Rabelais, Pantagruel ; Montaigne, Essais

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Annales corrigées
Classe(s) : 1re STI2D - 1re STMG - 1re ST2S - 1re STL
Type : Sujet d'oral | Année : 2014 | Académie : Inédit
 
Unit 1 - | Corpus Sujets - 1 Sujet
 
Rabelais, Pantagruel ; Montaigne, Essais
 
 

Oral

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Onglet

65

CORRIGE

 

Sujet d’oral no 5

Humanisme et Renaissance

> Montrez, par la comparaison de ces deux programmes d’éducation, l’évolution de la pensée humaniste.

DOCUMENT 1

 

Le géant Gargantua écrit à son fils Pantagruel parti étudier à Paris, une lettre dans laquelle il définit ce qu’est pour lui la formation d’un humaniste.

Très cher fils,

[…] je t’engage à employer ta jeunesse à bien progresser en savoir et en vertu. Tu es à Paris, tu as ton précepteur Épistémon : l’un par un enseignement vivant et oral, l’autre par de louables exemples, peuvent te former.

J’entends et je veux que tu apprennes parfaitement les langues : premièrement le grec, comme le veut Quintilien1 ; deuxièmement le latin ; puis l’hébreu pour les saintes Lettres, le chaldéen et l’arabe2 pour la même raison ; et que tu formes ton style sur celui de Platon pour le grec, sur celui de Cicéron pour le latin. Qu’il n’y ait d’étude scientifique que tu ne gardes présente en ta mémoire et pour cela tu t’aideras de l’Encyclopédie universelle des auteurs qui s’en sont occupés.

Des arts libéraux3 : géométrie, arithmétique et musique, je t’en ai donné le goût quand tu étais encore jeune, à cinq ou six ans ; continue ; de l’astronomie, apprends toutes les règles, mais laisse-moi l’astrologie, comme autant d’abus et de futilités.

Et quant à la connaissance de l’histoire naturelle, je veux que tu t’y adonnes avec zèle : qu’il n’y ait ni mer, ni rivière, ni source dont tu ignores les poissons ; tous les oiseaux du ciel, tous les arbres, arbustes, et les buissons des forêts, toutes les herbes de la terre, tous les métaux cachés au ventre des abîmes, les pierreries de tous les pays de l’Orient et du Midi, que rien ne te soit inconnu.

Puis relis soigneusement les livres des médecins grecs, arabes et latins, sans mépriser les Talmudistes4 et les Cabalistes5, et, par de fréquentes dissections, acquiers une connaissance parfaite de l’autre monde qu’est l’homme. Et pendant quelques heures du jour, va voir les saintes Lettres : d’abord en grec le Nouveau Testament et les épîtres des apôtres, puis, en hébreu, l’Ancien Testament.

En somme, que je voie en toi un abîme de science car, maintenant que tu deviens homme et te fais grand, il te faudra quitter la tranquillité et le repos de l’étude pour apprendre la chevalerie et les armes afin de défendre ma maison, et de secourir nos amis dans toutes leurs difficultés causées par les assauts des malfaiteurs.

Et je veux que, bientôt, tu mesures tes progrès ; cela, tu ne pourras mieux le faire qu’en soutenant des discussions publiques, sur tous les sujets, envers et contre tous, et qu’en fréquentant les gens lettrés tant à Paris qu’ailleurs.

Mais – parce que, selon le sage Salomon6, Sagesse n’entre pas en âme malveillante et que science sans conscience n’est que ruine de l’âme – tu dois servir, aimer et craindre Dieu, et mettre en Lui toutes tes pensées et tout ton espoir ; […]

Mon fils, que la paix et la grâce de Notre-Seigneur soient avec toi. Amen.

D’Utopie7, ce dix-septième jour du mois de mars,

ton père, Gargantua.

François Rabelais, Pantagruel, chap. VIII, 1532 ; édition en ­français moderne par Guy Demerson, Éditions du Seuil, 1973 et 1995.

