Textes de J. Giono, A. Camus, J.M.G. Le Clézio (L)

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Annales corrigées
Classe(s) : 1re L | Thème(s) : Le roman et ses personnages : visions de l'homme et du monde - Les questions sur un corpus
Type : Question sur le corpus | Année : 2012 | Académie : Antilles, Guyane
 
Unit 1 - | Corpus Sujets - 1 Sujet & Corrigé
 
Le poids des épreuves
 
 

Le poids des épreuves • Question

Roman

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Antilles, Guyane • Juin 2012

Série L • 4 points

Question

Documents

AJean Giono, Le Chant du monde, 1934.

BAlbert Camus, La Peste, 1957.

CJ. M. G. Le Clézio, Le Chercheur d’or, 1985.

> En comparant les textes, montrez comment les auteurs rendent sensible le rapport des personnages à leur environnement naturel.

Après avoir répondu à cette question, vous traiterez au choix un des sujets suivants : commentaire ; dissertation ou écriture d'invention.

Document A

Antonio vit au bord d’un fleuve qu’il connaît mieux que personne. Au matin, il entre dans l’eau pour savoir s’il n’est pas trop tard dans la saison pour faire descendre des troncs d’arbres, coupés dans la montagne en amont, en les laissant charrier par le fleuve.

Il plongea. Dans l’habitude de l’eau, ses épaules étaient devenues comme des épaules de poisson. Elles étaient grasses et rondes, sans bosses ni creux. Elles montaient vers son cou, elles renforçaient le cou. Il entra de son seul élan dans le gluant du courant.

Il se dit :

« L’eau est épaisse. »

Il donna un coup de jarret. Il avait tapé comme sur du fer. Il ne monta pas. Il avait de longues lianes d’eau ligneuse1 enroulées autour de son ventre. Il serra les dents. Il donna un coup de pied. Une lanière d’eau serra sa poitrine. Il était emporté par une masse vivante.

Il se dit :

« Jusqu’au rouge. »

C’était sa limite. Quand il était à bout d’air il entendait un grondement dans ses oreilles, puis le son devenait rouge et remplissait sa tête d’un grondement sanglant à goût de soufre.

Il se laissa emporter. Il cherchait la faiblesse de l’eau avec sa tête.

Il entendait dans lui :

« Rouge, rouge. »

Et puis le ronflement du fleuve, pas le même que celui d’en haut mais ce bruit de râpe que faisait l’eau en charriant son fond de galets.

Le sang coula dans ses yeux.

Alors, il se tourna un peu en prenant appui sur la force longue du courant ; il replia son genou droit comme pour se pencher vers le fond, il ajusta sa tête bien solide dans son cou et, en même temps qu’il lançait sa jambe droite, il ouvrit les bras.

Il émergeait. Il respira. Il revoyait du vert. Ses bras luisaient dans l’écume de l’eau.

C’étaient deux beaux bras nus, longs et solides, à peine un peu renflés au-dessus du coude mais tout entourés sous la peau d’une escalade de muscles. Les belles épaules fendaient l’eau. Antonio penchait son visage jusqu’à toucher son épaule. À ce moment l’eau balançait ses longs cheveux comme des algues. Antonio lançait son bras loin là-bas devant, sa main saisissait la force de l’eau. Il la poussait en bas sous lui cependant qu’il cisaillait le courant avec ses fortes cuisses.

« L’eau est lourde », se dit Antonio.

Il y avait dans le fleuve des régions glacées, dures comme du granit, puis de molles ondulations plus tièdes qui tourbillonnaient sournoisement dans la profondeur.

« Il pleut en montagne », pensa Antonio.

Il regarda les arbres de la rive.

« Je vais aller jusqu’au peuplier. »

Il essaya de couper le courant. Il fut roulé bord sur bord comme un tronc d’arbre. Il plongea. Il passa à côté d’une truite verte et rouge qui se laissa tomber vers les fonds, nageoires repliées comme un oiseau. Le courant était dur et serré.

