La Réunion : un exemple de territoire ultramarin

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Classe(s) : 1re S - 1re L - 1re ES | Thème(s) : L'Union européenne et la France dans le monde - L'Union européenne : dynamiques de développement des territoires

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Pour comprendre les spécificités des territoires ultramarins de l’Union européenne, rien ne vaut l’analyse d’un exemple. Prenons celui de la Réunion.

 

La Réunion est uneîle australe, de dimensions restreintes, au relief marqué et volcanique. C’est aussi une îletropicale, avec une côte au vent, fortement arrosée, et une côte sous le vent, souvent traversée par des cyclones.

 

L’île de la Réunion est française depuis le XVIIe siècle. En 1946, elle devient un département français d’outre-mer. En 1997, elle obtient le statut de région ultra-périphérique.

 

La population est fortement métissée et jeune.

La croissance démographique est en effet encore forte : + 1,5 % par an pour environ 800 000 habitants. La croissance ralentit cependant, car la transition démographique est en voie d’achèvement.

 

L’île semble pauvre. Le PIB/hab. n’est que de 63 % de la moyenne de l’Union. 140 000 Réunionnais touchent les minima sociaux.

Mais, dans son environnement régional, le PIB/hab. réunionnais s’élève à près 24 000 $, contre 700 aux Comores. Cette prospérité relative s’explique par l’ampleur des transferts sociaux.

 

La population est en réalité faiblement active. La Réunion compte 27 % de chômeurs en 2009, le taux le plus élevé de toutes les régions de l’UE ; près de 50 % des jeunes sont touchés.

 

L’économie réunionnaise bute de fait sur de nombreux handicaps : isolement géographique, marché trop étroit.

Le travail est peu qualifié mais cher, alors que les pays voisins peuvent offrir une main-d’œuvre à bas coût.

L’agriculture (en particulier la culture de la canne à sucre) reste peu compétitive ; de la même façon, l’industrie et le tourisme, plus cher qu’à Maurice.

 

L’économie réunionnaise est donclargement aidée par la France, au moyen de transferts sociaux et de dispositifs fiscaux pour l’investissement.

 

La politique régionale de l’Union européenne a par ailleurs attribué 1,9 milliard d’euros de crédits européens pour la période 2007-2013. Ces crédits financent des grands projets d’infrastructures mais compensent les problèmes de l’ultrapériphérie plus qu’ils ne les règlent.