le point de vue adopté dans ce texte ?

Justifiez votre réponse avec au moins trois indices. (4 points)

8. a) Dans le premier paragraphe, relevez deux figures de style que vous nommerez. (2 points)

b) À partir de cette réponse, de quelle manière le narrateur raconte-t-il l’orage ? (2 points)

9. a) Quels sont les sentiments successifs ressentis par l’enfant ? (2 points)

b) Comment expliquez-vous cette succession ? (2 points)

10. Dans ce récit, quel est le rôle du père ? Expliquez. (4 points)

11. Selon vous, pour quelles raisons le narrateur décide-t-il de raconter cet épisode ? Vous vous appuierez précisément sur le texte. (4 points)

12. Quelles ressemblances et quelles différences percevez-vous entre la sculpture et le texte ? Appuyez-vous entre autres sur la disposition des personnages. (6 points)

dictée 10 points • 20 min

Le nom de l’auteur, le titre de l’œuvre, ainsi que « Robertine » et « hockey » sont écrits au tableau.

Michel Tremblay

« Sturm und Drang », Bonbons assortis, 2010

On n’avait pourtant rien annoncé de particulier pour cette nuit-là, à part une belle pluie d’août qui viendrait enfin dissiper cette horrible et collante humidité que nous avions eue à endurer sans relâche plusieurs semaines de suite. Un front froid s’avançait […]. Toute la maisonnée s’était préparée à cette pluie en soupirs de satisfaction et remarques désobligeantes pour le maudit été trop chaud, trop long, trop collant. Ma grand-mère prétendait soudain détester l’été, ma tante Robertine rêvait au mois d’octobre, mes frères parlaient déjà de hockey. Six mois plus tard, aux premiers frémissements du printemps, ils proféreraient des horreurs semblables au sujet de l’hiver.

rédaction 40 points •  1 h 30

Vous traiterez au choix l’un des sujets suivants. Votre travail fera au moins deux pages (soit une cinquantaine de lignes).

Sujet d’imagination

Racontez un épisode heureux de votre enfance lors duquel un adulte a joué un rôle déterminant. Vous insisterez sur la succession des sentiments éprouvés. Vous évoquerez la leçon que vous en avez tirée.

Sujet de réflexion

Comment concevez-vous le rôle des parents dans l’éducation de leurs enfants ? Vous répondrez à cette question en développant plusieurs arguments.

Les clés du sujet

Les documents

Le texte littéraire (document A)

Bonbons assortis est un recueil de nouvelles du romancier, dramaturge et scénariste québécois Michel Tremblay. Il y raconte des anecdotes sur son enfance. « Sturm und Drang » est la deuxième nouvelle du recueil.

L’image (document B)

L’œuvre en marbre du célèbre sculpteur italien Le Bernin (1598-1680) présente un émouvant trio : Énée, héros de L’Énéide de Virgile et fondateur mythique de la cité qui deviendra Rome, fuit Troie incendiée avec son tout jeune fils Ascagne (ou Iule), et son père Anchise, affaibli par l’âge. Ce ­dernier emporte avec lui les statuettes des Pénates, divinités protectrices de la cité alors qu’Ascagne porte le feu du foyer.

Rédaction (sujet d’imagination)

Recherche d’idées

Prends le temps de retrouver dans les souvenirs de ton enfance un ­épisode heureux dans lequel un adulte a tenu un grand rôle. Si tu n’as pas un tel souvenir, tu peux en inventer un. Attache-toi alors à ce qu’il soit crédible et réaliste.

Puise dans le lexique des sentiments pour exprimer ce que tu as ressenti : peur, excitation, étonnement, surprise, stupéfaction… pour finir par la joie, le bonheur, puisqu’il doit s’agir d’un souvenir heureux.