« Pluie de montagne, pensa Antonio. Il faut passer les gorges aujourd’hui. »

Enfin il trouva une petite faille dans le courant. Il s’y jeta dans un grand coup de ses deux cuisses. L’eau emporta ses jambes. Il lutta des épaules et des bras, son dur visage tourné vers l’amont. Il piochait de ses grandes mains ; enfin, il sentit que l’eau glissait sous son ventre dans la bonne direction. Il avançait. Au bout de son effort il entra dans l’eau plate à l’abri de la rive. Il se laissa glisser sur son erre2. De petites bulles d’air montaient sous le mouvement de ses pieds. Il saisit à pleines mains une racine qui pendait. Il l’éprouva en tirant doucement puis il se hala sur elle et il sortit de l’eau, penché en avant, au plein du soleil, ruisselant, reluisant. Ses longs bras pendaient de chaque côté de lui souples et heureux. Il avait de bonnes mains aux doigts longs et fins.

« Il faut passer les gorges d’aujourd’hui. Il pleut en montagne, l’eau est dure. Le froid va venir. Les truites dorment, le courant est toujours au beau milieu, le fleuve va rester pareil pour deux jours. Il faut passer les gorges d’aujourd’hui. »

Jean Giono, Le Chant du monde, 1934.

1 Ligneuse : de la nature du bois.

2 Erre : manière d’aller, vitesse acquise (pour un navire).

1 Ligneuse : de la nature du bois.

2 Erre : manière d’aller, vitesse acquise (pour un navire).

Document B

Une épidémie de peste frappe la ville d’Oran, en Algérie, dans les années 1940. La ville est isolée du reste du monde par la quarantaine indispensable pour éviter la propagation du fléau. Un soir, le docteur Rieux et Tarrou, devenus amis au fil des épreuves partagées, vont prendre un bain de mer.

– Avec nos laissez-passer, nous pouvons aller sur la jetée. À la fin, c’est trop bête de ne vivre que dans la peste. Bien entendu, un homme doit se battre pour les victimes. Mais s’il cesse de rien aimer par ailleurs, à quoi ça sert qu’il se batte ?

– Oui, dit Rieux, allons-y.

Un moment après, l’auto s’arrêtait près des grilles du port. La lune s’était levée. Un ciel laiteux projetait partout des ombres pâles. Derrière eux s’étageait la ville et il venait un souffle chaud et malade qui les poussait vers la mer. Ils montrèrent leurs papiers à un garde qui les examina assez longuement. Ils passèrent et à travers les terre-pleins couverts de tonneaux, parmi les senteurs de vin et de poisson, ils prirent la direction de la jetée. Peu avant d’y arriver, l’odeur de l’iode et des algues leur annonça la mer. Puis ils l’entendirent.

Elle sifflait doucement au pied des grands blocs de la jetée et, comme ils les gravissaient, elle leur apparut, épaisse comme du velours, souple et lisse comme une bête. Ils s’installèrent sur les rochers tournés vers le large. Les eaux se gonflaient et redescendaient lentement. Cette respiration calme de la mer faisait naître et disparaître des reflets huileux à la surface des eaux. Devant eux, la nuit était sans limites. Rieux, qui sentait sous ses doigts le visage grêlé des rochers, était plein d’un étrange bonheur. Tourné vers Tarrou, il devina, sur le visage calme et grave de son ami, ce même bonheur qui n’oubliait rien, pas même l’assassinat1.

