Paris en 2050 (texte de R. Barjavel, plan de Le Corbusier)

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Annales corrigées
Classe(s) : 3e | Thème(s) : Progrès et rêves scientifiques
Type : Sujet complet | Année : 2016 | Académie : Inédit

 

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Sujet inédit • Progrès et rêves scientifiques

50 points

Paris en 2050

Ce sujet regroupe tous les exercices de français de la 2de épreuve écrite.

1re partie • Analyse et interprétation de textes et de documents (1 heure)

Document A Texte littéraire

Dans ce roman qui se déroule en 2050, Barjavel imagine une ville où certains principes architecturaux de Le Corbusier ont été appliqués, parfois de manière extrême.

Les studios de Radio-300 étaient installés au 96e étage de la Ville Radieuse, une des quatre Villes Hautes construites par Le Cornemusier1 pour décongestionner Paris. La Ville Radieuse se dressait sur l’emplacement de l’ancien quartier du Haut-Vaugirard, la Ville Rouge sur l’ancien bois de Boulogne, la Ville Azur sur l’ancien bois de Vincennes, et la Ville d’Or sur la Butte-Montmartre. […]

Quelques érudits2, amoureux du vieux Paris, se sont penchés sur les souvenirs du Montmartre disparu, et nous ont dit ce qu’était cet étrange quartier de la capitale. À l’endroit même où devait plus tard s’élancer vers le zénith la masse dorée de la Ville Haute, un entassement de taudis abritait autrefois une bien pittoresque population. Ce quartier sale, malsain, surpeuplé, se trouvait être, paradoxalement, le « lieu artistique » par excellence de l’Occident. Les jeunes gens qui, à Valladolid, Munich, Gênes ou Savigny-sur-Braye, sentaient s’éveiller en eux la passion des beaux-arts savaient qu’il se trouvait une seule ville au monde et, dans cette ville, un seul quartier – Montmartre – où ils eussent quelque chance de voir s’épanouir leur talent. Ils y accouraient, sacrifiaient considération, confort, à l’amour de la glaise ou de la couleur. Ils vivaient dans des ateliers, sortes de remises ou de greniers dont les vitres fêlées remplaçaient un mur, parfois le plafond. […] Ce vieux quartier fut rasé. Un peuple d’architectes et de compagnons édifia la Ville d’Or. […]

François Deschamps, restauré, prit le chemin de son domicile. Montparnasse sommeillait, bercé d’un océan de bruits. L’air, le sol, les murs vibraient d’un bruit continu, bruit des cent mille usines qui tournaient nuit et jour, des millions d’autos, des innombrables avions qui parcouraient le ciel, des panneaux hurleurs de la publicité parlante, des postes de radio qui versaient par toutes les fenêtres ouvertes leurs chansons, leur musique et les voix enflées des speakers. Tout cela composait un grondement énorme et confus auquel les oreilles s’habituaient vite, et qui couvrait les simples bruits de vie, d’amour et de mort des vingt-cinq millions d’êtres humains entassés dans les maisons et dans les rues. Vingt-cinq millions, c’était le chiffre donné par le dernier recensement de la population de la capitale. […] À Paris sévissait une crise du logement que la construction des quatre Villes Hautes n’avait pas conjurée. Le Conseil de la ville avait décidé d’en faire construire dix autres pareilles.

René Barjavel, Ravage, 1943, © Éditions Denoël.

1. Le Cornemusier : déformation volontaire du nom de l’architecte Le Corbusier.

2. Érudits : personnes très cultivées.

Document B Le Corbusier, Plan pour la reconstruction de Paris

Ce plan, appelé « plan Voisin » 1925, vise à répondre aux besoins de logements de la population active. L’architecte le présente ainsi : « Ce plan s’attaque aux quartiers les plus infects, aux rues les plus étriquées… Il ouvre au point stratégique de Paris un étincelant réseau de communication. »

© F.L.C./ADAGP Paris 2016-ph © Paul Almasy/Akg-Images

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questions 20 points

Les réponses doivent être entièrement rédigées.

