Textes de Molière, Feydeau et R. de Obaldia

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Annales corrigées
Classe(s) : 1re STI2D - 1re STMG - 1re ST2S - 1re STL | Thème(s) : Les questions sur un corpus - Le théâtre, texte et représentation
Type : Question sur le corpus | Année : 2011 | Académie : Inédit
Unit 1 - | Corpus Sujets - 1 Sujet
 
Dispute et comique
 
 

Dispute et comique

Corrigé

13

Le théâtre

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Sujet inédit

le texte théâtral et sa représentation • 6 points

Questions

Documents

A – Molière, Le Bourgeois gentilhomme, acte III, scène 3, 1670.

B – Georges Feydeau, Feu la mère de Madame, scène 1, 1908.

C – René de Obaldia, Édouard et Agrippine, scène 1, 1960.

> 1. En quoi ces confrontations entre mari et femme sont-elles comiques ? (3 points)

> 2. Quelle est la visée critique de chacun de ces textes ? (3 points)

Après avoir répondu à ces questions, vous traiterez au choix un des sujets suivants : commentaire ; dissertation ou écriture d'invention.

Document A

Au xviie siècle, les bourgeois étaient riches, mais non reconnus socialement. Les nobles étaient au sommet de l’échelle sociale. M. Jourdain est un bourgeois qui s’est mis en tête d’imiter le comportement des nobles. Pour cela, il prend des cours de danse, de chant, d’armes et de philosophie et s’habille comme eux. Dans l’extrait suivant, Mme Jourdain, son épouse, entre en scène.

Acte III, scène 3

Mme Jourdain, M. Jourdain, Nicole

Mme Jourdain. – Ah, ah ! voici une nouvelle histoire. Qu’est-ce que c’est donc, mon mari, que cet équipage-là1 ? Vous moquez-vous du monde, de vous être fait enharnacher de la sorte ? et avez-vous envie qu’on se raille partout de vous ?

M. Jourdain. – Il n’y a que des sots et des sottes, ma femme, qui se railleront de moi.

Mme Jourdain. – Vraiment on n’a pas attendu jusqu’à cette heure, et il y a longtemps que vos façons de faire donnent à rire à tout le monde.

M. Jourdain. – Qui est donc tout ce monde-là, s’il vous plaît ?

Mme Jourdain. – Tout ce monde-là est un monde qui a raison, et qui est plus sage que vous. Pour moi, je suis scandalisée de la vie que vous menez. Je ne sais plus ce que c’est que notre maison : on dirait qu’il est céans2 carême-prenant3 tous les jours ; et, dès le matin, de peur d’y manquer, on y entend des vacarmes de violons et de chanteurs, dont tout le voisinage se trouve incommodé.

Nicole. – Madame parle bien. Je ne saurais plus voir mon ménage propre ; avec cet attirail de gens que vous faites venir chez vous. Ils ont des pieds qui vont chercher de la boue dans tous les quartiers de la ville, pour l’apporter ici ; et la pauvre Françoise est presque sur les dents, à frotter les planchers que vos biaux4 maîtres viennent crotter régulièrement tous les jours.

M. Jourdain. – Ouais, notre servante Nicole, vous avez le caquet bien affilé pour une paysanne.

Mme Jourdain. – Nicole a raison, et son sens est meilleur que le vôtre. Je voudrais bien savoir ce que vous pensez faire d’un maître à danser à l’âge que vous avez.

Nicole. – Et d’un grand maître tireur d’armes, qui vient, avec ses battements de pied, ébranler toute la maison, et nous déraciner tous les carriaux de notre salle ?

M. Jourdain. – Taisez-vous, ma servante, et ma femme.

Mme Jourdain. – Est-ce que vous voulez apprendre à danser pour quand vous n’aurez plus de jambes ?

Nicole. – Est-ce que vous avez envie de tuer quelqu’un ?

M. Jourdain. – Taisez-vous, vous dis-je : vous êtes des ignorantes l’une et l’autre, et vous ne savez pas les prérogatives5 de tout cela.