1. Quintilien : rhéteur et pédagogue latin du ier siècle après J.-C.

2. Langues nécessaires à l’étude de l’Écriture sainte.

3. Arts libéraux : principales disciplines de l’enseignement.

4. Talmudistes : philosophes scolastiques du xive siècle, incarnant l’obscurité de la pensée médiévale.

5. Cabalistes : commentateurs expliquant le sens caché de l’Ancien Testament.

6. Salomon : roi de la Bible, particulièrement sage et juste.

7. Utopie : pays imaginaire dont le gouvernement idéal rend les gens heureux, imaginé par Thomas More.

DOCUMENT 2

 

Montaigne propose des directives pour l’éducation d’un jeune noble.

[…] Je voudrais aussi qu’on fût soigneux de lui1 choisir un guide2 qui eût plutôt la tête bien faite que bien pleine, et qu’on exigeât chez celui-ci les deux qualités, mais plus la valeur morale et l’intelligence que la science, et [je souhaiterais] qu’il3 se comportât dans [l’exercice de] sa charge d’une nouvelle manière.

On ne cesse de criailler à nos oreilles [d’enfants], comme si l’on versait dans un entonnoir, et notre rôle, ce n’est que redire ce qu’on nous a dit. Je voudrais que le précepteur corrigeât ce point [de la méthode usuelle], et que, d’entrée, selon la portée de l’âme qu’il a en main, il commençât à la mettre sur la montre4, en lui faisant goûter les choses, les choisir et discerner d’elle-même5, en lui ouvrant quelquefois le chemin, quelquefois en le lui laissant ouvrir. Je ne veux pas qu’il invente et parle seul, je veux qu’il écoute son disciple parler à son tour. […]

Qu’il6 ne demande pas seulement [à son élève] de lui répéter les mots de sa leçon [qu’il lui a faite] mais de lui dire leur sens et leur substance, et qu’il juge du profit qu’il en aura fait, non par le témoignage de sa mémoire, mais par celui de sa vie. Ce que [l’élève] viendra d’apprendre, qu’il le lui fasse mettre en cent formes et adaptées à autant de sujets différents, pour voir s’il l’a dès lors bien compris et bien fait sien. […]

Aussi bien est-ce une opinion reçue d’un chacun, que ce n’est pas raison de nourrir un enfant au giron de ses parents. Cette amour naturelle les attendrit trop et relâche, voire les plus sages. Ils ne sont capables ni de châtier ses fautes, ni de le voir nourri grossièrement, comme il faut, et hasardeusement. Ils ne le sauraient souffrir revenir suant et poudreux de son exercice, boire chaud, boire froid, ni le voir sur un cheval rebours, ni, contre un rude tireur, le fleuret au poing ; ni la première arquebuse. Car il n’y a remède : qui en veut faire un homme de bien, sans doute il ne le faut épargner en cette jeunesse, et souvent choquer les règles de la médecine :

« Qui passe sa vie en plein air dans les périls. »

Ce n’est pas assez de lui roidir l’âme ; il lui faut aussi roidir les muscles.

Michel de Montaigne, Essais, livre I, chap. 26 (1580-1595) ; ­édition en ­français moderne par A. Lanly,

Éditions Honoré Champion, 1989.

1. Lui : au futur élève.

2. Guide : précepteur.

3. Il : le précepteur.

4. Montre : piste où l’on présente les chevaux pour le galop d’essai.

5. L’âme elle-même, c’est-à-dire l’élève.

6. Il : le précepteur.

PRÉPARATION

Tenir compte de la question

  • La question porte globalement sur la notion d’« humanisme ». Mais elle invite à discerner des nuances dans la pensée et les points de vue humanistes et restreint l’analyse aux principes d’éducation.
  • « évolution » indique que vous devez tenir compte de la différence de date de composition des textes (1532 et 1580), donc du contexte politico-social.
  • Utilisez dans vos titres d’axes les mots de la question ou un synonyme.

