La vaccination

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Classe(s) : Tle S | Thème(s) : Quelques aspects de la réaction immunitaire

Vous savez que le but de la vaccination est de rendre l&rsquo organisme capable de résister à un agent pathogène déterminé. Nous allons expliquer comment s&rsquo acquière cette résistance et quels sont les liens avec l&rsquo immunité adaptative.

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Nous constatons d&rsquo abord que la nature des vaccins est très diverse.

&middot Les vaccins peuvent être constitués globalement de quatre manières différentes. Ils peuvent être constitués des microorganismes pathogènes à virulence atténuée. C&rsquo est le cas des vaccins contre la rougeole ou la rubéole, par exemple.

Les vaccins peuvent être aussi constitués de microorganismes pathogènes tués, inactivés. C&rsquo est le cas des vaccins contre la grippe, le choléra ou la peste.

Les vaccins peuvent être encore constitués des toxines microbiennes, inactivées par un traitement chimique ou la chaleur, appelées anatoxines. C&rsquo est le cas des vaccins contre le tétanos ou encore contre la diphtérie.

Enfin, les vaccins peuvent être constitués des constituants purifiés d&rsquo agents infectieux.

&middot Le plus important à retenir est que, quelle que soit leur nature, les vaccins contiennent toujours des antigènes de l&rsquo agent pathogène.

Voyons ensuite comment s&rsquo installe la résistance à un pathogène lors de la vaccination.

&middot La résistance est acquise par le déclenchement d&rsquo une réaction immunitaire adaptative dirigée contre les antigènes de l&rsquo agent pathogène présent dans le vaccin.

&middot À partir des lymphocytes B et T4 naïfs ayant reconnu les antigènes vaccinaux, se forment&nbsp :

&ndash premièrement, des plasmocytes sécréteurs d&rsquo anticorps spécifiques de ces antigènes&nbsp

&ndash deuxièmement, des lymphocytes B et T4 mémoire.

&middot À la suite de la vaccination, le phénotype immunitaire de l&rsquo individu est modifié. En effet, l&rsquo organisme acquiert des anticorps spécifiques des antigènes vaccinaux, des plasmocytes à durée de vie plus ou moins longue et des lymphocytes B et T4 mémoire. Ces derniers sont aussi spécifiques des mêmes antigènes vaccinaux.

Voyons maintenant pourquoi il faut des injections de rappel.

&middot Une des caractéristiques de la réaction immunitaire adaptative est l&rsquo acquisition par l&rsquo organisme d&rsquo une mémoire immunitaire liée à la production de lymphocytes mémoire. Ces lymphocytes mémoire permettent à l&rsquo organisme de réagir très rapidement et plus fortement que les lymphocytes naïfs à de nouvelles injections de l&rsquo antigène vaccinal.

&middot Les injections de rappel aboutissent à l&rsquo augmentation du nombre de lymphocytes mémoire et de la concentration d&rsquo anticorps circulants. Les molécules d&rsquo anticorps ont une durée de vie limitée et leur concentration tend à diminuer après la vaccination. Toutefois, des plasmocytes à longue durée de vie peuvent continuer à sécréter des anticorps pendant un temps plus ou moins long suivant le pathogène ciblé.

Voyons comment l&rsquo organisme vacciné contre un agent infectieux devient immunisé, donc capable de résister à ce pathogène.

&middot Lors d&rsquo une agression par le pathogène ciblé par la vaccination, les anticorps présents exercent un effet protecteur immédiat.

&middot De plus, les lymphocytes mémoire déclenchent très rapidement une réaction immunitaire qui aboutit à la formation d&rsquo effecteurs qui neutralisent rapidement le pathogène avant même que des manifestations décelable de sa présence (c&rsquo est-à-dire les symptômes de la maladie) apparaissent.

Et les adjuvants, à quoi servent-ils finalement&nbsp ?

&middot Outre les antigènes de l&rsquo agent infectieux, un vaccin contient une ou des substances appelées adjuvants. Le rôle de ces adjuvants est important car ils sont indispensables pour que la réaction immunitaire adaptative soit efficace.

&middot Ces adjuvants déclenchent, en effet, une réaction inflammatoire qui est donc une réaction immunitaire innée. Or rappelez-vous, c&rsquo est au cours de la réaction immunitaire innée qu&rsquo il y a production de cellules présentatrices d&rsquo antigènes. C&rsquo est une étape indispensable pour les lymphocytes impliqués dans l&rsquo immunité adaptative.

&middot Actuellement, on tend à utiliser comme adjuvant des constituants non antigéniques de microorganismes, mais qui sont cependant des constituants reconnus par les macrophages et les cellules dendritiques de l&rsquo immunité innée.