Demande-toi ce que tu as appris : découverte de la tendresse, de la confiance en soi, d’un talent caché, d’un sport, d’un milieu…

Conseils de rédaction

Tu peux suivre le plan suivant qui t’est proposé dans le sujet : courte introduction ; récit de l’épisode et évocation des sentiments éprouvés ; en conclusion, la leçon que tu en as tirée.

Rédaction (sujet de réflexion)

Recherche d’idées

Demande-toi ce que signifie pour toi éduquer un enfant. Les parents doivent-ils être sévères ou indulgents ? Un enfant peut-il s’épanouir sans l’amour de ses parents ? N’y a-t-il pas un risque à surprotéger un enfant ?

Tu peux t’appuyer sur ton propre vécu, en tant qu’enfant, mais aussi t’inspirer de tes lectures (L’Enfant de Jules Vallès, La Promesse de l’aube de Romain Gary, l’extrait de la nouvelle de Michel Tremblay…), ou encore de films ou de reportages.

Conseils de rédaction

Organise tes arguments en paragraphes distincts. Tu peux les classer par ordre d’importance (tout d’abord, ensuite, enfin) ou adopter un plan de type « thèse, antithèse, synthèse » :

argument 1 : les parents doivent avant tout aimer et protéger leurs enfants ;

argument 2 : cependant, ils doivent éviter de les surprotéger, au risque de les étouffer.

Corrigé

Corrigé

travail sur le texte littéraire et sur l'image

Grammaire et compétences linguistiques

info +

Il existe quatre types de phrase : déclarative, interrogative, impérative et exclamative.

1. a) Les deux types de phrases employés sont la phrase interrogative et la phrase exclamative.

b) Les sentiments ainsi exprimés sont l’incompréhension et la peur, voire la terreur.

2. a) Le niveau de langue employé est familier, comme en témoignent ces deux exemples tirés du texte : « Garde pas les yeux fermés comme ça » ; « Pis regarde ça… ».

Dans le premier exemple, la syntaxe est incorrecte : il manque la première partie de la négation, ne. Le second exemple présente une prononciation incorrecte du mot « puis ».

b) L’emploi de ce langage familier peut s’expliquer peut-être par le contexte social (que l’on ne connaît pas), et aussi par la situation familière dans laquelle se trouvent les deux personnages : un père qui s’adresse à son jeune fils. Il s’agit d’un échange oral sur un ton familier.

3. a) Le connecteur logique est la conjonction de subordination « parce que ».

b) Il exprime un rapport de cause.

c) La conjonction de coordination « car » exprime le même rapport logique.

4. a) Le mot « invincible » est composé du préfixe in- qui permet de créer des antonymes, du radical -vinc- et du suffixe -ible qui permet de créer des adjectifs.

b) Il signifie « qui ne peut être vaincu ».

c) C’est un adjectif qualificatif.

attention !

Veille à accorder le participe passé tombé avec le sujet (auxiliaire être) : tombée.

5. Les modifications sont en couleur.

« La pluie nous est tombée dessus, les éclairs ont éclaté, suivis du tonnerre qu’on a prétendu si dangereux, les arbres ont été secoués par un vent violent et ont produit un bruissement […] »

Compréhension et compétences d’interprétation

6. Lors d’un orage particulièrement violent, Michel, le narrateur alors tout enfant, va découvrir en son père un héros protecteur entre les bras duquel il peut affronter en toute confiance les dangers les plus terrifiants, et cela le rend heureux.

7. Le texte adopte le point de vue interne. Il s’agit du point de vue subjectif du narrateur. Il y a tout d’abord l’emploi de la première personne du singulier et du pluriel : « une trombe d’eau tiède nous submergea d’un seul coup ». Ensuite, nous entrons dans le dialogue intérieur du narrateur : « je me dis ça y est, c’est là qu’on meurt ! ». Enfin, il y a emploi de modalisateurs, de verbes qui expriment le doute, l’incompréhension : « sembler », « ignorer », « ne pas saisir »…

8. a) Dans le premier paragraphe, on peut identifier deux figures de style.