Trouver les axes

 

Conseil

Pour la lecture analytique ou le commentaire comparé, il faut mener de front l’étude des deux textes. Comparer la « définition » des deux textes permet de noter les ressemblances et les différences.

  • Utilisez les pistes de la question, mais composez aussi la « définition » des deux textes.
  • On peut choisir entre deux types de plans.

Premier type de plan :

1. Ressemblances ou analogies entre les deux textes. 2. Différences entre les deux textes. 3. Éventuellement, explication(s) de ces différences.

Deuxième type de plan : par centres d’intérêt ou idées directrices, avec, éventuellement, la démarche « ressemblances/différences » à l’intérieur de chaque centre d’intérêt.

Nous avons opté ici pour le premier type de plan.

  • Texte de François Rabelais
 

Lettre (genre) d’un père à son fils (situation d’énonciation), injonctive [qui prodigue des conseils] et argumentative (types de texte), sur l’éducation et les études et sur les principes de vie (thème), didactique, lyrique (registres), enthousiaste (adjectif), pour définir les principes éducatifs et les valeurs humanistes (buts).

  • Texte de Michel de Montaigne
 

Extrait d’autobiographie (genre) qui argumente (type de texte) sur l’éducation et les études (thème), didactique (registre), contrasté (adjectif), pour définir les principes éducatifs et les valeurs humanistes (buts).

> Première piste : cherchez les ressemblances en ce qui concerne les conditions d’éducation, les méthodes contestées et prônées, les valeurs proposées.

> Deuxième piste : repérez les différences en ce qui concerne les matières, le volume de connaissances, les méthodes…

> Troisième piste : à l’aide de ces deux textes, dégagez des constantes dans la définition de la « philosophie humaniste » de l’éducation ; en quoi ces deux textes sont-ils complémentaires ? Qu’est-ce qui explique les différences de points de vue ?

Pour bien réussir l’oral : voir guide méthodologique.

Humanisme et Renaissance : voir mémento des notions.

PRÉSENTATION

Introduction

[Amorce] Conscient de l’importance de la formation dans la construction d’un « homme » véritable, le mouvement humaniste de la Renaissance accorde une place prépondérante à la question de l’éducation.

[Présentation des textes] Ainsi Rabelais, dans Pantagruel, qui date de 1532, raconte la formation et la vie d’un jeune géant imaginaire : au chapitre III, le géant Gargantua, sentant venir sa mort prochaine, envoie à son fils Pantagruel parti étudier à Paris une lettre testament dans laquelle il lui prodigue ses conseils d’éducation et de vie. Quelque cinquante ans plus tard, Montaigne, dans ses Essais, qui datent de 1580, relate ses « expériences », fait part de ses conseils aux futurs précepteurs de jeunes enfants nobles.

[Rappel de la question] Quelle évolution ces textes révèlent-ils des principes éducatifs humanistes ?

[Annonce des axes] Bien que ces deux écrivains humanistes aient, sur l’éducation, des idées assez proches [I], certaines oppositions nuancent leurs conceptions [II]. Cette différence de vue s’explique par la différence de leur tempérament et du contexte d’écriture. Mais les deux textes permettent de dégager des constantes dans l’idéal éducatif humaniste et d’en percevoir la modernité [III].

I. Les ressemblances

1. Les conditions

  • Les deux « programmes » exposés décrivent une éducation personnalisée et individuelle et exigent un précepteur pour l’élève (« ton précepteur Épistémon »/« choisir un guide »).
  • Ce maître a pour rôle de diriger et guider l’élève : Épistémon forme Pantagruel par de « louables exemples » ; dans presque toutes les phrases du texte de Montaigne, c’est le précepteur (« il ») qui est sujet des verbes d’action indiquant la guidance : « Qu’il ne demande pas seulement, qu’il le lui fasse mettre […] pour voir ».
  • L’éducation est un souci de tous les instants, à pratiquer sans relâche : Rabelais demande du « zèle » et multiplie les indications temporelles (« puis, pendant quelques heures du jour, d’abord/puis, fréquentes ») ; Montaigne conseille de faire « mettre en cent formes » ce qui vient d’être appris.