Sur le texte littéraire (document A)

▶ 1. Quels sont les deux lieux et les deux époques qui s’opposent dans ce texte ? Comment l’un et l’autre sont-ils connotés ? (3 points)

▶ 2. a) Quel est le temps majoritairement employé ? Pourquoi est-il utilisé ? (2 points)

b) « Quelques érudits […] capitale » (lignes 7 à 9). Comment expliquez-vous l’emploi du passé composé dans cette phrase ? (2 points)

 3. « des innombrables avions qui parcouraient le ciel » (lignes 26-27).

a) Expliquez la formation du mot « innombrable », en nommant les différentes parties qui le composent. (1,5 point)

b) Que signifie ce terme ? (1 point)

c) De quels autres mots employés dans le texte peut-on le rapprocher ? (1,5 point)

 4. Selon vous, quel rapport ce texte entretient-il avec la réalité ? Que pouvez-vous en déduire sur le genre de l’œuvre dont il est extrait ? (3 points)

 5. Aimeriez-vous vivre dans la ville décrite par Barjavel ? Pourquoi ? (2 points)

Sur le texte et l’image (documents A et B)

▶ 6. Quelle impression produit sur vous la photographie ? (2 points)

 7. Comment peut-on rapprocher la photographie et le texte ? (2 points)

2de partie • Rédaction et maîtrise de la langue (2 heures)

dictée 5 points

Le titre et la source de l’extrait et « Villes Hautes » sont écrits au tableau au début de la dictée.

René Barjavel

Ravage, 1943

© Éditions Denoël

Les lumières de la nuit

Les grands boulevards, les rues étroites des quartiers centraux, réservés aux magasins et aux lieux de plaisir, palpitaient de mille couleurs changeantes, composaient un réseau de feu que voilait légèrement une brume lumineuse. Des toits vivement éclairés des quatre Villes Hautes montaient vers le ciel des gerbes multicolores. Les avions qui prenaient l’air la nuit devaient garder leurs cabines éclairées, et c’était autant de bulles roses, bleues, vertes, blanches, dorées, mauves, grosses comme des points lumineux à leur départ, qui montaient en grossissant vers le ciel nocturne.

réécriture 5 points

« Les jeunes gens qui, à Valladolid, Munich, Gênes ou Savigny-sur-Braye, sentaient s’éveiller en eux la passion des beaux-arts savaient qu’il se trouvait une seule ville au monde et, dans cette ville, un seul quartier – Montmartre – où ils eussent quelque chance de voir s’épanouir leur talent. »

Réécrivez ce passage en remplaçant Les jeunes gens par Le jeune homme, et en conjuguant tous les verbes au présent de l’indicatif. Vous ferez toutes les modifications nécessaires.

travail d’écriture 20 points

Vous traiterez au choix le sujet A ou le sujet B.

Votre rédaction sera d’une longueur minimale d’une soixantaine de lignes (300 mots environ).

Sujet A

Âgé d’une cinquantaine d’années, vous vivez dans le Paris de 2050 décrit par Barjavel. Interrogé par votre petit-neveu, vous lui décrivez le monde dans lequel vous avez vécu, enfant. Votre texte fera alterner passages narratifs et passages dialogués.

Sujet B

Le texte de Barjavel oppose la modernité des quatre Villes Hautes au vieux quartier de Montmartre. À votre avis, quels peuvent être les avantages et les inconvénients d’une ville moderne, par rapport à une ville plus traditionnelle ? Vous présenterez votre réflexion dans un développement argumenté et organisé.

Les clés du sujet

Les documents

Le texte littéraire (document A)

En 1943, René Barjavel imagine le monde de 2050. Les innovations technologiques sont importantes dans tous les domaines. Dans l’extrait présenté, François, le personnage principal, arrive à Paris : de grands changements, dus à la surpopulation urbaine, ont eu lieu dans la capitale.

