Identifier une proposition subordonnée

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Classe(s) : 3e | Thème(s) : La phrase

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Une proposition est dite subordonnée quand elle n'a pas d'existence autonome, qu'elle dépend d'une autre proposition, appelée principale.
Nous avons si bien déjeuné que nous nous sommes couchés sans dîner.
La proposition subordonnée que nous nous sommes couchés sans dîner ne peut pas former une phrase à elle toute seule.
Elle dépend de la proposition principale Nous avons si bien déjeuné.
Ensemble, elles forment une phrase complexe.

 

Jusqu'ici, pas de souci. Mais comment faire pour analyser une subordonnée ? Que signifient tous ces termes un peu techniques qui peuvent caractériser une subordonnée : conjonctive, complétive, interrogative indirecte, relative, etc ?
En fait, ce n'est pas très compliqué. Il suffit de savoir si on parle de la nature ou de la fonction d'une subordonnée.

Pour identifier la nature d'une subordonnée, il suffit d'analyser la nature du mot qui l'introduit. Exerçons-nous sur quatre exemples.

o Premier exemple.
Nous sommes allés dîner dans le restaurant que tiennent les parents Dubouchon.
• Le que qui introduit la subordonnée que tiennent les parents Dubouchon est un pronom relatif : il représente le groupe nominal le restaurant.
La subordonnée est donc relative. C'est sa nature.

• Pour ce qui est de sa fonction, retenez qu'une proposition subordonnée relative joue en général toujours le même rôle : elle complète un nom.
Nous sommes allés dîner dans le restaurant que tiennent les parents Dubouchon.
Ici la subordonnée relative que tiennent les parents Dubouchon complète le nom restaurant ; elle est une expansion du nom restaurant.

o Poursuivons avec d'autres exemples.
Je constate qu'il ne reste plus un seul bonbon.
Ce que là ne représente rien ; ce n'est pas un pronom relatif mais une conjonction de subordination ; la subordonnée qu'il ne reste plus un seul bonbon est donc conjonctive.

Quand il regarde la télévision, il ne peut s'empêcher de grignoter.
Quand est également une conjonction de subordination.
La proposition subordonnée quand il regarde la télévision est également conjonctive.

• Intéressons-nous maintenant à la fonction de ces propositions.
- Une proposition subordonnée conjonctive peut être complément d'objet (on dit aussi complétive), comme dans le premier exemple.
Je constate qu'il ne reste plus un seul bonbon.
Qu'est-ce que je constate ? Qu'il ne reste plus un seul bonbon.
La subordonnée est COD.

- Une proposition subordonnée conjonctive peut également être complément circonstanciel, comme dans le second exemple.
Quand il regarde la télévision, il ne peut s'empêcher de grignoter.
Quand ne peut-il s'empêcher de grignoter ? Quand il regarde la télévision.
La subordonnée est CC de temps.

o Dernier exemple, enfin.
Je me demande ce que tu fais en pleine nuit devant le réfrigérateur.
• La proposition subordonnée Ce que tu fais en pleine nuit devant le réfrigérateur peut être transformée en question : Qu'est-ce que tu fais en pleine nuit devant le réfrigérateur ?
Cette subordonnée est dite interrogative indirecte ; ce que, qui l'introduit, est une locution interrogative équivalant à qu'est-ce que… ? dans une interrogation directe.
• Notez que la fonction d'une subordonnée interrogative indirecte est toujours la même : à savoir COD.

o Concluons.
• Les subordonnées peuvent être relatives, conjonctives ou interrogatives indirectes, selon la nature du mot subordonnant. Ce sont leurs différentes natures possibles.
• Par ailleurs, comme un groupe nominal, elles peuvent occuper diverses fonctions, les plus courantes étant complément du nom, complément d'objet ou complément circonstanciel.