Ils se déshabillèrent. Rieux plongea le premier. Froides d’abord, les eaux lui parurent tièdes quand il remonta. Au bout de quelques brasses, il savait que la mer, ce soir-là, était tiède, de la tiédeur des mers d’automne qui reprennent à la terre la chaleur emmagasinée pendant de longs mois. Il nageait régulièrement. Le battement de ses pieds laissait derrière lui un bouillonnement d’écume, l’eau fuyait le long de ses bras pour se coller à ses jambes. Un lourd clapotement lui apprit que Tarrou avait plongé. Rieux se mit sur le dos, face au ciel renversé, plein de lune et d’étoiles. Il respira longuement. Puis il perçut de plus en plus distinctement un bruit d’eau battue, étrangement clair dans le silence et la solitude de la nuit. Tarrou se rapprochait, on entendit bientôt sa respiration. Rieux se retourna, se mit au niveau de son ami, et nagea dans le même rythme. Tarrou avançait avec plus de puissance que lui et il dut précipiter son allure. Pendant quelques minutes, ils avancèrent avec la même cadence et la même vigueur, solitaires, loin du monde, libérés enfin de la ville et de la peste. Rieux s’arrêta le premier et ils revinrent lentement, sauf à un moment où ils entrèrent dans un courant glacé. Sans rien dire, ils précipitèrent tous deux leur mouvement, fouettés par cette surprise de la mer.

Habillés de nouveau, ils repartirent sans avoir prononcé un mot. Mais ils avaient le même cœur et le souvenir de cette nuit leur était doux. Quand ils aperçurent de loin la sentinelle de la peste, Rieux savait que Tarrou se disait, comme lui, que la maladie venait de les oublier, que cela était bien, et qu’il fallait maintenant recommencer.

Albert Camus, La Peste, © Éditions Gallimard, 1957.

1 Assassinat : la ville a été obligée de réprimer des soulèvements et des pillages.

1 Assassinat : la ville a été obligée de réprimer des soulèvements et des pillages.

Document C

Le narrateur, Alexis, vit avec sa famille − sa sœur, Laure, son père et sa mère qu’il appelle Mam − à l’île Maurice. Il a huit ans et il se promène seul, car sa grande sœur est fatiguée et son ami Denis absent, quand un ouragan le surprend sur l’Étoile, un promontoire rocheux qui domine la mer.

Je n’arrive pas à détacher mon regard du grand rideau gris qui avance à toute allure sur la vallée, sur la mer, qui engloutit les collines, les champs, les arbres. Déjà le rideau recouvre les brisants1. Puis disparaissent la montagne du Rempart, les Trois Mamelles. Le nuage sombre est passé sur elles, les a effacées. Maintenant il dévale la pente des montagnes vers le Tamarin et l’Enfoncement du Boucan2. Je pense tout à coup à Laure, à Mam, qui sont seules à la maison, et l’inquiétude m’arrache au spectacle de la pluie qui accourt. Je bondis du rocher, et je descends aussi vite que je le peux la pente de l’Étoile, sans hésiter à travers les broussailles qui griffent mon visage et mes jambes. Je cours comme si j’avais une meute de chiens fous à mes trousses, comme si j’étais un cerf échappé d’un « chassé ». Sans comprendre, je retrouve tous les raccourcis, je dévale un torrent sec qui va vers l’est, et en un instant je suis à Panon.

Alors le vent me frappe, le mur de la pluie s’écroule sur moi. Jamais je n’ai ressenti cela. L’eau m’enveloppe, ruisselle sur ma figure, entre dans ma bouche, dans mes narines. Je suffoque, je suis aveuglé, je titube dans le vent. C’est le bruit surtout qui est effrayant. Un bruit profond, lourd, qui résonne dans la terre, et je pense que les montagnes sont en train de s’écrouler. Je tourne le dos à la tempête, je marche à quatre pattes au milieu des buissons. Des branches d’arbres arrachées fouettent l’air, filent comme des flèches. Accroupi au pied d’un grand arbre, la tête cachée dans mes bras, j’attends. L’instant d’après la rafale est passé. La pluie tombe à verse, mais je peux me redresser, respirer, voir où je suis. Les broussailles au bord du ravin sont piétinées. Non loin, un grand arbre comme celui qui m’a abrité est renversé, avec ses racines qui tiennent encore la terre rouge. Je recommence à marcher, au hasard, et tout à coup, dans une accalmie, je vois la butte Saint Martin, les ruines de l’ancienne sucrerie. Il n’y a pas à hésiter : c’est là que je vais m’abriter.

