Sujet de type Bac pro

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Annales corrigées
Classe(s) : Séries industrielles - Séries tertiaires | Thème(s) : Sujet de Bac pro complet
 

SUJET

PREMIÈRE PARTIE 20 points

Situation A

Musique trop forte : les jeunes intoxiqués au bruit

Écouter la musique à fond dans son casque de manière prolongée est devenu monnaie courante chez de nombreux jeunes. Une pratique non sans risque pour leur audition. À l’occasion de la Semaine du son, une étude Ipsos révèle que les trois quarts des 15-30 ans ont déjà eu des bourdonnements ou des sifflements dans les oreilles.

Les troubles auditifs ne sont plus réservés aux personnes âgées. Avec l’usage du casque et des écouteurs, les 15-30 ans sont aussi touchés. Ils sont pourtant conscients des risques pour 98 % d’entre eux.

« Je n’arrive pas à me dire : “Mathieu, il faut que tu baisses la musique, parce que sinon tu risques de perdre tes oreilles”. » À 18 ans, il écoute du rap, du RnB, du zouk « tout le temps à fond, au maximum du volume » pour « se sentir mieux ». « Quand je baisse un peu, j’ai l’impression que je n’entends plus la musique », se défend-il. Et le soir, il s’endort avec ses écouteurs. Au réveil, « j’ai les oreilles comme bouchées » et « souvent des acouphènes ».

Mathieu fait partie des 10 % des 15-30 ans qui ne baissent jamais le volume et des trois quarts qui ont déjà eu des bourdonnements ou sifflements dans les oreilles. « Quand on est jeune, on a du mal à imaginer qu’on va vieillir, on a besoin de tester ses limites. Écouter de la musique forte, c’est un plaisir, dangereux, mais un plaisir », analyse Alain Londero, ORL à l’hôpital Georges-Pompidou à Paris, qui a participé à une étude Ipsos publiée à l’occasion de la Semaine du son. D’autant que 89 % des 15-30 ans sont de grands adeptes du casque audio et des écouteurs qu’ils utilisent en particulier avant d’aller se coucher (61 %). Un « facteur aggravant de l’exposition sonore », selon Alain Londero. « Le son, c’est une pression. Plus le casque est obstructif, plus les oreillettes bouchent le conduit, moins il y a de possibilité pour le son de s’échapper. Toute l’énergie est concentrée sur le tympan », explique-t-il.

Source : https://www.futura-sciences.com/magazines/sante/infos/actu/d/audition-mu...

1. À partir de la situation A :

1.1. Identifier le problème posé. (1 pt)

1.2. Renseigner le tableau. (3 pts)

Qui ?

Qui est concerné par le problème ?

 

Quand ?

Dans quelles circonstances le problème se produit ?

 

Comment ?

Comment se manifeste le problème chez les personnes concernées ?

 

2. Indiquer le seuil de : (1 pt)

- la fatigue :

- la douleur :

3. Tracer, sur le schéma anatomique de l’oreille, le trajet du son. (1 pt)

p075_1_PB

4. Décrire le mécanisme de la perception du son. (2 pts)

5. Nommer les organes de l’appareil auditif principalement endommagés par la musique trop forte. (1 pt)

6. Indiquer deux atteintes physiologiques et deux atteintes psychologiques du bruit. (2 pts)

7. Proposer deux mesures de prévention individuelle. (2 pts)

8. Mathieu s’endort avec ses écouteurs.

8.1. Énoncer les rôles du sommeil. (2 pts)

8.2. Indiquer deux effets de l’insuffisance de sommeil sur l’activité scolaire de Mathieu. (1 pt)

8.3. Préciser quatre conditions d’un sommeil réparateur. (2 pts)

Situation B

L’achat d’un bien

Mathieu 19 ans, apprenti achète une tablette d’un montant de 500 euros. Le vendeur lui propose un paiement sur trois mois à partir de la date d’achat. Il effectue le premier versement par carte bancaire et les deux suivants par prélèvement automatique.

9. À partir de la situation B :

9.1. Distinguer deux intérêts et deux limites des modes de paiement choisis par Mathieu, sous forme de tableau. (1,5 pt)

9.2. Citer un autre moyen de paiement que Mathieu aurait pu utiliser. (0,5 pt)

Deuxième partie 20 points

Première sous-partie (8 points)

Situation C

Le cas de Gaston chaudronnier-métallier

Depuis six ans, Gaston est chaudronnier-métallier dans l’entreprise Metaloc. Dans son activité il est chargé d’ébavurer des tôles. Cette activité représente un tiers de son travail. Aujourd’hui, en soulevant une tôle non ébavurée, il s’est coupé à la main et la plaie ne saigne pas abondamment.

