La mondialisation

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Classe(s) : Tle ES | Thème(s) : Mondialisation et intégration européenne

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La mondialisation est un phénomène qui paraît inéluctable. Cependant, est-elle favorable aux différentes parties prenantes de l’économie mondiale ? Est-elle synonyme de progrès et de bien être ou, au contraire, de crises et de chômage ?

 

Commençons par définir la notion de mondialisation, en la distinguant bien du commerce international.

· Faites attention car ces deux notions renvoient à des réalités très différentes l’une de l’autre.

· Le commerce international, ou échange international, repose sur la circulation des marchandises. Cependant, comme l’évoque l’économiste britannique David Ricardo, les facteurs de production, le travail comme le capital, restent attachés au territoire des États-nations.

· La mondialisation est d’une tout autre nature. Certes les marchandises circulent toujours, mais il en est de même pour les facteurs de production : le capital financier, les biens d’équipement et les travailleurs.

 

Qui sont les agents à l’origine du processus de mondialisation ?

· Ce sont les grandes entreprises, celles qu’on désigne sous le terme de transnationales, ainsi que les grandes banques ou les investisseurs institutionnels, qui ont élargi leurs activités du cadre national à la totalité de la planète.

· Les sociétés transnationales ont recours aux investissements directs à l’étranger (ou IDE). Ces investissements sont définis par le Fonds monétaire international comme l’acquisition d’au moins 10 % du capital d’une entreprise en vue de participer à sa gestion. Ainsi, à la place d’une division internationale du travail, s’est développée une division internationale du processus productif.

· L’offre de produits, de biens et de services est aujourd’hui mondiale. Les sociétés transnationales conçoivent des stratégies consistant à jouer sur l’attractivité des pays en fonction de leurs avantages réciproques, tels le coût de la main-d’œuvre, la qualité des infrastructures, la stabilité des régimes politiques ou la faiblesse de la fiscalité. De ce point de vue, la mondialisation permet d’accroître la maximisation du profit, à la fois par la réduction des coûts de production et par l’augmentation du chiffre d’affaires.

 

La mondialisation est-elle un phénomène globalement positif ?

· Certes, les consommateurs américains ou européens peuvent disposer de produits à un prix largement inférieur à celui dont ils devraient s’acquitter si ces produits étaient fabriqués dans un pays développé.

· Cependant, la mondialisation se traduit par une mutation de la structure des emplois, dans les pays développés comme dans les pays émergents. Les industries de main-d’œuvre ont tendance à quitter les pays du Nord pour ceux du Sud. Ces transformations sont associées à des délocalisations d’entreprises et au chômage des travailleurs les moins qualifiés. Parallèlement, dans les pays émergents, la mobilité du travail engendre de nombreux problèmes qui viennent bouleverser les équilibres économiques et sociaux traditionnels.

 

En conclusion

La mondialisation peut être appréhendée comme une innovation de rupture. Cependant, pour que ses effets puissent servir à tous, et non pas seulement aux bailleurs de fonds des sociétés transnationales, elle doit être encadrée par des règles définies au niveau national et international.