Tout d’abord, il y a une comparaison introduite par la locution conjonctive « comme si » : « Comme si la nature s’était vengée […] »

info +

Une personnification est une figure de style qui consiste à attribuer des propriétés humaines à un animal ou à une chose inanimée (objet concret ou abstraction).

Ensuite, il y a une personnification du ciel et de la nature : « la colère du ciel », « vagues enragées » ; « la nature s’était vengée »

b) La nature, le ciel sont évoqués comme des divinités irascibles et vengeresses prêtes à punir les hommes pour quelque action sacrilège qu’ils auraient commise à leur encontre.

9. a) L’enfant ressent tout d’abord de la terreur. Mais cette terreur va se transformer en joie, en bonheur.

b) Cette succession de sentiments s’explique par l’intervention de son père qui va le prendre dans ses bras protecteurs pour lui faire affronter les éléments déchaînés : l’enfant a alors le sentiment que plus rien ne peut lui arriver.

10. Dans ce récit, le père aide son fils à affronter ses peurs, ses terreurs d’enfant, pour mieux les surmonter. Il ne cherche pas à le surprotéger, mais à le confronter, sous sa protection, à des événements qui peuvent paraître terrifiants à un enfant. Il fait cela pour l’aider à grandir.

11. Le narrateur choisit de raconter cet épisode, car il s’agit d’un des événements les plus marquants de son enfance : « je connus un des plus agréables vertiges de mon enfance. » ; « Protégé contre tout mal, rendu invincible par la présence de mon père qui affrontait la tempête au lieu de se cacher, j’étais l’enfant le plus heureux du monde. » C’est un événement fondateur pour lui : le jour où son père est devenu son héros. En le racontant, il lui rend hommage.

12. Le texte comme la sculpture présentent la relation protectrice d’un père vis-à-vis de son enfant. Comme le père du narrateur, Énée protège son fils placé derrière lui et l’entraîne dans sa fuite loin de Troie qui vient d’être prise et mise à sac. Il s’agit de deux figures paternelles héroïques.

Cependant, l’œuvre du Bernin présente une différence importante avec le récit de Michel Tremblay. En effet, la sculpture comporte un troisième personnage : Énée porte sur son épaule son père, Anchise, vieillard affaibli par l’âge. Le héros latin est donc à la fois le protecteur de son fils et de son père.

dictée

Point méthode

1 Les noms féminins terminés par le son [té] ou [tié] s’écrivent é, sauf ceux qui expriment un contenu (une assiettée, une pelletée) et certains noms usuels (dictée, portée, pâtée, jetée, montée). Attention donc à ne pas mettre de e à la fin d’humidité.

2 Veille à bien accorder les participes passés :

le participe passé eue est employé avec l’auxiliaire avoir : il s’accorde avec le COD que, qui désigne cette horrible et collante humidité, car il est placé avant.

le participe passé préparée est employé avec l’auxiliaire être : il s’accorde avec le sujet toute la maisonnée.

On n’avait pourtant rien annoncé de particulier pour cette nuit-là, à part une belle pluie d’août qui viendrait enfin dissiper cette horrible et collante humidité que nous avions eue à endurer sans relâche plusieurs semaines de suite. Un front froid s’avançait […]. Toute la maisonnée s’était préparée à cette pluie en soupirs de satisfaction et remarques désobligeantes pour le maudit été trop chaud, trop long, trop collant. Ma grand-mère prétendait soudain détester l’été, ma tante Robertine rêvait au mois d’octobre, mes frères parlaient déjà de hockey. Six mois plus tard, aux premiers frémissements du printemps, ils proféreraient des horreurs semblables au sujet de l’hiver.

rédaction

Voici un exemple de rédaction sur chacun des deux sujets.

Attention les indications entre crochets ne doivent pas figurer sur ta copie.