[…]

Molière, Le Bourgeois gentilhomme, acte III, scène 3, 1670.

1. Tenue vestimentaire.

2. Dans cette maison.

3. Carnaval.

4. Patois pour « beaux », comme « carriaux » pour carreaux.

5. Avantages.

Document B

Scène 1

Lucien, le mari d’Yvonne, est allé au bal des Quat’-Z’arts, grande fête carnavalesque réunissant des étudiants de l’école des Beaux-Arts. Il revient chez lui à quatre heures du matin.

[…]

Yvonne, revenant à la charge. – Non ! penser qu’on n’est marié que depuis deux ans et que monsieur lâche déjà sa femme pour aller au bal des Quat’-Z’arts !

Lucien,obsédé. – Écoute, je t’en prie… je suis fatigué, tu me feras une scène demain.

Yvonne. – Oh !… je ne te fais pas de scène ! je constate.

Lucien, descendant un peu en scène. – Si tu ne comprends pas qu’un homme a besoin, pour ne pas s’encroûter, de tout voir, de tout connaître… pour former son esprit… !

Yvonne, avec un profond dédain. – Oh ! non… ! non ! écoutez-moi ça ! T’es caissier aux Galeries Lafayette ; c’est ça qui peut te servir pour ta profession, de connaître le bal de Quat’-Z’arts !

Lucien, piqué. – Je ne suis pas que caissier ! je suis peintre.

Yvonne, haussant les épaules. – T’es peintre ! tu barbouilles.

Lucien, vexé. – Je barbouille !

Yvonne. – Absolument ! Tant qu’on ne vend pas, on barbouille. Est-ce que tu vends ?

Lucien. – Non, je ne vends pas ! Évidemment, je ne vends pas ! La belle malice ! Je ne vends pas… parce qu’on ne m’achète pas !… sans ça… !

Yvonne. – T’as jamais bien peint qu’une chose !

Lucien, heureux de cette concession. – Ah !

Yvonne. – Ma baignoire… au Ripolin1.

Lucien, vexé, gagnant vers la cheminée. – Oh ! c’est drôle ! Oh ! c’est spirituel. Va, marche ! (Revenant vers le lit.) N’empêche que je suis plus artiste que tu ne crois ! Aussi, comme artiste, est-il tout naturel que j’aille chercher des sensations d’art.

Yvonne. – Allons ! allons ! dis que tu vas chercher des sensations, un point, c’est tout ! Mais ne parle pas d’art !

Lucien, renonçant à discuter. – Ah ! tiens, tu me cours ! (Il gagne jusqu’à la cheminée et se met en posture de retirer son jabot2devant la glace.)

Yvonne,rejetant ses couvertures. – Non… mais… (Elle saute à bas du lit et, pieds nus, court à Lucien ; puis, après l’avoir fait pivoter face à elle.) Non mais cite m’en donc une, si je te cours ; cite m’en donc une, de tes sensations d’art !

Lucien. – Mais absolument.

Yvonne, sur un ton coupant. – C’est pas une réponse ! Cite m’en une ! (Elle redescend en scène.)

Lucien, descendant à sa suite. – Je n’ai que le choix… Tiens, par exemple, quand on a fait l’entrée d’Amphitrite. (La toisant et avec un sourire un peu dédaigneux.) Tu ne sais peut-être pas seulement ce que c’est que l’Amphitrite ?

Yvonne. – Oh ! n’est-ce pas ? Je ne sais pas ce que c’est !… C’est une maladie du ventre !

Lucien, ahuri. – Quoi ?

Yvonne. – Absolument !

Lucien, pouffant. – Une maladie du ventre ! C’est la déesse de la mer.

Yvonne, interloquée. – Ah ?… (Acariâtre.) Eh ! quoi ! je confonds !… je confonds avec l’entérite.

Lucien. – Ça ne se ressemble pas !

Yvonne. – Quoi ! on peut se tromper.