Je connais ces ruines. Je les ai vues souvent, quand je parcourais les friches avec Denis3. Lui n’a pas voulu s’en approcher, il dit que c’est la maison de Mouna, qu’on y bat le « tambour du diable ». Dans les vieux murs, je me blottis dans un recoin, sous un pan de voûte. Mes vêtements trempés collent à ma peau, je grelotte de froid, de peur aussi. J’entends les rafales arriver à travers la vallée. Cela fait le bruit d’un énorme animal se couchant sur les arbres, écrasant les fourrés et les branches, brisant les troncs comme de simples brindilles. Les trombes d’eau avancent sur le sol, entourent les ruines, cascadent vers le ravin. Les ruisseaux apparaissent comme si des sources venaient de naître de la terre. L’eau glisse, s’écarte, fait des nœuds, des tourbillons. Il n’y a plus ni ciel ni terre, seulement cette masse liquide et le vent qui emportent les arbres et la boue rouge. Je regarde droit devant moi, espérant apercevoir le ciel à travers la muraille de l’eau. Où suis-je ? Les ruines de Panon sont peut-être tout ce qui reste sur la terre, le déluge a peut-être noyé tout le monde. Je voudrais prier, mais mes dents s’entrechoquent, et je ne me souviens même plus des paroles. Je me souviens seulement de l’histoire du déluge, que Mam nous lisait dans le grand livre rouge, lorsque l’eau s’est abattue sur la terre et a recouvert jusqu’aux montagnes, et le grand bateau qu’avait construit Noé pour s’échapper, dans lequel il avait enfermé un couple de chaque espèce animale. Mais moi, comment pourrais-je faire un bateau ? Si Denis était là, peut-être qu’il saurait faire une pirogue, ou un radeau avec des troncs. Est-ce parce que les hommes sont endurcis, comme dit mon père, et qu’ils mangent la pauvreté des travailleurs dans la plantation ? Et puis je pense à Laure et à Mam, dans la maison abandonnée, et l’inquiétude m’étreint si fort que je peux à peine respirer. Que sont-elles devenues ? Le vent furieux, la muraille liquide les ont peut-être englouties, emportées, et j’imagine Laure se débattant dans le fleuve de boue, essayant de s’accrocher aux branches des arbres, glissant vers le ravin. Malgré les rafales du vent et la distance, je me lève, je crie : « Laure !… Laure ! »

Mais je me rends compte que cela ne sert à rien, le bruit du vent et de l’eau couvre mes appels. Alors je m’accroupis à nouveau contre la muraille, le visage caché entre mes bras, et l’eau qui ruisselle sur ma tête se mêle à mes larmes, car je ressens un désespoir immense, un vide sombre qui m’avale, sans que je puisse rien faire, et je tombe, assis sur mes talons, à travers la terre liquide.

J. M. G. Le Clézio, Le Chercheur d’or, © Éditions Gallimard, 1985.

1 Brisants : rochers qui affleurent, écueils.

2 Enfoncement du Boucan : nom du terrain sur lequel la maison d’Alexis est bâtie, isolée.

3 Denis : l’ami noir d’Alexis, un peu plus âgé que lui, compagnon de tous ses jeux loin de la maison familiale.

1 Brisants : rochers qui affleurent, écueils.

2 Enfoncement du Boucan : nom du terrain sur lequel la maison d’Alexis est bâtie, isolée.

3 Denis : l’ami noir d’Alexis, un peu plus âgé que lui, compagnon de tous ses jeux loin de la maison familiale.

Comprendre la question

  • « rendre sensible… » signifie : faire comprendre et sentir.
  • « le rapport à leur environnement naturel » signifie : comment les personnages considèrent la nature qui les entoure.
  • « comment » implique d’analyser aussi les moyens utilisés par les auteurs pour que le lecteur comprenne ces rapports personnages-nature.
  • « En comparant » : vous ne devez pas analyser les trois textes successivement mais organiser votre réponse par perspectives ou points de vue.
  • Structurez votre réponse : encadrez-la d’une petite introduction qui situe les documents et reprend la question, et d’une brève conclusion qui rappelle l’intérêt des éléments analysés.
  • Accompagnez chaque remarque d’exemples précis.

