Une inégale répartition des tâches (texte d'A. Ernaux, publicité Moulinex)

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Annales corrigées
Classe(s) : 3e - Tle S | Thème(s) : Se raconter, se représenter - Sujets diverses matières à indexer
Type : Sujet complet | Année : 2017 | Académie : Polynésie française

 

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D’après Polynésie française • Juin 2017

100 points

Une inégale répartition des tâches

document A Texte littéraire

Elle a trente ans, elle est professeur, mariée à un « cadre », mère de deux enfants. Elle habite un appartement agréable. Pourtant, c’est une femme gelée. C’est-à-dire que, comme des milliers d’autres femmes, elle a senti l’élan, la curiosité, toute une force heureuse présente en elle se figer au fil des jours entre les courses, le dîner à préparer, le bain des enfants, son travail d’enseignante. Tout ce que l’on dit être la condition « normale » d’une femme.

Un mois, trois mois que nous sommes mariés, nous retournons à la fac, je donne des cours de latin. Le soir descend plus tôt, on travaille ensemble dans la grande salle. Comme nous sommes sérieux et fragiles, l’image attendrissante du jeune couple moderno-intellectuel. Qui pourrait encore m’attendrir si je me laissais faire, si je ne voulais pas chercher comment on s’enlise, doucettement. En y consentant lâchement. D’accord je travaille La Bruyère ou Verlaine dans la même pièce que lui, à deux mètres l’un de l’autre. La cocotte-minute, cadeau de mariage si utile vous verrez, chantonne sur le gaz. Unis, pareils. Sonnerie stridente du compte-minutes, autre cadeau. Finie la ressemblance. L’un des deux se lève, arrête la flamme sous la cocotte, attend que la toupie folle ralentisse, ouvre la cocotte, passe le potage et revient à ses bouquins en se demandant où il en était resté. Moi. Elle avait démarré, la différence. Par la dînette. Le restau universitaire fermait l’été. Midi et soir je suis seule devant les casseroles. Je ne savais pas plus que lui préparer un repas, juste les escalopes panées, la mousse au chocolat, de l’extra, pas du courant. Aucun passé d’aide-culinaire dans les jupes de maman ni l’un ni l’autre. Pourquoi de nous deux suis-je la seule à me plonger dans un livre de cuisine, à éplucher des carottes, laver la vaisselle en récompense du dîner, pendant qu’il bossera son droit constitutionnel. Au nom de quelle supériorité. Je revoyais mon père dans la cuisine. Il se marre, « non mais tu m’imagines avec un tablier peut-être ! Le genre de ton père, pas le mien ! ». Je suis humiliée. Mes parents, l’aberration, le couple bouffon. Non je n’en ai pas vu beaucoup d’hommes peler des patates. Mon modèle à moi n’est pas le bon, il me le fait sentir. Le sien commence à monter à l’horizon, monsieur père laisse son épouse s’occuper de tout dans la maison, lui si disert, cultivé, en train de balayer, ça serait cocasse, délirant, un point c’est tout. À toi d’apprendre ma vieille. Des moments d’angoisse et de découragement devant le buffet jaune canari du meublé, des œufs, des pâtes, des endives, toute la bouffe est là, qu’il faut manipuler, cuire. Fini la nourriture-décor de mon enfance, les boîtes de conserve en quinconce, les bocaux multicolores, la nourriture surprise des petits restaurants chinois bon marché du temps d’avant. Maintenant, c’est la nourriture corvée.

 

Annie Ernaux, La femme gelée, 1981, © Éditions Gallimard, www.gallimard.fr.

document B Publicité Moulinex, 1959

Coll. Kharbine-Tapabor

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travail sur le texte littéraire et sur l'image 50 points • 1 h 10

Les réponses doivent être entièrement rédigées.

