Pôle « Politiques et dispositifs sociaux » : bien-être social

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Annales corrigées
Classe(s) : Tle ST2S | Thème(s) : Politiques et dispositifs sociaux pour favoriser le bien-être social

Sujet de type Bac

Sujet d’étude n° 1 : Extrait du plan de santé mentale, 2011-2015

L’enjeu majeur de ce plan est de prévenir les ruptures dans les parcours de vie des personnes concernées, quel que soit leur lieu de vie, y compris celles en grande précarité ou en milieu pénitentiaire.

L’objectif est de permettre à ces personnes de mieux vivre avec des troubles psychiques, troubles dont l’impact et la prévalence sont souvent sous-estimés, notamment chez les personnes placées sous main de justice ou faisant l’objet d’un suivi éducatif. Le plan décline 4 axes stratégiques :

1/ Prévenir et réduire les ruptures au cours de la vie de la personne

2/ Prévenir et réduire les ruptures selon les publics et les territoires

3/ Prévenir et réduire les ruptures entre la psychiatrie et son environnement sociétal

4/ Prévenir et réduire les ruptures entre les savoirs

Les ARS ont à décliner le plan en mesures opérationnelles dans les projets régionaux de santé. Une conférence annuelle de suivi de la mise en œuvre de ce plan est présidée par le ministre chargé de la santé et le ministre chargé des solidarités.

1. À partir de ce texte, expliquez en quoi consistent les plans nationaux d’actions de santé publique.

2. Distinguez les termes objectifs et actions.

3. Quels organismes peuvent concourir à prévenir la dépression ?

Sujet de type Bac n° 1 (session 2014)

Bien vieillir

Michèle Delaunay, ministre déléguée aux personnes âgées et à l’autonomie, installe le « Comité Avancée en Âge » en octobre 2012. « Une politique de l’autonomie » et « la qualité de vie » représentent les idées force de ce comité. Trois missions lui incombent :

– être force de proposition dans le cadre de la future loi « Autonomie » qui prévoit trois axes de développement : anticipation (prévention individuelle et collective), adaptation de la société au vieillissement et accompagnement de la perte d’autonomie ;

– coordonner les acteurs de la prévention ;

– concevoir un plan d’action de prévention de la perte d’autonomie et son évaluation.

[…] Devant l’allongement de l’espérance de vie à la naissance, comprendre si les années de vie gagnées le sont en bonne santé est devenu un enjeu de santé publique en raison de ses conséquences non seulement sanitaires, mais aussi économiques et sociales.

Jean-Pierre AQUINO,

Anticiper pour une autonomie préservée : un enjeu de société, 
Comité « Avancée en âge prévention et qualité de vie », Rapport au premier ministre, février 2013

1. Expliquez pourquoi prévenir les conséquences du vieillissement de la population est une priorité de santé publique pour notre société.

2. Montrez que la prévention en santé peut favoriser le bien-être social des personnes âgées.

3. Présentez l’intérêt du réseau gérontologique pour la prise en charge de la santé des personnes âgées.

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Source : plaquette de la Fédération nationale des réseaux gérontologiques,
www.reseaux-gérontologiques.fr (consulté le 20 septembre 2013)

Sujet de type Bac n° 2

Le mal-logement et l’inclusion sociale

La notion de mal-logement recouvre un ensemble de difficultés diverses rencontrées par les ménages pour se loger.

Vie publique, disponible sur www.vie-publique.fr (consulté le 13 octobre 2013)

1.1 Illustrez les diverses situations du mal-logement en France.

1.2 Présentez les conséquences du mal-logement sur le bien-être social des personnes.

2. Pour répondre aux besoins des mal-logés, le plan pluriannuel contre la pauvreté et pour l’inclusion sociale prévoit une politique d’accès au logement pour le plus grand nombre. Montrez que ce plan relève d’une politique sociale et transversale

ANNEXE (extrait)

Logement et cohésion sociale

Les lois du 31 mai 1990, dite « loi Besson », et du 31 juillet 1998, de « lutte contre les exclusions ».

[…] ont instauré puis renforcé le « droit au logement ». C’est dans l’article 1er de la loi du 31 mai 1990 qu’est fixé pour la première fois ce droit, présenté comme un « devoir de solidarité pour l’ensemble de la Nation ». Deux dispositifs principaux fonderont ce qui va devenir la dimension sociale de la politique de logement : les plans départementaux d’actions pour le logement des personnes défavorisées (PDALPD) et les fonds de solidarité pour le logement (FSL). Copilotés à l’origine tous deux par le préfet de chaque département et le président du conseil général, ces instruments de politiques publiques associant un large partenariat local, visaient à planifier et organiser la programmation des actions en faveur des plus démunis. Les PDALPD devaient comporter obligatoirement une évaluation quantitative et qualitative des besoins en logements des personnes et familles en difficultés et définir des objectifs de production de logements pour satisfaire les besoins ainsi identifiés.

Les FSL quant à eux avaient et ont toujours vocation à accorder des aides financières (prêts et/‌ou aide au cautionnement) aux ménages défavorisés pour les aider à se maintenir dans le logement en cas d’impayés locatifs ou d’impayés de charges […] ou pour les aider à entrer dans un logement locatif. […] Par ailleurs, les FSL financent l’accompagnement social lié au logement assuré par les associations et autres organismes et peuvent également garantir les associations qui mettent un logement à disposition des personnes défavorisées.

VANONI Didier et ROBERT Christophe
Le mal-logement au cœur des inégalités, La Découverte, 2007, Alternatives sociales

Corrigé

Sujet d’étude n° 1

1. La nation détermine sa politique de santé sur la base de la loi de santé publique de 2004. Celle-ci définit des objectifs nationaux à atteindre. Pour atteindre ces objectifs, l’État met en œuvre des plans et des programmes d’actions.

