Pratiques agricoles et maïs

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Annales corrigées
Classe(s) : Tle S | Thème(s) : La plante domestiquée
Type : Restitution des connaissances | Année : 2012 | Académie : Inédit
Unit 1 - | Corpus Sujets - 1 Sujet
 
Pratiques agricoles et maïs

La plante domestiquée

Corrigé

30

Ens. spécifique

svtT_1200_00_25C

Sujet inédit

restitution des connaissances • 8 points

> En vous appuyant sur le document proposé, indiquez comment se fait la fécondation chez le maïs, puis exposez les opérations qui permettent de réaliser une autofécondation ou d’obtenir des grains de maïs hybrides issus du croisement de deux variétés A et B.

Document

Le pied de maïs et ses inflorescences

Un pied de maïs présente deux types d’inflorescences (groupes de fleurs), les unes situées à l’extrémité de la tige, les autres (les épis) à l’aisselle des feuilles.


Comprendre le sujet

  • Analyser les données sur les inflorescences pour arriver à préciser le sexe des fleurs et aboutir à l’idée que la fécondation peut être croisée (cas le plus fréquent) ou non (autofécondation).
  • Ce sont les conclusions qui permettent d’expliquer l’intérêt des opérations pratiquées : comment empêcher la fécondation croisée si l’on veut que la plante s’autoféconde ? Comment faire pour que les fleurs d’une lignée soient uniquement fécondées par le pollen d’une autre lignée ?

Mobiliser ses connaissances

Les techniques de croisement permettent d’obtenir de nouvelles plantes qui n’existent pas dans la nature (nouvelles variétés, hybrides…).

Corrigé

I. La fécondation chez le maïs

  • Les fleurs de l’inflorescence situées à l’extrémité de la tige possèdent uniquement des étamines. Ce sont donc des fleurs mâles.
  • Les fleurs de l’épi, ne possédant qu’un pistil, sont des fleurs femelles.
  • Le pollen émis par les fleurs mâles mûres d’un plant, transporté par le vent, peut féconder des plants situés à distance dont les fleurs femelles sont à maturité. Un grain de pollen arrivé sur le stigmate d’une fleur femelle germe, donnant un tube pollinique qui véhicule un gamète mâle qui féconde le gamète femelle située à l’intérieur de l’ovule.
  • L’œuf résultant de cette fécondation se développe en un embryon et l’ovule se transforme en grain. Chaque grain de l’épi se forme de cette façon.
  • Dans les conditions naturelles, la fécondation du maïs est croisée mais l’autofécondation n’est pas impossible.

II. La réalisation artificielle de l’autofécondation

  • Pour réaliser l’autofécondation d’une plante, il faut donc rendre impossible la fécondation croisée.
  • En recouvrant d’un sachet l’épi de maïs d’un pied, on empêche l’arrivée de pollen étranger. En recouvrant d’un sachet la panicule de fleurs mâles, on recueille le pollen produit par les fleurs du pied. En répandant le seul pollen produit par le pied sur les styles des fleurs femelles du même pied, on s’assure de l’autofécondation.
  • Le replacement du sachet sur l’épi après la pollinisation artificielle réalisée par l’Homme empêche toute arrivée de pollen produit par un autre plant.

III. La réalisation artificielle de l’hybridation

  • Pour réaliser une hybridation entre deux lignées pures sélectionnées, il faut interdire tout apport de pollen n’appartenant pas à ces lignées, d’où l’importance de l’isolement de la parcelle où elles sont cultivées.
  • En étêtant tous les pieds d’une lignée (A par exemple), on supprime la production de pollen par ces plantes (castration) ; elles se comportent donc comme des plantes uniquement femelles. Le seul pollen produit dans la parcelle est celui de la lignée B, et l’alternance des rangées des deux lignées fait que le pollen atteint facilement les épis des plantes de la lignée A.
  • Seules les plantes de la lignée femelle A produiront des épis contenant uniquement des semences hybrides. Les épis de la lignée B ne possèderont pas de semences hybrides : les fleurs femelles auront été fécondées par du pollen appartenant à la même lignée.