Grammaire et compétences linguistiques

 1. Quel est le temps employé majoritairement dans le texte ? Quelle est sa valeur ? Quel effet cet emploi produit-il sur le lecteur ? (3 points)

 2. « La cocotte-minute, cadeau de mariage si utile vous verrez, chantonne sur le gaz. » (l. 8-9).

a) Précisez la classe grammaticale et la fonction du pronom souligné. (2 points)

b) Qui désigne-t-il selon vous ? (1 point)

c) A quel type de message cette phrase vous fait-elle penser ? (2 points)

 3. « Je suis humiliée. Mes parents, l’aberration, le couple bouffon. Non je n’en ai pas vu beaucoup d’hommes peler des patates. Mon modèle à moi n’est pas le bon, il me le fait sentir. » (l. 24-26)

Réécrivez ce passage en remplaçant « je » par « nous » (en conservant le genre féminin). Vous procéderez à toutes les transformations nécessaires. (9 points)

Compréhension et compétences d’interprétation

▶ 4. Quelle est la situation des deux personnages du texte ? Relevez deux citations pour appuyer votre réponse. (2 points)

▶ 5. « jeune couple moderno-intellectuel » (l. 4) : expliquez le sens de cette expression en vous reportant au portrait du couple dans le texte. (4 points)

▶ 6. À quelle personne le texte est-il rédigé ? Quelle indication cela vous donne-t-il sur le genre du texte ? (3 points)

▶ 7. « Elle avait démarré, la différence. » (l. 14). De quelle différence s’agit-il ? Commentez ce propos de la narratrice en faisant un parallèle avec le propos cité plus haut (l. 10-11) : « Finie la ressemblance. » (6 points)

▶ 8. « À toi d’apprendre ma vieille. […] toute la bouffe est là […]. » (l. 29-32). À quel niveau de langue appartiennent les mots soulignés ? Justifiez leur emploi dans le texte. (4 points)

▶ 9. Pourquoi peut-on dire que la narratrice est une « femme gelée », ainsi que l’annonce le titre de l’œuvre ? Relevez trois éléments dans le texte pour appuyer votre réponse. (6 points)

▶ 10. Quels sont les éléments qui rapprochent l’image et le texte ? (4 points)

▶ 11. Cette publicité pourrait-elle, selon vous, être encore utilisée à notre époque ? (4 points)

dictée 10 points • 20 min

Le nom de l’auteur et le titre de l’œuvre sont écrits au tableau au début de la dictée.

Simone de Beauvoir

Le Deuxième Sexe, tome II, 1949

© Éditions Gallimard, www.gallimard.fr

Dans les romans d’aventures ce sont les garçons qui font le tour du monde, qui voyagent comme marins sur des bateaux, qui se nourrissent dans la jungle du fruit de l’arbre à pain. Tous les événements importants arrivent par les hommes. La réalité confirme ces romans et ces légendes. Si la fillette lit les journaux, si elle écoute la conversation des grandes personnes, elle constate qu’aujourd’hui comme autrefois les hommes mènent le monde. Les chefs d’État, les généraux, les explorateurs, les musiciens, les peintres qu’elle admire sont des hommes ; ce sont des hommes qui font battre son cœur d’enthousiasme.

Rédaction 40 points • 1 h 30

Vous traiterez au choix l’un des deux sujets. Votre rédaction sera d’une longueur minimale de deux pages.

Sujet de réflexion

Selon vous, est-il facile aujourd’hui pour une femme de concilier vie familiale et vie professionnelle ?

Sujet d’imagination

À la suite d’un accident, la jeune enseignante doit se reposer. Son mari la remplace dans la maison.

Vous imaginerez la suite du récit en montrant que le mari se rend compte progressivement de l’inégalité qui existait entre eux.

Les clés du sujet

Les documents

Le texte littéraire (document A)

Il s’agit d’un roman d’inspiration autobiographique, comme la plupart des œuvres d’Annie Ernaux. Elle y évoque le thème de la condition féminine et fait part de son expérience, de ses interrogations et de ses révoltes.

