Le brassage génétique au cours de la méiose

Merci !

Cours audio
Classe(s) : Tle S | Thème(s) : Génétique et évolution

Le cours audio

Les spermatozoïdes produits par un homme sont des cellules à 23 chromosomes et sont génétiquement différents les uns des autres. De même, les ovules émis par une femme sont des cellules à 23 chromosomes et sont génétiquement différents les uns des autres. Pourtant, à l’origine, toutes les cellules mères des gamètes d’un individu présentes dans les glandes génitales, sont des cellules génétiquement identiques à 46 chromosomes.

 

Voyons d’abord l’importance de l’hétérozygotie pour de nombreux gènes.

· Au sein de chaque paire, les chromosomes homologues d’un individu portent les mêmes gènes mais, pour certains de ces gènes, possèdent des allèles différents. Bien qu’identiques morphologiquement, ils sont donc génétiquement différents. On dit que l’individu est hétérozygote pour ces gènes-là.

· À l’inverse, un individu qui serait entièrement homozygote pour tous ses gènes ne pourrait produire que des gamètes génétiquement identiques. Avoir un minimum de gènes avec des allèles différents est une condition indispensable pour qu’il y ait brassage génétique au cours de la méiose.

 

Voyons maintenant quelles sont les caractéristiques de la méiose permettant le brassage génétique.

· Au cours de la première division de la méiose, les chromosomes homologues s’apparient étroitement, puis tendent à se séparer, sauf au niveau de certains points appelés chiasmas. C’est au niveau de ces chiasmas que se produisent des échanges entre chromatides de chromosomes homologues. Ce sont donc des paires de chromosomes remaniés, recombinés, qui se placent à l’équateur de la cellule lors de la métaphase.

· Puis, lors de l’anaphase, pour chaque paire de chromosomes, un chromosome va vers un pôle de la cellule, et l’autre vers l’autre pôle. À la fin de la première division, on a donc deux cellules à 23 chromosomes, formés chacun de deux chromatides.

· Enfin, la deuxième division de la méiose, comme lors d’une mitose, est caractérisée par la séparation des deux chromatides de chaque chromosome. Finalement, la méiose conduit à quatre cellules à 23 chromosomes simples.

Retenez qu’il existe deux types de brassage génétique au cours de la méiose.

· En premier lieu, la recombinaison chromosomique au cours de la première division de la méiose a pour conséquence un brassage génétique intrachromosomique. Un chromosome d’un gamète n’est jamais identique génétiquement à l’un des deux chromosomes homologues présents dans les cellules de l’individu qui l’a produit. En effet, ce chromosome d’un gamète renferme, par suite du ou des crossing-over, une association de fragments des deux chromosomes homologues qui lui est propre. Cela crée une nouvelle combinaison des allèles des gènes portés par ce chromosome.

· En second lieu, le comportement aléatoire et indépendant des paires de chromosomes à la métaphase-anaphase de la première division de la méiose a pour conséquence le brassage génétique interchromosomique.

Souvenez-vous qu’il est possible de détecter le type de brassage génétique lié à la méiose.

· En effet, c’est en croisant, par exemple, des individus hétérozygotes pour deux gènes, d’une part, et des individus présentant le phénotype récessif, pour chacun des caractères envisagés, d’autre part, que l’on détecte le type de brassage. Ce type de croisement s’appelle croisement-test ou cross-test.

· Deux possibilités se présentent. Dans le premier cas, l’hybride produit quatre types de gamètes en quantité égale (ce qui revient à 25 % pour chaque type). Cela signifie que les gènes sont situés sur deux chromosomes différents, et nous en déduisons que c’est le brassage interchromosomique qui a eu lieu. Dans le deuxième cas, l’hybride produit quatre types de gamètes en quantité inégale. Cela signifie que les deux gènes sont portés sur le même chromosome. Ici, c’est le brassage intrachromosomique qui est en jeu.

 

Récapitulons.

· D’une part, pour qu’il y ait du brassage génétique lors de la méiose, la condition indispensable est que l’individu soit hétérozygote pour un certain nombre de gènes.

· D’autre part, il existe deux types de brassage résultant de la méiose :

– le premier brassage découle de la recombinaison de morceaux des chromosomes homologues, liée aux crossing-over, c’est le brassage génétique intrachromosomique ;

– le deuxième brassage découle du comportement aléatoire et indépendant des paires de chromosomes, à la fin de la première division de la méiose, c’est le brassage interchromosomique.

 

Pour lire la suite, inscrivez-vous et bénéficiez de 24h gratuites.
Déjà inscrit ? Connectez-vous à votre compte.