[…]

Georges Feydeau, Feu la mère de madame, scène 1, 1908.

1. Marque de peinture.

2. Pièce d’habillement placée sur une chemise.

Document C

Scène 1

Édouard et Agrippine, les deux époux d’une soixantaine d’années, lisent paisiblement dans leur lit, lui : un gros ouvrage de philosophie ; elle : le journal du soir. Il doit être 22 heures. Les cris stridents et répétés d’un nourrisson provenant de l’autre côté du mur se font entendre.

Agrippine, abattant brusquement son journal. – Ah ! c’est énervant à la fin ! Avec ces murs en plastique, on entend tout ce qui se passe à côté, on ne peut jamais être seul avec soi. Il faut supporter la radio des autres, les enfants des autres, la chasse d’eau des autres ; l’eczéma des autres, l’adultère des autres… ça ne te gêne pas, Édouard ?

Édouard, paisible. – Mais si ! Agrippine, mais si !

Agrippine. – On ne le dirait pas. En tout cas, cela ne t’empêche pas de lire.

Édouard. – Je lis avec les yeux, Agrippine, non avec les oreilles.

Agrippine. – Toujours le dernier mot. Exactement comme ta mère.

Édouard, très doucement. – Elle est morte, Agrippine.

Agrippine. – C’est bien ce que je dis… (Les cris du nourrisson redoublent.) Ma parole, il se prend pour la Callas1 ! C’est insupportable… Au xxe siècle être encore tributaire des nouveaux-nés ! Je t’ouvrirais la fenêtre et je t’enverrais valser le mouflet dans les airs, rejoindre les spoutniks… Il finirait peut-être par comprendre ! (Cris déchirants.) Non, mais ça devient intolérable ! Attends, je vais leur flanquer des coups de bâton à travers la paroi !… Le bâton ! Où est le bâton ? Tu as encore caché le bâton ! Il était près de la table de nuit… Édouard, où as-tu caché le bâton ?… Édouard, je te parle ! Le bâton ?

Édouard, sortant de ses pages. – Le, le bâton ? Ah ! oui, j’ai oublié de te le dire, j’en ai fait cadeau hier à un maréchal2 qui avait perdu le sien.

Agrippine. – Un maréchal !

Édouard. – Il errait tristement dans la rue, en grand uniforme, étudiant le terrain, interrogeant les civils : « Vous n’auriez pas trouvé mon bâton, par hasard ? »

Agrippine, avec pitié. – Mon pauvre ami ! Tu te crois malin avec tes plaisanteries stupides !… Depuis que tu te plonges dans des livres de philosophie, ça ne tourne plus très rond ; ça tourne plutôt de biais. (Un silence. Cris de nourrisson en sourdine.) J’en arrive à préférer le temps où tu te passionnais pour les romans policiers. Tu me négligeais, mais lorsque ton regard daignait se poser sur moi – un regard lourd et trouble – je voyais bien que tu me considérais comme un cadavre éventuel ; j’existais au moins à ce titre !… Tandis que maintenant !… Mon pauvre ami !… Bon, bon, je ne dis plus rien, dévore en paix ton traité d’existentialisme… En tout cas, on ne peut pas dire que ça te fait exister. Une carpe !… Quand je pense que ton bouquin a près de deux mille pages et que tu n’en es qu’à la… qu’à la… (Lisant par-dessus son épaule.) 178… qu’à la 178e… Et Monsieur ne saute pas une ligne ! Monsieur se garderait bien de sauter !

Édouard, très doucement. – Agrippine !

Agrippine. – Bon, bon, je ne dis plus rien… je n’ai pas voix au chapitre. Patience et longueur de rage… (Elle reprend nerveusement son journal. Bruit des pages tournées fiévreusement. Cris plus aigus du nourrisson.) Vraiment, Édouard, ça ne te dérange pas d’entendre cette voix de chat siamois, d’une douzaine de chats siamois ?… (Silence d’Édouard.)