L’image (document B)

Dans ses projets, l’architecte Le Corbusier réfléchit à l’organisation de la ville et propose des bouleversements radicaux. L’édification de villes en hauteur, en libérant près de 95 % de la surface au sol, devait selon lui permettre de répondre aux problèmes de la pénurie de logements et favoriser le bien-être des habitants.

Travail d’écriture (Sujet A)

Recherche d’idées

Tu dois décrire le monde actuel, mais en te projetant trente ans plus tard. Il faut donc insister sur les domaines susceptibles d’avoir beaucoup évolué dans ce laps de temps : les moyens de locomotion, les sources d’énergie, les modes de communication ou d’alimentation actuels pourront par exemple paraître exotiques ou curieux à un enfant de 2050.

Conseils de rédaction

Tu dois écrire un texte à la première personne. Précise dans un premier paragraphe le cadre de la conversation (le moment, le lieu), avant de commencer le dialogue. C’est l’adulte qui parle le plus dans l’échange. Les interventions de l’enfant peuvent dénoter l’étonnement (avec des adjectifs comme ahuri, incrédule, ébahi) ou l’amusement (avec des expressions comme se réjouir, trouver divertissant).

Travail d’écriture (Sujet B)

Recherche d’idées

Le sujet te demande d’envisager les aspects positifs et négatifs d’une ville moderne. Comme avantages, tu peux mentionner la résolution du problème de la crise du logement, la disparition des quartiers insalubres, une circulation plus fluide.

Comme inconvénients, tu peux penser à la trop grande concentration humaine ainsi créée, à la disparition de certains quartiers historiques et symboliques, à l’uniformisation de toutes les habitations.

Conseils de rédaction

Rappelle le thème du devoir dans un premier paragraphe d’introduction. Consacre ensuite un paragraphe aux avantages et un paragraphe aux inconvénients, dans l’ordre que tu veux. Si tu as un avis tranché sur la question, attends la fin du devoir pour le mentionner.

Corrigé

Corrigé

1re partie • Analyse et interprétation de textes et de documents

questions

▶ 1. Les nouveaux immeubles, baptisés « Villes hautes », s’opposent aux anciens quartiers de Paris, sales et malsains, comme Montmartre. Les vieux quartiers correspondent à l’époque de publication du texte, soit la première moitié du xxe siècle. Les villes hautes sont présentées comme des innovations technologiques de 2050, et bénéficient de noms connotés positivement (« masse dorée, ville radieuse »). Pour les anciens quartiers décrits, comme Montmartre ou Montparnasse, les connotations péjoratives semblent l’emporter : « océan de bruit, grondement énorme et confus ».

▶ 2. a) Le temps majoritairement employé dans le texte est l’imparfait, temps de la description.

b) Le passé composé exprime une action passée, mais qui s’interprète par rapport au présent du narrateur : celui-ci en effet interrompt son récit pour faire un commentaire personnel (« nous ont dit »). Cette phrase est donc ancrée dans la situation d’énonciation. Le reste du récit, lui, est coupé de cette situation.

> 3. a) L’adjectif innombrables est formé du préfixe privatif in-, du radical nombr-, suivi du suffixe -able (qui indique l’idée de possibilité).

b) Est innombrable ce qui ne peut pas être compté, car présent en trop grand nombre. Dans le texte, les avions sont trop nombreux pour être comptés.

c) On peut rapprocher ce terme de tous les autres nombres présents dans ce paragraphe, qui vont en augmentant : « cent mille » (usines), « millions » (d’autos), « vingt-cinq millions » (d’êtres humains).

▶ 4. Publié en 1943, le roman de Barjavel décrit le monde un siècle plus tard. Il s’agit donc d’un roman d’anticipation. Les progrès scientifiques et technologiques sont un thème essentiel de ce genre littéraire. Ici, les progrès mentionnés ont un caractère parfaitement plausible.