10. À partir de la situation C :

10.1. Identifier le type de risque décrit. (0,5 pt)

10.2. Renseigner le schéma du principe d’apparition du dommage. (2,5 pts)

PB_Bac_13536_PSEpro_TT_13_doc1

10.3. Évaluer le risque en vous aidant de l’annexe 1. (1,5 pt)

Estimation du risque

Niveau de gravité du dommage

 

Niveau de probabilité d’apparition du dommage

 

Évaluation du risque

 

10.4. Proposer deux exemples de mesures de prévention. (0,5 pt)

11. Citer les quatre étapes, par ordre chronologique, de l’intervention du secouriste SST (sauveteur secouriste du travail). (1 pt)

12. Nommer et justifier les gestes de secours que doit pratiquer le secouriste. (2 pts)

Deuxième sous-partie (12 points)

Situation D

Le cas de Mickaël, serrurier

« Un poste pas si simple que ça »

Michaël, 22 ans, 1,75 m, titulaire d’un bac pro Maintenance, travaille depuis deux ans dans l’entreprise Vachette qui fabrique des clés de serrure.

Michaël doit usiner des stators à partir de barres de laiton. Il utilise trois machines. Il doit effectuer deux actions principales pour assurer le flux de production :

- l’installation des barres de laiton à l’entrée des Guliani ;

- l’alimentation de la goulotte de l’amenage de la Mikron.

Lors de ses déplacements, il est gêné par l’encombrement de l’espace et une marche située entre la Guliani 2 et la Mikron.

Michaël procède de la façon suivante : il prend une barre de laiton, penché, la pose sur un support, fait une marque au feutre à l’extrémité puis la positionne sur la Guliani 2. Il maintient la barre de la main gauche sur le support et programme l’usinage. Les stators débités tombent en vrac dans un bac en métal. Pendant le déroulement automatique de cette opération, Michaël revient à la Guliani 1 en passant par la marche ; se penche, prend une barre de laiton et l’engage dans la tête de sciage. Puis, il va alimenter la 3e machine, la Mikron : il prend les pièces débitées qui sont sur l’escargot et, bras levés, il charge la goulotte de l’amenage de la machine qui est placée à deux mètres de haut. Il doit orienter les stators pour les engager, et faire 3 allers-retours pour assurer le chargement.

Ensuite, il prend quelques stators usinés par la Mikron et se dirige au poste de contrôle 1 pour les vérifier (poste assis). Il se retourne, observe que la goulotte est vide et revient l’alimenter : lève les bras, fait 4 allées et venues pour la remplir.

Il range les stators qui sortent de la Mikron dans un panier car s’ils s’accumulent, ils remontent dans le goulot et bloquent la machine ; puis il revient charger des pièces dans la goulotte. Quand il a un peu de temps, il prélève quelques pièces brutes débitées par la Guliani 2 et va les vérifier au poste de contrôle 2 : bavures, état de surface, cotes…

Il revient à la Guliani 2, manipule la commande, enlève la chute de la barre, se penche pour prendre une nouvelle barre et recommence les opérations précédentes.

Michaël assure aussi la maintenance de ces trois machines et l’évacuation des bacs à copeaux.

L’entreprise apprécie l’efficacité du travail de Michaël : la qualité et la quantité sont assurées en règle générale.

Quelques remarques de Michaël lors de l’entretien :

« En fin de journée, j’ai mal aux jambes, à force d’escalader les marches. Je passe au moins une vingtaine de fois par heure […]. Même si le niveau sonore de l’atelier est de 100 dB(A) je ne suis pas gêné car je porte toujours mes bouchons d’oreilles. Cela fait drôle les 10 premières minutes, puis on n’y pense plus […]. Actuellement je commence à avoir des douleurs lombaires. Le mois dernier j’avais une tendinite de l’épaule droite et j’ai les mains esquintées, des coupures, des copeaux qui rentrent dans la peau. Bon, j’aime bien mon travail, mais j’ai quand même demandé à mon patron la possibilité de tourner sur d’autres postes. […] »

Source : INRS ED 1547, « Un poste pas si simple que ça ».

13. À partir de l’analyse de la situation D :

13.1. Compléter le schéma de compréhension en vous aidant de l’annexe 2. (4 pts)

PB_Bac_13536_PSEpro_TT_13_doc2

13.2. Tracer sur le schéma de compréhension, à partir de l’effet tendinite à l’épaule droite, les liens de causalité entre cet effet et les déterminants via le travail réel. (1 pt)

13.3. Formuler l’hypothèse relative à la tendinite à l’épaule droite en recopiant et complétant les phrases suivantes. (1 pt)

Il semble que …………………………….…………………………….

et le fait que l’entreprise……………conduisent Mickael ………………

ce qui pourrait expliquer…………………………….