2. Les méthodes

Les deux humanistes soulignent que toute éducation exige :

  • d’apprendre : Rabelais multiplie les mots du vocabulaire de l’apprentissage et de la mémoire (« apprends, apprennes, que tu ne gardes en ta mémoire, connaissance, science [= savoir] ») ; Montaigne conseille de faire « répéter [à l’élève] les mots de sa leçon » et de redire « ce qu’il viendra d’apprendre » ;
  • mais aussi de comprendre : Pantagruel doit être capable de « souten[ir] des discussions publiques » ; l’élève de Montaigne doit savoir « dire [le] sens et [la] substance de sa leçon », « pour voir s’il l’a […] compris[e] ».

3. La finalité de l’éducation et la critique des méthodes du temps

  • Ces deux idéaux d’éducation prennent en compte toutes les composantes de l’être humain :
  • le corps : Pantagruel « appren[d] la chevalerie et les armes » ; l’élève de Montaigne s’exerce les « muscles » sur « un cheval […] le fleuret au poing » ;
  • l’esprit, l’intelligence logique et les facultés de raisonnement, désignées par les termes de « science » et d’« intelligence » ;
  • l’âme : Rabelais veut cultiver la « conscience », Montaigne entend « former » un « homme de bien ». L’éducation a un but moral.
  • Tous deux préconisent un enseignement vivant, pratique, autant oral qu’écrit : Rabelais parle d’ « enseignement vivant et oral », Montaigne fait « goûter les choses » et mentionne le « témoignage […] de sa vie ».
  • Les sources : référence permanente à l’antiquité grécoromaine (auteurs grecs : Aristote, Platon, et romains : Pline, Quintilien).
  • Les deux auteurs construisent leur idéal éducatif à partir de la critique des méthodes éducatives (scolastiques) de leur temps (« laisse-moi l’astrologie… » ; « l’on corrigeât ce point de méthode usuelle »).

II. Les différences

1. La situation d’énonciation et le ton

  • La lettre de Gargantua est le testament spirituel d’un père – personnage fictif – à son fils et d’un roi à son successeur ; d’où un mélange d’intimité et de solennité dans le ton, parfois injonctif (« j’entends et je veux », impératifs), et un certain lyrisme (rythme et ampleur des phrases, énumérations…).
  • L’« essai » de Montaigne est une réflexion personnelle destinée à une de ses amies, la comtesse de Gurson, qu’il veut conseiller et convaincre ; d’où le ton plus didactique (« Je voudrais que » à deux reprises, « Je ne veux pas que » ; groupes binaires équilibrés ; procédés de la généralisation : « on », présent).

2. Les matières

  • Le programme est bien plus lourd chez Rabelais (mais les nombreuses énumérations marquent le souci de préciser « toutes » les matières à travailler). Il insiste sur l’exhaustivité du savoir (« toutes/tous » ; métaphore de l’« abîme de science »). Montaigne s’écarte de ces ambitions démesurées.
  • Les références à la religion sont nombreuses chez Rabelais (relever le lexique de la religion), absentes chez Montaigne.

3. Les méthodes

  • Montaigne refuse le par cœur systématique et la répétition telle quelle (métaphore de l’entonnoir et du gavage ; « redire ce qu’on nous a dit »), somme toute privilégiés chez Rabelais. Pour Montaigne, il faut apprendre à comprendre plutôt qu’apprendre tout court ; c’est le sens de la formule bien frappée : « plutôt la tête bien faite que bien pleine ».
  • Le précepteur chez Montaigne laisse plus d’autonomie à l’élève (métaphore équestre : « mettre sur la montre » ; « choisir […] d’elle-même », « en lui laissant ouvrir le chemin ») et accorde une grande importance au dialogue enseignant-enseigné (« parler à son tour », « de lui dire »). Chez Rabelais, moins de place est laissée à l’initiative de l’élève, presque toujours en situation de recevoir l’enseignement des autorités.
  • Montaigne souligne la nécessité de mettre l’élève en situation de réinvestir ses connaissances et de les appliquer dans « la vie » pratique. Il conseille de juger l’élève plus sur sa « vie », son comportement que sur son savoir.