Au début de notre mariage, le bruit d’une mouche qui se croisait les pattes, d’une goutte d’eau qui tombait sur l’évier, te mettait hors de toi, tu ne fermais pas l’œil de la nuit… Le nombre de nuits où tu ne fermais pas l’œil…

Édouard, très doucement. – Tu avais quarante ans de moins, Agrippine.

Agrippine. – Mufle ! Ce que tu peux être mufle, mon pauvre ami !… Tu ne t’es pas regardé : trois mentons, des chicots, un double ventre… Avec ça, des tibias comme un fusil à repasser les couteaux !… Sans parler de tes ornements !… Mon pauvre ami… Je t’aurais vu tel que tu es le jour de notre mariage, j’aurais plutôt épousé le suisse3 ! est-ce que tu m’entends, Édouard, Édouard ?

Édouard, lisant d’une manière appliquée. – « La vie est constitutivement un drame. Pourquoi ? Parce qu’elle obéit à une lutte frénétique… »

[…]

(Les cris du nourrisson cessent.)

René de Obaldia, Édouard et Agrippine, scène 1, 1960.

1. Célèbre chanteuse d’opéra.

2. Expression toute faite qui symbolise l’aboutissement d’une carrière.

3. Garde de l’église au cours d’une cérémonie.

Question 1

  • La question peut se formuler ainsi : « Pourquoi ces confrontations font-elles rire ? À quels procédés comiques les auteurs recourent-ils ? »
  • Récapitulez les différentes sources de comique que vous connaissez : gestes, situation, caractère, mots…
  • N’oubliez pas le comique qui n’apparaît qu’à la représentation.
  • Ne traitez pas les textes l’un après l’autre, construisez la réponse synthétiquement, par types de procédés comiques.

Question 2

  • « La visée » signifie le but, l’intention.
  • On vous demande d’identifier qui visent les auteurs à travers les personnages qu’ils ridiculisent, mais aussi quels sont les griefs qu’ils leur adressent (les défauts qu’ils dénoncent).

> Réussir les questions : voir guide méthodologique.

> Le comique : voir lexique des notions.

Corrigé

Les titres en couleurs et les indications entre crochets servent à guider la lecture mais ne doivent pas figurer sur la copie.

> Question 1

[Introduction] Depuis l’Antiquité, les auteurs comiques ont à leur disposition tout un arsenal de procédés pour divertir un public venu au théâtre pour rire des autres et de soi. Molière dans Le Bourgeois gentilhomme, Georges Feydeau dans son vaudeville Feu la mère de madame, et René de Obaldia dans Édouard et Agrippine, à l’occasion d’un dialogue entre un mari et sa femme, recourent tous trois à ces procédés comiques.