13.4. Proposer un outil de validation de cette hypothèse. (0,5 pt)

13.5. Proposer deux solutions ou améliorations possibles des conditions de travail de Mickaël pour réduire le problème de « tendinite à l’épaule ». (0,5 pt)

13.6. Citer deux critères qui permettront à l’entreprise de choisir les actions de prévention adaptées. (0,5 pt)

14. Indiquer les conditions nécessaires pour que la tendinite de l’épaule de Mickaël soit reconnue comme maladie professionnelle en vous aidant de l’annexe 3. (1 pt)

15. Lors de la visite médicale périodique, Mickaël évoque aussi au médecin du travail ses douleurs lombaires.

15.1. Préciser les deux principaux rôles du médecin du travail. (0,5 pt)

15.2. Décrire les trois atteintes possibles du disque intervertébral qui peuvent être à l’origine des douleurs lombaires illustrées dans le tableau. (1,5 pt)

Nom

Schéma

Description

Lumbago

13441_chap16_Q9_a_DC

 

Sciatique

13441_chap16_Q9_b_DC

 

Hernie discale

13441_chap16_Q9_c_DC

 

16. Mickaël accueille un stagiaire âgé de 17 ans, 75 kilogrammes, pour une période de formation en milieu professionnel pour 4 semaines. Celui-ci sera entre autres amené à porter des charges.

16.1. Indiquer, à partir de l’annexe 4, la charge maximale que peut porter le stagiaire. (0,25 pt)

16.2. Indiquer les cinq principes de sécurité à respecter pour manutentionner les charges. (1,25 pt)

Annexes

Annexe 1 L’estimation et l’évaluation du risque

PB_Bac_13536_PSEpro_TT_13_doc3

Annexe 2 Le plan du poste de Mickaël

13536_FIN_annexe2_STDI

Source : INRS ED 1547, « Un poste pas si simple que ça ».

Annexe 3 Un extrait du tableau de la maladie professionnelle 57

Tableau n° 57 : Affections périarticulaires provoquées par certains gestes et postures de travail

Date de création : décret du 2 novembre 1972 

Dernière mise à jour : décret du 1er août 2012

Désignation des maladies

Délai de prise en charge

Liste limitative des travaux susceptibles de provoquer ces maladies

A. Épaule

Tendinopathie aiguë non rompue non calcifiante avec ou sans enthésopathie de la coiffe des rotateurs

30 jours

Travaux comportant des mouvements ou le maintien de l’épaule sans soutien en abduction avec un angle supérieur ou égal à 60° pendant au moins 3 h 30 par jour en cumulé.

Tendinopathie chronique non rompue non calcifiante avec ou sans enthésopathie de la coiffe des rotateurs objectivée par IRM

6 mois (sous réserve d’une durée d’exposition de 6 mois)

Travaux comportant des mouvements ou le maintien de l’épaule sans soutien en abduction :

 avec un angle supérieur ou égal à 60° pendant au moins 2 h par jour en cumulé ;

 avec un angle supérieur ou égal à 90° pendant au moins 1 h par jour en cumulé.

Rupture partielle ou transfixiante de la coiffe des rotateurs objectivée par IRM

 

Travaux comportant des mouvements ou le maintien de l’épaule sans soutien en abduction :

 avec un angle supérieur ou égal à 60° pendant au moins 2 h par jour en cumulé ;

 avec un angle supérieur ou égal à 90° pendant au moins 1 h par jour en cumulé.

B. Coude

Tendinopathie d’insertion des muscles épicondyliens associée ou non à un syndrome du tunnel radial

1 an (sous réserve d’une durée d’exposition de 1 an)

Travaux comportant habituellement des mouvements répétés de préhension ou d’extension de la main sur l’avant-bras ou des mouvements de prosupination.

Tendinopathie d’insertion des muscles épitrochléens

 

Travaux comportant habituellement des mouvements répétés d’adduction ou de flexion et pronation de la main et du poignet ou des mouvements de prosupination.

[…]

Annexe 4 Les seuils fixés par le Code du travail pour la manutention de charges (articles R 4541.9 - R4153-52)

Femme

Admise à porter des charges maximales de 25 kg.

Homme

Admis à porter de façon habituelle des charges maximales de 55 kg et jusqu’à 105 kg qu’à condition d’avoir été reconnu apte par le médecin du travail.

Jeunes de moins de 18 ans

Admis à être affecté à des travaux comportant des manutentions manuelles qui excèdent 20 % de leur poids total si leur aptitude médicale à ces travaux est constatée.