L’image (document B)

Cette image publicitaire de la fin des années 1950 pour des appareils électroménagers de la marque Moulinex présente l’image du couple telle qu’elle était valorisée à l’époque : l’homme qui travaille, la femme au foyer.

Rédaction (sujet de réflexion)

Recherche d’idées

Commence par choisir la thèse que tu vas développer : oui (ou non) il est (ou il n’est pas) plus facile aujourd’hui pour une femme de concilier vie professionnelle et vie familiale.

Appuie-toi sur ce que tu as pu observer dans ta famille sur la répartition des tâches. Tu peux comparer la vie de ta mère à celle de tes grands-mères.

Conseils de rédaction

Voici une proposition de plan si tu optes pour la thèse : « Il est plus facile aujourd’hui pour une femme de concilier vie professionnelle et vie familiale. »

Argument no 1 : les mentalités ont changé, les hommes sont moins réticents à prendre en charge une partie des tâches ménagères.

Argument no 2 : le développement des crèches et des aides sociales permet aux femmes de faire plus facilement garder leurs enfants.

Contre-argument no 1 : les préjugés ont la vie dure.
Contre-argument no 2 : l’inégalité face à l’emploi subsiste entre les hommes et les femmes.

Synthèse : les mentalités ont bien évolué, mais il reste du chemin à parcourir pour plus d’égalité.

Rédaction (sujet d’imagination)

Recherche d’idées

Tout d’abord, imagine rapidement l’accident. Prends le temps ensuite d’envisager toutes les tâches ménagères qui peuvent s’accumuler dans une maison : cuisine, vaisselle, lessive… Enfin, prends en compte les réticences du mari, sa maladresse et son manque d’habitude…

Conseils de rédaction

Il s’agit d’une suite de texte. N’oublie pas d’en respecter la forme :

récit à la première personne (la narratrice = la femme) ;

emploi majoritairement du présent.

Tu peux garder la simplicité du style (phrases courtes, souvent non-verbales).

Évite cependant d’utiliser un lexique familier.

Corrigé

Corrigé

travail sur le texte littéraire et sur l'image

Grammaire et compétences linguistiques

zoom

Le présent peut avoir plusieurs valeurs : présent de l’énonciation, présent de narration, présent de répétition, présent de vérité générale.

▶ 1. Le temps employé majoritairement est le présent de l’indicatif. Il a une valeur de présent d’habitude, de répétition. Cela donne une impression d’uniformité, d’ennui, de routine.

▶ 2. « La cocotte-minute, cadeau de mariage si utile vous verrez, chantonne sur le gaz. »

a) Il s’agit d’un pronom personnel sujet.

b) Il désigne les lecteurs.

c) Cette phrase peut faire penser à un message publicitaire.

▶ 3. Les modifications sont mises en couleur.

« Nous sommes humiliées. Nos parents, l’aberration, le couple bouffon. Non nous n’en avons pas vu beaucoup d’hommes peler des patates. Notre modèle à nous n’est pas le bon, il nous le fait sentir. »

Compréhension et compétences d’interprétation

▶ 4. Ils sont mari et femme et encore étudiants. La narratrice assure aussi un emploi d’enseignante : « Un mois, trois mois que nous sommes mariés, nous retournons à la fac, je donne des cours de latin. »

▶ 5. Les deux personnages semblent former un « jeune couple moderno-intellectuel ».

Tout d’abord, ils travaillent tous les deux, d’où l’idée de couple moderne. Ensuite, ils poursuivent des études, de lettres pour elle, de droit pour lui, d’où l’idée de couple intellectuel.

▶ 6. Ce texte est rédigé à la première personne. Cela peut laisser penser à une autobiographie, une œuvre dans laquelle l’auteur raconte, à la première personne, sa propre vie.

info +

Le machisme est une idéologie fondée sur l’idée que l’homme domine socialement la femme.

▶ 7. « Elle avait démarré, la différence. » La narratrice entend par là que l’égalité dans le couple s’arrête à ces moments d’étude partagés. En effet, il n’est nullement question de se répartir équitablement les tâches ménagères qui toutes incombent à la jeune femme. Son mari considère que ce ne sont pas des tâches dignes d’un homme. Il fait preuve de machisme.