Info +

Le titre Ravage laisse à penser qu’il est impossible que la société décrite dans les premières pages du roman puisse perdurer sans conduire l’humanité à sa perte.

▶ 5. Le Paris du futur imaginé par Barjavel peut sembler moderne et plaisant. Cependant, l’auteur laisse entendre que plusieurs problèmes se posent. La très forte concentration humaine, par exemple, est effrayante (« vingt-cinq millions d’êtres humains entassés »). En outre, le progrès s’accompagne d’une certaine déshumanisation : le vacarme couvre « les simples bruits de vie, d’amour et de mort ».

▶ 6. La photographie nous montre une maquette de Le Corbusier où de nombreux gratte-ciel sont répartis très géométriquement dans la ville de Paris. La photographie, qui rappelle le quartier de Manhattan à New York, peut provoquer une impression positive de modernité et de confort.

▶ 7. Le texte nous dévoile une ville où les principes de l’architecte (dont le nom est très reconnaissable) ont été appliqués. Mais l’auteur choisit de présenter cette application sous un jour déplaisant, car le progrès s’accompagne d’une certaine déshumanisation : « la passion », « le talent » et « l’amour » de l’art semblent absents de cette ville.

2e partie • Rédaction et maîtrise de la langue

dictée

POINT MÉTHODE

1 Le texte comporte dix-huit adjectifs qualificatifs : souviens-toi que chacun se rapporte à un nom dont il prend les marques de genre et de nombre. Ici les adjectifs sont généralement proches des noms qu’ils qualifient ; mais il arrive toutefois que l’adjectif soit séparé du nom par un adverbe.

2 Les verbes sont conjugués à l’imparfait. Attention : deux phrases sont construites avec des sujets inversés. Pose la question « qui est-ce qui ? » ou « qu’est-ce qui ? » suivie des verbes voiler et monter pour trouver leur sujet.

3 N’oublie pas que quatre et mille sont invariables.

Les grands boulevards, les rues étroites des quartiers centraux, réservés aux magasins et aux lieux de plaisir, palpitaient de mille couleurs changeantes, composaient un réseau de feu que voilait légèrement une brume lumineuse. Des toits vivement éclairés des quatre Villes Hautes montaient vers le ciel des gerbes multicolores. Les avions qui prenaient l’air la nuit devaient garder leurs cabines éclairées, et c’était autant de bulles roses, bleues, vertes, blanches, dorées, mauves, grosses comme des points lumineux à leur départ, qui montaient en grossissant vers le ciel nocturne.

réécriture

Les modifications sont mises en couleur.

Zoom

La forme eussent, qui peut te paraître compliquée, correspond au subjonctif imparfait du verbe… avoir, que tu sais sans problème conjuguer au présent de l’indicatif.

« Le jeune homme qui, à Valladolid, Munich, Gênes ou Savigny-sur-Braye, sent s’éveiller en lui la passion des beaux-arts sait qu’il se trouve une seule ville au monde et, dans cette ville, un seul quartier – Montmartre – où il a quelque chance de voir s’épanouir son talent. »

travail d’écriture

Voici un exemple de rédaction sur chacun des deux sujets.

Attention les titres en couleur ne doivent pas figurer sur ta copie.

Sujet A

Conseil

Limite-toi à la description de deux ou trois domaines. Dans cette conversation, trois domaines sont abordés : l’école, l’alimentation, les transports.

[Passage narratif : présentation du cadre] Lundi dernier, j’ai dû aller chercher Sam, mon petit-neveu à la sortie de l’école. Ses parents, qui rentraient tard, m’avaient demandé de le garder.

[Début du dialogue] « Salut, m’a-t-il dit lorsqu’il m’a aperçu.

– Bonjour petit. Comment s’est passée ta journée ?