>Pour réussir les questions : voir guide méthodologique.

>Le roman : voir mémento des notions.

Corrigé

La réponse se présente sous forme de plan que vous devez rédiger et assortir d’exemples précis extraits des textes du corpus.

[Amorce] Mentionner l’importance des éléments naturels dans la vie des hommes. [Présentation du corpus] Trois textes où la présence de l’eau est très marquée, chez Giono comme élément indispensable à la vie du paysan (le fleuve charrie les troncs d’arbres), chez Camus comme milieu de détente, chez Le Clézio comme force déchaînée sous la forme d’un ouragan.

Le passage du familier à l’exceptionnel

Les textes marquent une gradation dans les rapports des personnages avec la nature, perçue comme de moins en moins familière au fil des textes.

  • Dans Le Chant du monde, Antonio entretient un rapport de familiarité avec le fleuve, de connivence, engendrée par un contact physique très fort (« lianes entourées autour de son ventre ») avec cet élément qui est à la fois un allié et un adversaire dont il sait prendre la mesure.
  • Chez Camus, l’eau aussi est omniprésente et « enveloppe » : la mer est ressentie comme un élément familier qui permet une parenthèse dans le quotidien contraignant (« libérés enfin de la ville et de la peste ») des personnages.
 

Conseil

Pour éviter les répétitions d’une expression clé (ici « environnement naturel »), constituez-vous une réserve de synonymes : nature, milieu, monde, cadre de vie…

  • Chez Le Clézio, le personnage n’est pas immergé dans l’eau ; elle est déversée par un ouragan inattendu (« qui avance à toute allure »). La surprise (« tout à coup ») exclut toute familiarité. Il s’établit, au contraire des autres textes, un rapport de soumission terrifiée de l’enfant (« mais je me rends compte que cela ne sert à rien », « sans que je puisse rien faire ») à l’ouragan ; c’est un moment exceptionnel par sa violence.

Des personnages confrontés aux éléments personnifiés

Les trois auteurs personnifient ou animalisent les éléments pour mieux souligner leur force, que les personnages ressentent pourtant différemment.

  • Dans les deux premiers textes, les éléments sont une puissance positive (« la force du courant ») et revigorante (« fouettés par cette surprise de la mer ») à laquelle s’adaptent souplement les personnages.
  • Chez Le Clézio, au contraire, les éléments sont perçus comme des puissances dévorantes, destructrices (les verbes connotent la violence : « frappe, s’écroule… ») contre lesquelles il semble impossible de lutter. Les notations sensorielles (principalement du toucher et de l’ouïe : le « bruit » effrayant), les émotions d’Alexis sont transcrites par le point de vue interne [exemples].

Des confrontations très différentes

Mais les trois textes se distinguent surtout par leur atmosphère.

  • Dans La Peste, ce sont des retrouvailles heureuses (« étrange bonheur ») entre les hommes − Rieux et Tarrou − et la mer, et l’attente aimante se traduit par la sensualité de leur approche. Le moment du bain est très sensuel.
  • Chez Giono, lors de la confrontation, chacun – l’homme et l’eau − a ses atouts et les fait valoir (« il cherchait la faiblesse de l’eau ; une petite faille »). L’eau est à la fois alliée et adversaire.
  • Chez Le Clézio, la lutte est inégale : l’enfant est en position de victime, traqué par un prédateur terrifiant. Le lecteur assiste au combat d’un monstre et de sa proie avec des sensations physiques [exemples] et des sentiments violents [exemples].

[Conclusion] Le face-à-face entre le personnage et la nature sert souvent de révélateur sur l’homme. Il pose aussi implicitement la question de la condition de l’homme dans la nature, image des forces qui le menacent et que parfois il arrive à dompter, ou même à s’attacher.