  • Le procédé le plus évident est le comique de gestes parfois proche de la farce, signalé par les didascalies et perceptible surtout lors de la représentation. Ainsi, dans la scène de Feydeau, il faut imaginer Lucien déguisé ridiculement (il revient d’une « fête carnavalesque », où « on a fait l’entrée d’Amphitrite » l. 41), Yvonne « saute à bas du lit [sans doute en tenue de nuit] (…), court à Lucien [et le fait] pivoter face à elle » l. 33 ; l’un est « ahuri », l’autre « interloquée ». Dans la scène de René de Obaldia, le jeu répété des personnages avec le journal ou le livre (« elle reprend nerveusement son journal », l. 45) amuse le spectateur. Ce sont aussi les bruits qui, à la représentation, créent le comique : les « cris » de plus en plus « aigus » du nourrisson rythment la scène de dispute et font monter la tension entre Agrippine et Édouard, pour le plus grand plaisir du spectateur.
  • Les auteurs recourent au comique de mots. Nicole, la servante de M. Jourdain, a un niveau de langue familier (elle déforme, avec son accent paysan, certains mots) et imagé. Par exemple « déraciner tous les carriaux » (l. 29) est une métaphore évocatrice et « crotter » (l. 21) appartient au langage familier. Mme Jourdain aussi utilise des images amusantes pour désigner son mari : « équipage » et « enharnacher » renvoient au vocabulaire équestre, et assimilent M. Jourdain à un cheval d’équipage. Agrippine a un parler très pittoresque aux métaphores inattendues qui font sourire : de son mari elle fait « une carpe » (l. 39) dont les « tibias [sont] comme un fusil à repasser les couteaux » (l. 58), du nourrisson braillard un « chat siamois » (l. 48) ou un engin spatial à envoyer « rejoindre les spoutniks » (l. 16). Le jeu de mots sur « des sensations d’art » et « des sensations » entre Yvonne et Lucien est plein de sous-entendus grivois. De même, le public rit d’Yvonne qui prend « Amphitrite » pour « une maladie du ventre » (l. 45) (à cause du suffixe « -ite ») et confond le mot avec « l’entérite ».
  • Le comique repose aussi sur la caricature des caractères. Ainsi, l’aveuglement naïf de M. Jourdain, l’ignorance d’Yvonne et l’orgueil pédant de Lucien qui « tois[e] » sa femme « avec un sourire un peu dédaigneux » (l. 41), la placidité d’Édouard en opposition avec l’agressivité d’Agrippine font sourire. Or, ces traits de caractère se doublent de contrastes amusants, à l’origine d’une tension entre les personnages.
  • En effet, les scènes offrent toutes trois un comique de situation : la scène de ménage est un ressort traditionnel de la comédie. Ici, au sein des couples, les hommes ne parviennent pas à faire taire leur femme et le ton monte progressivement, chacun redoublant de reproches à l’égard de son conjoint. Exaspération, jalousie et soupçons, mépris, regret amer de s’être marié sont des ingrédients infaillibles pour faire rire.
  • Enfin, de façon plus subtile, ces trois scènes de ménage offrent un comique de mœurs, permettant aux auteurs de faire la satire des travers humains ou sociaux.

[Conclusion] Au fond, la comédie, à travers les âges, recourt aux mêmes procédés poursuivant un même but que définit ainsi Molière : « en riant, elle châtie les mœurs » (elle critique par le rire).

> Question 2

[Introduction] La comédie, depuis l’Antiquité, s’est assigné deux buts essentiels : faire rire, mais aussi critiquer les défauts des contemporains ou de l’homme en général.

  • Ainsi, au xviie siècle, dans Le Bourgeois gentilhomme, Molière, comme le laisse entendre le titre de la pièce, fait la satire d’une certaine catégorie de bourgeois qui, non satisfaits de leur condition sociale, veulent sortir de leur rang et singer les nobles dans leurs comportements. Au-delà de ce groupe, de plus en plus nombreux à cette époque, Molière critique deux aspirations humaines : le désir de paraître plus que l’on est et, plus particulièrement, l’ambition sociale.
  • Dans Feu la mère de Madame, Feydeau s’en prend à la prétention d’être artiste : Lucien revendique, piqué au vif, sa qualité de peintre sans se rendre compte de la médiocrité de sa peinture… Il va chercher « des sensations au bal des Quat’-Z’arts » (l. 3). Là encore la critique dépasse cette situation individuelle pour devenir une critique dela naïveté et de l’aveuglement de l’homme à l’égard de ses productions (« je suis plus artiste que tu ne crois », lance Lucien). Mais Feydeau ridiculise aussi les femmes comme Yvonne, mettant à jour leur ignorance et leur sottise : cette épouse confond Amphitrite, personnage mythologique, et une maladie : l’entérite !
  • René de Obaldia, à travers la dispute d’un vieux couple, critique l’intolérance et le refus d’accepter l’autre. Yvonne ne supporte plus ni les cris d’un nouveau-né ni son mari : tout l’exaspère en lui, son physique comme sa passion pour la philosophie ; elle ne fait aucun effort pour le comprendre.

[Conclusion] Dans les trois scènes, la dispute dépasse le seul intérêt dramatique : elle révèle la visée critique de leurs auteurs et leur vision des hommes et du monde.