▶ 8. Les mots « (ma) vieille » et « bouffe » appartiennent au niveau de langage familier. Ils sont employés dans une sorte de dialogue intérieur qui mêle les réflexions du mari et celles que la narratrice se fait à elle-même. Ce registre de langue met en évidence l’autodénigrement de la jeune femme face au manque de considération de son époux et la banalité, la trivialité de son quotidien.

▶ 9. On peut dire que la narratrice est « une femme gelée », comme l’indique le titre de l’œuvre, car à travers cette image métaphorique, on entrevoit combien la vie qui l’attend va être différente de celle à laquelle elle aspirait. Le gel évoque à la fois quelque chose qui emprisonne et quelque chose qui glace, qui chasse toute chaleur, tout désir, tout élan, toute résistance. La jeune femme se voit coincée, figée dans un quotidien déprimant fait de corvées ménagères répétitives dans lequel « on s’enlise, doucettement », « en y consentant lâchement. » Elle perd peu à peu sa joie de vivre, sa fantaisie, sa combativité, engluée dans des « moments d’angoisse et de découragement ».

▶ 10. Le texte et la publicité évoquent tous les deux la même image de la femme : celle de la bonne ménagère à laquelle incombe le devoir de confectionner de « bons petits plats » pour son mari. Tous deux mettent en scène les appareils ménagers, considérés comme les cadeaux idéaux pour la maîtresse de maison : la cocotte-minute, le compte-minutes… La publicité valorise cette image (l’épouse semble rayonnante et comblée) contrairement au texte qui se montre critique face à une telle conception de la femme.

▶ 11. Une telle publicité ne serait plus possible de nos jours : l’image de la femme et du couple a profondément changé. Les femmes ont livré de nombreux combats pour faire évoluer leur condition et réclament toujours plus d’égalité entre les sexes. Une telle affiche serait accusée de sexisme.

dictée

Point méthode

1 Attention à ne pas confondre ce pronom démonstratif et se pronom personnel réfléchi. On peut remplacer ce par cela et se par me ou te.

2 Il y a trois noms qui ont un pluriel en x : un bateau/des bateaux, un journal/des journaux, un général/des généraux.

Dans les romans d’aventures ce sont les garçons qui font le tour du monde, qui voyagent comme marins sur des bateaux, qui se nourrissent dans la jungle du fruit de l’arbre à pain. Tous les événements importants arrivent par les hommes. La réalité confirme ces romans et ces légendes. Si la fillette lit les journaux, si elle écoute la conversation des grandes personnes, elle constate qu’aujourd’hui comme autrefois les hommes mènent le monde. Les chefs d’État, les généraux, les explorateurs, les musiciens, les peintres qu’elle admire sont des hommes ; ce sont des hommes qui font battre son cœur d’enthousiasme.

rédaction

Voici un exemple de rédaction sur chacun des deux sujets. Attention les indications entre crochets ne doivent pas figurer sur ta copie.

Sujet de réflexion

[Présentation de la thèse] De nos jours, il est sans doute plus facile pour une femme de concilier vie familiale et vie professionnelle.

conseil

Pense à aller à la ligne à chaque nouvel argument et à les introduire au moyen d’un connecteur logique.

[Argument] En effet, les mentalités ont changé. Les hommes considèrent de moins en moins les tâches ménagères et l’éducation des enfants comme réservées aux femmes ; ils assument leur part, apprennent à changer les couches et aiment cuisiner. Les femmes revendiquent de leur côté le droit à une vie professionnelle et se sont décomplexées.

De plus, les parents peuvent bénéficier d’une aide pour faire garder leurs enfants. L’offre, si elle est encore insuffisante, est variée : crèches, assistantes maternelles… Décidément, la vie de nos mères ne ressemble pas à celle de nos grands-mères.

