Fluctuations et crises économiques

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Classe(s) : Tle ES | Thème(s) : Croissance, fluctuations et crises

L&rsquo Organisation de coop&eacute ration et de d&eacute veloppement &eacute conomique (OCDE) a annonc&eacute que la croissance serait n&eacute gative en 2012 pour les pays de la zone euro. Si les Trente Glorieuses ont &eacute t&eacute caract&eacute ris&eacute es par un taux de 5&nbsp % d&rsquo augmentation annuelle du PIB dans les pays d&eacute velopp&eacute s, les d&eacute cennies suivantes ont &eacute t&eacute ponctu&eacute es par des crises &eacute conomiques, qui ont bris&eacute le processus de croissance. Pourquoi la croissance n&rsquo est-elle pas toujours &laquo &nbsp pr&eacute sente au rendez-vous&nbsp &raquo &nbsp ?

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Notez en premier lieu que la croissance ob&eacute it &agrave des cycles.

&middot La croissance &eacute conomique est marqu&eacute e par des fluctuations cycliques, qui viennent perturber l&rsquo augmentation des richesses distribuables et contrarier le niveau de l&rsquo emploi.

&middot Une phase d&rsquo expansion &eacute conomique est caract&eacute ris&eacute e par une hausse de la production, de l&rsquo emploi et des salaires.

&middot &Agrave cette phase d&rsquo expansion, peut succ&eacute der un retournement de conjoncture, lui-m&ecirc me suivi par une p&eacute riode de r&eacute cession de plusieurs mois, voire de plusieurs ann&eacute es. Ainsi, sur le court terme, la croissance du PIB fran&ccedil ais &eacute tait de 0,3&nbsp % au quatri&egrave me trimestre de 2010, puis elle a atteint 1&nbsp % au premier trimestre 2011 avant de redescendre &agrave 0&nbsp % au milieu de l&rsquo ann&eacute e 2011.

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Comment expliquer les fluctuations de la croissance &eacute conomique&nbsp ?

&middot Les soubresauts de la croissance &eacute conomique sont li&eacute s &agrave des chocs qui viennent perturber l&rsquo environnement &eacute conomique, en agissant sur le niveau de production des entreprises. On distingue des chocs qui agissent sur l&rsquo offre des produits et des chocs qui agissent sur la demande.

&middot Les chocs d&rsquo offre d&eacute coulent de la hausse des co&ucirc ts de production. L&rsquo augmentation du prix des mati&egrave res premi&egrave res, en particulier des hydrocarbures, une augmentation des salaires peuvent g&eacute n&eacute rer une diminution de la production et donc de l&rsquo offre d&rsquo emploi.

&middot Les chocs de demande sont g&eacute n&eacute r&eacute s par une variation du niveau de la demande domestique ou mondiale. La crise de la dette souveraine en 2011 et les plans d&rsquo aust&eacute rit&eacute men&eacute s dans plusieurs pays de la zone euro ne peuvent ainsi que r&eacute duire la demande des consommateurs &agrave l&rsquo endroit des entreprises, qui revoient alors &agrave la baisse leur plan de production.

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Comment se propage une crise &eacute conomique&nbsp ?

&middot La crise d&eacute clenche la r&eacute cession par la baisse de la production, de l&rsquo investissement et de l&rsquo emploi. Les deux crises p&eacute troli&egrave res de 1974 et 1978 ont mis fin aux Trente Glorieuses. Plus r&eacute cemment, la crise financi&egrave re dite des subprimes aux &Eacute tats-Unis en 2008 et la crise de dette souveraine en 2011 ont rompu le cercle vertueux de la croissance.

&middot Le plus souvent, la crise se d&eacute clare dans la sph&egrave re mon&eacute taire ou financi&egrave re de l&rsquo &eacute conomie. Par contagion, elle se r&eacute percute au sein du secteur r&eacute el, c&rsquo est-&agrave -dire celui de la production des biens et des services. En fin de cha&icirc ne, elle affecte le niveau de l&rsquo emploi et donc de la demande.

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Mais comment les gouvernements peuvent-ils intervenir pour tenter de r&eacute duire les effets des crises &eacute conomiques&nbsp ?

&middot On nomme politiques conjoncturelles les politiques &eacute conomiques qui visent &agrave r&eacute tablir la croissance, l&rsquo emploi et la stabilit&eacute des prix.

&middot L&rsquo &Eacute tat utilise son budget dans le cadre de la politique budg&eacute taire. Il s&rsquo agit de d&eacute finir le montant des pr&eacute l&egrave vements obligatoires et celui des d&eacute penses publiques. L&rsquo &Eacute tat peut, en p&eacute riode de ralentissement de l&rsquo activit&eacute et donc de ch&ocirc mage, pratiquer une politique de relance. Il cherche alors &agrave dynamiser l&rsquo &eacute conomie. En revanche, en p&eacute riode d&rsquo inflation ou de croissance de la dette souveraine, les pouvoirs publics peuvent d&eacute cider d&rsquo une politique d&rsquo aust&eacute rit&eacute .

&middot Par ailleurs, la politique mon&eacute taire est du ressort des banques centrales, le plus souvent ind&eacute pendantes des autorit&eacute s publiques. Par la hausse ou la baisse des taux d&rsquo int&eacute r&ecirc t, les gouverneurs des banques centrales peuvent contribuer &agrave la stabilit&eacute des prix mais aussi favoriser la croissance et l&rsquo emploi.

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En conclusion

Les fluctuations de la croissance et les phases de r&eacute cession perturbent les grands &eacute quilibres &eacute conomiques. Le r&ocirc le des &Eacute tats et des organisations internationales est de rechercher les origines r&eacute elles de ces d&eacute s&eacute quilibres, de les combattre afin de sauvegarder le niveau de vie des populations.