III. Des programmes complémentaires et modernes

1. À contexte différent, conceptions de l’éducation différentes

Les différences s’expliquent par les différences de contexte d’écriture.

  • Les deux auteurs sont de formation et de tempérament différents : l’un est un moine autodidacte, érudit, l’autre un philosophe.
  • Ils appartiennent à des générations différentes : le programme de Rabelais est marqué par l’enthousiasme du début du siècle (et par son tempérament) ; celui de Montaigne est marqué par les interrogations nuancées de la seconde moitié du siècle (guerres de religion) et est empreint de tempérance et d’esprit critique. Rabelais a eu le mérite de souligner l’importance de la science ; Montaigne a mis l’accent sur la formation du jugement.
  • Ils s’adressent à un lectorat différent : l’un veut divertir par une parodie d’épopée un lectorat très large ; l’autre écrit en philosophe.
  • Ils diffèrent dans leur projet : la lettre de Gargantua vise à former un futur roi dont la devise « Science sans conscience n’est que ruine de l’âme » (analyser la construction et le jeu sur les mots) est un principe de gouvernance ; Montaigne a pour but de former un esprit cultivé et autonome.

2. Une complémentarité qui dessine l’idéal humaniste

Cependant la combinaison de ces programmes, complémentaires, définit l’idéalhumaniste :

  • l’un insiste sur l’appétit de savoir et, tout en formant un homme complet, veut qu’il ait une « tête bien pleine » ;
  • l’autre est plus souple sur les matières mais insiste davantage sur l’implication personnelle de l’élève, la nécessité de le faire participer.

3. Des points de vue très modernes

Cependant l’un et l’autre, s’opposant à l’éducation scolastique médiévale, sont « révolutionnaires » pour l’époque. Ils s’approchent des conceptions éducatives modernes (sport et éducation physique, diversification des matières et formation complète, importance de l’expérimentation, participation de l’élève…).

Conclusion

L’importance apportée au problème de l’éducation confirme la foi en l’homme qui a marqué la Renaissance et est une composante de l’engagement humaniste pour une nouvelle vision de l’homme. Ces principes éducatifs ont fortement marqué les tendances actuelles de l’enseignement : équilibre entre activités manuelles, physiques et intellectuelles, initiative laissée à l’élève, importance des exercices d’application mais aussi développement de l’esprit critique… Seule l’exigence d’un précepteur particulier ne correspond plus aux réalités modernes.

ENTRETIEN

L’examinateur pourrait débuter l’entretien par la question suivante.

Quelle conception de l’homme et du monde et quelles valeurs révèlent les programmes d’éducation humanistes ?

Mettez en relation ce que vous avez appris en cours des caractéristiques majeures de la pensée humaniste et de ses valeurs. Il faut créer des liens entre les lectures analytiques et les deux textes que vous venez d’étudier.

L’entretien pourra se poursuivre dans diverses directions, par exemple :

  • Peut-on parler d’humanisme de nos jours ?
  • Quels sont les points communs et les différences entre l’humanisme du xvie siècle et celui du xxe siècle ?
  • Comment comprenez-vous la phrase de Gargantua : « Science sans conscience n’est que ruine de l’âme » ?

Pour réussir l’entretien : voir guide méthodologique.

Pistes pour répondre à la première question

L’importance accordée par les humanistes à l’éducation traduit :

  • leur foi en la possibilité de former, d’amender tout être humain (une part importante est accordée à l’acquis par rapport à l’inné) et leur conscience de l’importance de l’enfance dans la formation de l’homme ;
  • leur foi dans l’importance du choix de modèles à imiter (les Anciens et le précepteur notamment), mais aussi la primauté accordée à la formation du jugement, donc à l’autonomie de pensée.