Un produit mondialisé : l'iPad

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Annales corrigées
Classe(s) : Tle S | Thème(s) : La mondialisation, fonctionnement et territoires
Type : Composition | Année : 2016 | Académie : Antilles, Guyane


Antilles, Guyane • Septembre 2016

composition

Un produit mondialisé : l’iPad

En vous appuyant sur le cas du produit mondialisé étudié dans l’année, présentez les acteurs et les flux de la mondialisation.

Les clés du sujet

Entrer dans le sujet

Le sujet est centré sur la notion de mondialisation, c’est-à-dire la mise en relation progressive des territoires et des sociétés à l’échelle mondiale.

La consigne vous invite à en préciser les acteurs, à savoir tous les protagonistes qui participent à ce processus.

Elle vous demande également d’en présenter les flux, correspondant à la circulation des personnes, des biens, des capitaux et des informations.

Pour cette présentation, vous vous attacherez à privilégier l’exemple du produit mondialisé étudié en classe (ici l’iPad).

Dégager la problématique

Vous formulerez la problématique de façon à faire le lien entre l’étude de cas réalisée en classe et le cours général sur la mondialisation. Vous pourrez adopter la formulation suivante : en quoi l’iPad est-il un produit représentatif de la mondialisation ?

Définir un plan

La consigne vous indique deux axes : les acteurs et les flux de la mondialisation. Cependant, par souci de cohérence, il est indispensable de commencer par une présentation de l’organisation planétaire de la production de l’iPad. Ce plan en trois parties vous permettra ainsi de décrire le fonctionnement de la mondialisation.

Corrigé

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Les titres en couleur servent à guider la lecture et ne doivent en aucun cas figurer sur la copie.

Introduction

[Accroche et présentation du sujet] En 2010, la firme transnationale américaine Apple commercialise la tablette tactile iPad. Très rapidement, l’iPad s’affirme comme un produit phare de la mondialisation, processus caractérisé par la mise en relation progressive des territoires et des sociétés à l’échelle mondiale. Ainsi, dès 2013, au moment du lancement de la cinquième génération d’iPad, 170 millions d’exemplaires de ce produit ont déjà été vendus dans le monde.

[Problématique et annonce du plan] Nous nous demanderons en quoi l’iPad est un produit représentatif de la mondialisation. Pour répondre à cette question, nous présenterons d’abord l’organisation de la production de ce produit mondialisé puis les acteurs qui participent à sa fabrication avant de terminer par les flux que génère la production d’iPad.

I. Une production planétaire

1. Le fruit de la division internationale du travail

Info

Apple a été fondé en 1976 par Steve Jobs, décédé en 2011.

La conception de l’iPad est le monopole d’Apple, firme transnationale américaine. Son siège est situé dans la Silicon Valley, en Californie, où se trouvent la direction de l’entreprise et ses activités de recherche menées par des ingénieurs venus du monde entier.

Info

Le coltan est un minerai composé d’un alliage naturel utilisé dans la fabrication de composants électroniques.

La fabrication d’iPad mobilise de nombreux États de la planète : des fournisseurs de métaux rares comme le coltan et l’étain (ex. : République démocratique du Congo, Chine, Australie) ; des fournisseurs de composants électroniques (États-Unis, Allemagne, Taïwan) ; un pays-atelier (Chine).

La production de l’iPad se fait dans une dizaine d’États répartis sur cinq continents : on peut ainsi parler d’un espace productif mondialisé.

2. Les raisons de cette stratégie

L’objectif principal de la division internationale du travail est la recherche de la rentabilité maximale, sur un marché très concurrentiel.

La localisation des activités de conception aux États-Unis repose sur la nécessité d’une main-d’œuvre hautement qualifiée (ingénieurs, techniciens supérieurs) et la mobilisation de capitaux considérables.

Le choix de la Chine comme pays-atelier s’explique par la présence d’une main-d’œuvre abondante et bon marché. Le site de Shenzen, zone franche littorale, permet d’exporter facilement les tablettes dans le monde entier.

II. De multiples acteurs économiques

1. De puissantes firmes transnationales

Remarque

Apple est un modèle d’entreprise fabless, c’est-à-dire « sans usine ».

Apple, un des leaders mondiaux de l’industrie high-tech, est au centre du dispositif de fabrication de l’iPad, en tant que concepteur et donneur d’ordres ainsi que pour la commercialisation du produit avec le réseau des Apple stores.

D’autres firmes transnationales interviennent dans la fabrication des composants électroniques de la tablette tactile d’Apple : parmi elles, de prestigieuses entreprises comme l’Américain Texas Instrument, le Japonais Panasonic ou le Sud-Coréen Samsung, par ailleurs principal concurrent d’Apple sur le marché des tablettes.

De nombreuses entreprises sous-traitantes chinoises assurent l’assemblage du produit fini.

2. Le rôle des États

Les États contribuent activement au système mis en place par Apple. Ainsi, certains États très industrialisés comme le Japon et la Corée du Sud soutiennent l’activité de leurs entreprises par une politique commerciale avantageuse (ex. : réglementations protectionnistes).

En Chine, l’État attire les investissements étrangers dans les zones éco­nomiques spéciales (ZES) caractérisées par une réglementation et une fiscalité allégées : Shenzen en est l’archétype.

III. Des flux et des réseaux planétaires

1. Des flux internationaux

Gagnez des points !

Lorsque vous mentionnez la voie maritime, rappelez que celle-ci supporte 80 % des échanges commerciaux mondiaux.

Les flux de composants relient les zones productrices (Amérique du Nord, Europe occidentale, Asie orientale) à la zone d’assemblage (Shenzen).

Les flux de produits finis (les tablettes tactiles) relient le littoral chinois aux États-Unis. Ils s’effectuent majoritairement par voie maritime, à l’aide de porte-conteneurs. Enfin, une partie des iPad sont exportés des États-Unis vers le reste du monde.

De plus, des flux d’informations et de capitaux sont générés par les accords entre Apple, entreprise mère, ses fournisseurs et les assembleurs.

2. Un réseau de commercialisation mondial

Le marché de l’iPad est un marché mondial. Apple répond à cette demande en s’appuyant sur un réseau de points de vente spécialisés : les Apple stores. Leur implantation est planétaire : on en trouve en Amérique du Nord, en Europe occidentale, en Asie orientale et en Australie.

Néanmoins, ce réseau est peu développé en Amérique latine, en Afrique et dans le reste de l’Asie. En effet, le marché de consommation est plus restreint dans ces régions du monde, en raison d’un niveau de développement plus modeste. Cependant, on y constate des flux illicites avec du trafic d’iPad lié au prix élevé de ce produit.

Conclusion

[Réponse à la problématique] En somme, l’iPad est bien un produit représentatif de la mondialisation : sa production, fruit de la division internationale, est planétaire ; de grands acteurs de la mondialisation comme les firmes transnationales et les États participent à son élaboration ; enfin, le système Apple génère des flux de différentes natures et s’appuie sur un réseau de commercialisation mondial.

[Ouverture] D’autres exemples comme l’automobile ou les produits agroalimentaires sont également emblématiques du processus de mondialisation.