Solidarité mécanique et solidarité organique

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Annales corrigées
Classe(s) : Tle ES | Thème(s) : Intégration, conflit, changement social
Type : Mobilisation des connaissances | Année : 2013 | Académie : France métropolitaine
 
Unit 1 - | Corpus Sujets - 1 Sujet
 
Solidarité mécanique et solidarité organique
 
 

Intégration, conflit, changement social

sesT_1309_07_03C

Ens. spécifique

32

CORRIGE

 

France métropolitaine • Septembre 2013

mobilisation des connaissances • 3 points

> Le développement de la solidarité organique dans les sociétés modernes entraîne-t-il la disparition de la solidarité mécanique ?

Entrer dans le sujet, définir les mots-clés

La solidarité mécanique est la forme du lien social des sociétés traditionnelles reposant sur la similitude des individus.

La solidarité organique est une autre forme du lien social, caractérisée par la complémentarité entre les individus dans les sociétés modernes.

Le sujet demande de montrer que, même si la solidarité organique est dominante, il existe encore des exemples de solidarité mécanique.

Structurer sa réponse

Après avoir vu comment la solidarité organique remplace la solidarité mécanique, il faut montrer que cette dernière subsiste dans les sociétés modernes.

Corrigé

Introduction

Dans De la division du travail social (1893), Émile Durkheim montre que la solidarité organique s’est substituée à la solidarité mécanique dans les sociétés modernes. Cependant, il apparaît que la solidarité mécanique n’a pas totalement disparu.

Développement

Dans les sociétés traditionnelles, le lien social repose sur la ressemblance. En effet, dans un contexte où les membres de la société ont des comportements et des activités peu différenciés, la « conscience collective » s’impose aux individus.

Avec le développement de la division du travail, les individus se différencient les uns des autres, leur « conscience individuelle » s’affirme. Cependant, cette solidarité organique entraîne des liens de complémentarité entre les membres de la société favorisant le maintien du lien social. Pour Durkheim, la solidarité organique est la caractéristique des sociétés modernes, marquées par la montée de l’individualisme.

Cependant, la solidarité mécanique n’a pas totalement disparu, et le lien social implique toujours le partage de croyances et de valeurs communes : les croyances religieuses lient les pratiquants dans une véritable communauté de « croyants » ; l’adhésion à certaines associations résulte de l’existence de valeurs identiques pour leurs membres ; les adolescents restent soumis aux contraintes de la mode s’ils veulent continuer à être intégrés à leur groupe…

Conclusion

Si le lien social dans les sociétés modernes répond à la logique de la solidarité organique, la solidarité mécanique, dans certains cas (religion, associations, groupe « jeunes »), joue toujours un rôle important.