2. Objectif : fixation de critères en fonction de connaissances scientifiques validées. Les objectifs permettent de définir des priorités de santé, à partir de consensus démocratiques et scientifiques en vue de susciter la coordination des acteurs.

Action : mise en œuvre concrète d’objectifs en utilisant des moyens matériels et humains.

3. Les organismes qui peuvent concourir à la prévention sont : l’Institut national de prévention et d’éducation pour la santé (INPES), opérateur de programmes de la prévention et de l’éducation élaborés par le ministère de la Santé. Il peut mener des campagnes d’information (affiches, tracts, spots dans les médias, etc.). Certaines structures peuvent relayer ses actions, comme instances régionales de santé (IREPS).

Sujet de type Bac n° 1

Votre réponse doit aborder les éléments suivants :

– définir le vieillissement : il résulte de facteurs complexes à la fois d’ordre biologique, psychologique et social. C’est un processus inéluctable, propre à chacun d’entre nous, se définissant comme « un ensemble de modifications fonctionnelles diminuant progressivement l’aptitude de la personne à assurer son équilibre physiologique » ;

– définir la notion de bien-être social : satisfaction des besoins d’un individu vivant dans une société.

1. Les conséquences du vieillissement : priorité de santé publique

– constats : alors que l’espérance de vie après 65 ans est la plus élevée, la mortalité avant 65 ans est parmi les plus hautes (pays de l’OCDE) ;

– les dépenses de soins restent les plus élevées et les dépenses de prévention, les moins élevées ;

– prévention sur les effets liés au vieillissement par l’adoption de modes de vie qui entretiennent

le capital santé : le bien-vieillir représente un enjeu fort pour les années à venir ;

– dans 30 ans, la population âgée de 60 ans aura doublé, la population très âgée (85 ans ou plus) aura quadruplé ;

– enjeu de santé publique : la personne âgée doit pouvoir maintenir ses habitudes de vie, ses envies, ses expériences et ses engagements. Elle doit demeurer active, obtenir de la satisfaction dans la vie, maintenir son estime d’elle-même et conserver la santé.

2. La prévention peut favoriser le bien-être social :

– la prévention de la perte d’autonomie, des chutes et de la maladie d’Alzheimer est essentielle ;

– l’acquisition d’aptitudes individuelles de protection de l’autonomie et de prévention des incapacités est indispensable, tout autant que le renforcement des compétences des professionnels médico-sociaux et de l’entourage familial des personnes âgées.

Les actions de prévention ont pour objectif principal de favoriser et maintenir l’autonomie dans le cadre du projet de vie. La prévention de la dépendance, la promotion du vieillissement actif, le mieux-être chez soi, l’amélioration de l’accueil des personnes, l’accès aux loisirs et à la culture, la lutte contre l’isolement… Parmi ces orientations, plusieurs sont transversales avec le schéma régional d’organisation médico-sociale.

3. L’intérêt du réseau gérontologique

Le réseau gérontologique regroupe un ensemble d’intervenants autour d’une personne âgée dépendante. Ces professionnels aux compétences complémentaires sanitaires et sociales coordonnent leurs actions au sein d’un réseau de santé.

L’objet du réseau est d’apporter une réponse adaptée aux besoins des personnes âgées dépendantes désirant vivre à domicile en assurant une prise en charge globale (sanitaire + sociale) et coordonnée en permettant le maintien à domicile dans des conditions sanitaires et sociales optimales.

Au sein du réseau, on retrouve des professionnels de santé libéraux médicaux et paramédicaux, un hôpital de proximité (hôpital local, centre hospitalier) et un service de soins infirmiers à domicile (SSIAD) et une assistante de sociale.

Sujet type bac 2

Le mal-logement s’aggrave en France. Au total 3,6 millions de personnes sont « non ou mal logées » et plus de 5 millions sont « fragilisées » par la crise du logement.

1.1 Les situations du mal-logement sont diversifiées. On distingue :

– les personnes dépourvues de logement personnel (hébergement contraint chez des tiers) ;

– les habitations de fortune (cabane, construction provisoire, mobil home…) ;

– les personnes qui vivent à l’hôtel ou dans des résidences sociales ;

– les sans domicile fixe.

1.2 L’impact du mal-logement sur le bien-être social des personnes est décrit comme désastreux.

Les mauvaises conditions d’habitat ont un impact sur l’insertion sociale des familles et la structuration des individus. De l’absence de logement au manque de confort en passant par la fragilisation des ménages face au coût du logement et les phénomènes d’assignation à résidence, les formes de mal logement sont multiples et leurs conséquences aussi variées qu’imbriquées : santé dégradée, échec scolaire, difficultés d’insertion professionnelle, perte d’estime de soi, absence de lien social…

2. Le plan relève d’une politique sociale et transversale. D’une part, il est articulé autour de trois axes :

– réduire les inégalités et prévenir les ruptures ;

– venir en aide et accompagner vers l’insertion ;

– coordonner l’action sociale et valoriser ses acteurs.

D’autre part, le plan est par nature transversal. Couvrant des besoins divers, il emprunte techniques, prestations, financements et modes de gestion à de nombreux autres pans de la solidarité. Son principe de décloisonnement est affirmé dans le plan pluriannuel. La solidarité est traitée dans le cadre des grandes politiques publiques. Ce principe implique une meilleure coordination des acteurs, publics, associatifs et privés, autour de l’accompagnement des personnes jusqu’à leur insertion réussie, au-delà d’une stricte logique de dispositifs.