[Contre-arguments] Cependant, il reste bien des résistances. Les mentalités peinent à évoluer. Les enquêtes et sondages montrent que ce sont encore les femmes qui doivent prendre en charge la plus grande partie des tâches ménagères. Si un certain nombre d’hommes aiment cuisiner le week-end, la cuisine-corvée de tous les jours est majoritairement réservée aux femmes.

Par ailleurs, les femmes sont souvent freinées dans leur carrière par leur vie familiale : certaines entreprises sont réticentes à embaucher des femmes prétextant qu’elles risquent de s’absenter lorsqu’elles seront enceintes ou pour garder leurs enfants lorsqu’ils seront malades. Cela dépend évidemment du milieu social. Il est plus facile de concilier vie familiale et vie professionnelle dans les milieux aisés ; c’est beaucoup plus compliqué dans les milieux défavorisés.

[Conclusion] Pour conclure, si les choses ont évolué, il y a encore du chemin à faire dans les mentalités pour que le partage des tâches soit équitable et que les femmes ne soient plus écartelées entre vie professionnelle et vie de famille. Pourquoi ne pas commencer par expliquer aux garçons que l’entretien de la maison et l’éducation des enfants ne sont pas réservés aux filles ?

Sujet d’imagination

[L’accident] Il m’est arrivé un petit accident providentiel : je me suis cassé le bras en tombant dans l’escalier. Le bras droit, bien évidemment. Et, cerise sur le gâteau, foulé le poignet gauche. Me voilà dans l’incapacité de faire la cuisine, le ménage, la lessive, le repassage. Sur le moment, j’ai été prise de panique, mais ensuite je me suis dit que c’était l’occasion de faire évoluer les choses.

conseil

Pour montrer l’évolution de la situation, tu peux employer des compléments circonstanciels de temps : au début, deux jours plus tard, etc.

[Les étapes de la prise de conscience] Le premier jour, mon mari me propose d’aller au restaurant. Cela lui semble plus simple. C’est agréable, mais je sais que nos finances ne nous permettront pas de le faire tous les jours.

Le deuxième jour, en pestant dans sa barbe, il se met à la recherche d’une boîte de conserve. Encore lui faut-il trouver l’ouvre-boîtes. Le résultat de l’opération se révèle peu concluant : les petits pois ont brûlé au fond de la casserole ; ils sont immangeables.

Le lendemain matin, il constate avec mauvaise humeur qu’il n’y a plus que des chaussettes dépareillées au fond du tiroir de la commode et que sa chemise n’est pas repassée.

Le soir, lorsqu’il ouvre le réfrigérateur, force lui est de constater qu’il n’y a plus ni œufs, ni fromage, ni pizza surgelée. Il doit courir jusqu’à l’épicerie du coin en espérant qu’elle ne soit pas déjà fermée. De retour, il s’acharne sur la cocotte-minute : « comment ça marche, ce machin ? ! » J’ai un peu pitié de lui, mais je trouve l’expérience assez drôle.

Le cinquième jour, il a des cernes sous les yeux. « Je me demande bien ce que je vais faire à manger, soupire-t-il. Une soupe, ça ira ? »

À la fin de la semaine, la vaisselle s’entasse dans l’évier, le panier de linge sale déborde et le congélateur est désespérément vide. Mon mari semble déboussolé, débordé. J’ai presque envie de le consoler, de le réconforter. Il a troqué son costume-cravate contre l’infamant tablier de la ménagère et sa cuisine s’améliore : il semble fier des petits plats qu’il nous concocte.

[Conclusion : une nouvelle répartition des tâches] À la fin du mois, lorsqu’on me retire mon plâtre, il reconnaît qu’il avait des idées fausses sur le rôle des hommes et des femmes, et qu’il n’avait pas conscience de tous les travaux que j’avais à assumer dans la maison. Il me promet d’être moins égoïste et me propose une nouvelle répartition des tâches : à lui la cuisine et la vaisselle, à moi la lessive et le repassage.