– Pas très bien ; j’ai raté un exercice de code. Mais je ne sais pas si tu peux comprendre…

– J’ai beau être plus âgé que toi, j’ai quand même entendu parler du code informatique ! Mais il est vrai que lorsque j’étais petit, on nous apprenait surtout à écrire et à compter.

– Mais pour quoi faire ? m’a interrompu Sam, amusé. Vous n’aviez pas de logiciels de correction et de calcul ?

– Cela existait, bien sûr, mais l’essentiel de l’apprentissage se faisait de manière manuscrite : on recopiait des leçons, on écrivait des textes, on posait des opérations. Et il fallait attendre la sonnerie pour avoir le droit de parler, pendant un petit quart d’heure, avant de repartir pour une heure de cours.

– Tu veux dire que vous étiez obligés de rester assis et silencieux pendant toute une heure ? » m’a demandé Sam, incrédule.

[Passage narratif : commentaires du narrateur] Son air ahuri m’a fait rire. J’ai eu envie de lui décrire le monde de mon enfance de manière encore plus noire pour lui, en lui parlant de privation d’ordinateur et de téléphone. Mais j’ai résisté à la tentation.

[Fin du dialogue] « Il y avait néanmoins des choses agréables. La nourriture par exemple. J’imagine qu’à ta cantine on vous distribue des portions contenant exactement le nombre de nutriments adaptés à chacun. Quand j’étais petit, le jour des frites était attendu avec impatience. C’était gras, mais c’était délicieux. Tu voudrais que je t’en fasse ce soir ?

– Oui, s’il te plaît ! s’est-il réjoui. Et pourra-t-on faire ensuite un tour sur ce drôle d’engin que tu gardes dans ton garage, tu sais, celui avec les cercles qui tournent ?

– Un tour de vélo tu veux dire ? D’accord, si tu manges toutes tes frites. »

Sujet B

[Introduction] Dans Ravage, René Barjavel évoque la destruction des vieux quartiers et la construction des Villes Hautes, afin de répondre aux nouveaux besoins de la population. Une ville moderne de ce type présente alors un certain nombre d’avantages, mais aussi quelques inconvénients.

Conseil

À l’intérieur de chaque paragraphe, utilise les connecteurs logiques pour signaler le passage d’un argument à un autre.

[Les avantages] Dans les villes traditionnelles, il n’est pas toujours possible de loger tous les gens qui ont besoin d’y vivre. Bâtir des villes en hauteur peut résoudre ce problème : les gratte-ciel, pour la même surface au sol, peuvent loger beaucoup plus de familles. Par ailleurs, les nouveaux logements répondent à des normes de sécurité et d’isolation plus performantes. De nouveaux édifices, modernes et sains, peuvent remplacer les logements insalubres. En définitive, la surface au sol ainsi libérée peut permettre une meilleure circulation des biens et des personnes : les déplacements sont alors plus rapides. La ville moderne présente donc des avantages appréciables.

[Les inconvénients] Mais la ville moderne comporte aussi quelques inconvénients, à commencer par une concentration humaine excessive. Le texte de Barjavel présente une ville de vingt-cinq millions d’habitants. Or ce chiffre correspond plus à la population d’un pays que d’une ville ! Il est difficile de créer des liens avec les gens dans une structure de cette importance. En outre, si les constructions anciennes disparaissent, c’est tout une part de l’histoire qui meurt : le patrimoine français repose sur des quartiers comme Montmartre, encore aujourd’hui un des plus visités de la capitale. Enfin, si tout ce qui est plus ancien est remplacé par des constructions modernes, tout se ressemblera, il n’y aura plus de place pour la variété.

[Conclusion] Par rapport à une ville ancienne, la ville moderne présente donc des avantages certains, mais également des inconvénients non négligeables. Pour ma part, je crois être plus favorable à une ville plus traditionnelle, à taille humaine, où l’on peut encore connaître nos voisins par leur nom.