Sujet d’imagination

[Introduction] J’étais encore une toute petite fille lorsqu’une expérience d’un soir a changé ma vie.

[Récit de l’épisode] Je passais des vacances chez ma grand-mère. Elle avait l’habitude d’aller au théâtre une fois par mois, assister à la représentation d’une opérette. Je ne sais pas pourquoi, malgré mon très jeune âge, ma mère lui proposa de m’y emmener. Ce qu’elle fit. Je découvris alors la magie du théâtre, à commencer par celle du lieu : le velours rouge des fauteuils et du rideau de scène, le lustre majestueux du plafond qui scintillait de mille feux, les dorures…

conseil

N’oublie pas de décrire les sentiments successifs que tu as ressentis en employant un lexique varié (intimidée, m’enhardis, fascinait…).

[Évocation des sentiments ressentis] Au début, j’étais intimidée, tant ce que je voyais me paraissait somptueux, puis très vite je m’enhardis et partis explorer les lieux avant le début de la représentation. Ce qui me fascinait le plus, c’était la fosse d’orchestre avec tous les musiciens. Parmi eux, j’aimais particulièrement une harpiste.

Lorsque le rideau se leva, sagement assise sur les genoux de ma grand-mère, je ne bougeai plus et suivis, émerveillée, toute la représentation. C’était si beau ! Je ne comprenais pas tout de l’intrigue, j’étais encore bien petite, mais j’étais subjuguée par les jeux de lumière, le décor, les costumes et la beauté des voix des chanteurs. Je me sentais pleinement heureuse, blottie contre ma grand-mère : c’était comme si elle m’avait transportée dans un univers féerique ; je souhaitais ne jamais en sortir.

[Conclusion] Bien sûr, tout a une fin et les applaudissements me tirèrent de mon rêve éveillé. Je serrai fort la main de ma grand-mère en sortant dans la nuit et me promis que, moi aussi, je monterais sur scène pour retrouver cette magie. Ce fut la naissance d’une vocation.

Sujet de réflexion

[Introduction : présentation de la question] Quel est le rôle des parents dans l’éducation des enfants ? Comment doivent-ils les accompagner dans leur développement jusqu’à l’âge adulte ?

[Aimer et protéger] Un père, une mère doivent apporter à leurs enfants les conditions idéales pour s’épanouir : la tendresse, la protection, la sécurité. En effet, un enfant doit se sentir aimé et protégé pour grandir et s’affirmer de façon équilibrée. Un enfant mal aimé risque de s’étioler, de se renfermer ou de développer de l’agressivité. Il pourrait reproduire plus tard, avec ses propres enfants, le type de relation qu’il a vécue.

[Ne pas surprotéger ni étouffer] Cependant, les parents doivent se garder de surprotéger leurs enfants, de les élever « dans du coton », selon l’expression populaire. Ils doivent aussi éviter de les étouffer, de ne vouloir les garder que pour eux. Sinon, ils risqueraient de leur rogner les ailes et de les empêcher de prendre leur envol.

conseil

N’hésite pas à t’appuyer sur le texte proposé dans le sujet.

Il faut au contraire qu’ils leur apprennent à surmonter leurs peurs et à s’affirmer. C’est ce que fait le père du petit Michel dans la nouvelle « Sturm und Drang ».

[Entre sévérité et indulgence] Les parents doivent aussi trouver le juste équilibre entre sévérité et indulgence. Il ne faut pas tout laisser faire à un enfant au risque d’en faire un petit tyran, mais il ne faut pas non plus tout lui interdire. Un enfant a besoin de liberté pour faire son apprentissage du monde.

[Conclusion : synthèse] Être parent consiste donc à aimer et protéger sans surprotéger ni étouffer ; à être à la fois ferme et indulgent pour amener les enfants à devenir des êtres libres, heureux et prêts à s’affirmer dans le monde qui les entoure.