Pouvoirs publics et justice sociale

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Annales corrigées
Classe(s) : Tle ES | Thème(s) : Justice sociale et inégalités
Type : Mobilisation des connaissances | Année : 2012 | Académie : Inédit
Unit 1 - | Corpus Sujets - 1 Sujet
 
Pouvoirs publics et justice sociale

Justice sociale et inégalités

Corrigé

42

Ens. spécifique

sesT_1200_00_40C

Sujet zéro

mobilisation des connaissances • 3 points

> Présentez deux moyens par lesquels les pouvoirs publics peuvent contribuer à la justice sociale.

Entrer dans le sujet, définir les mots clés

La justice sociale vise à rechercher une plus grande équité dans la répartition des richesses. Dans une société démocratique, à savoir une société assurant l’égalité des conditions, les pouvoirs publics, c’est-à-dire l’ensemble des autorités publiques qui détiennent le pouvoir dans l’État, doivent favoriser la justice sociale en luttant contre les inégalités injustes.

Structurer sa réponse

Il faudra, dans un premier temps, définir la notion de justice sociale et la conception des inégalités qu’elle implique. Puis distinguer les différentes modalités d’intervention des pouvoirs publics pour lutter contre les inégalités.

Corrigé

Introduction

La justice sociale tend à une plus grande équité dans la répartition des richesses, économiques ou sociales. Dans une société démocratique, si les inégalités de fait ne sont pas remises en cause, on distingue les inégalités justes des inégalités injustes. Celles-ci peuvent être la conséquence de discriminations (sexe, origine nationale, etc.) ou d’une mauvaise répartition des richesses.

Développement

  • Dans tous les cas, pour lutter contre les inégalités injustes, il est nécessaire que les pouvoirs publics interviennent. Parmi ces interventions, on peut distinguer les politiques de « discrimination positive » et les mesures de redistribution des revenus.
  • Si tous les citoyens ont les mêmes droits (droit à l’instruction par exemple), ils n’ont pas tous les mêmes chances de réussite. Dès lors, les pouvoirs publics, par la « discrimination positive », peuvent favoriser certains groupes sociaux, qui n’ont pas les mêmes chances « initiales » de réussite que les autres. Dans le système scolaire, on peut doter des établissements scolaires accueillant une population défavorisée de moyens plus importants, alors que l’école « républicaine » suppose une stricte égalité de moyens entre les établissements scolaires. La loi sur la parité entre les hommes et les femmes est un autre exemple de « discrimination positive ».
  • De trop fortes inégalités de revenus nuisent à la cohésion sociale. C’est pour cette raison que les pouvoirs publics ont mis en place un système de « redistribution des revenus ». Elle peut être verticale ou horizontale. Dans le premier cas, les prélèvements obligatoires (sous forme d’impôts) permettent un transfert de revenus des catégories ayant les revenus les plus élevés vers celles ayant les revenus les moins élevés. Pour la redistribution horizontale, les cotisations sociales, autre type de prélèvement obligatoire, permettent de financer un revenu de remplacement pour couvrir certains risques sociaux, la maladie ou le chômage par exemple.

Conclusion

Pour lutter contre les inégalités injustes, les pouvoirs publics peuvent contribuer à la réduction de ces inégalités par la « discrimination positive » ou par un système de redistribution des revenus.