Le chômage

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Classe(s) : Tle ES | Thème(s) : Travail, emploi, chômage

Selon un rapport de l&rsquo Organisation internationale du travail, dat&eacute de 2012, 75 millions de jeunes, &acirc g&eacute s de 15 &agrave 24 ans, sont au ch&ocirc mage dans le monde. Le ch&ocirc mage est redout&eacute car il frappe des populations qui risquent de se retrouver dans une situation de marginalit&eacute par rapport au march&eacute des biens et des services. Le taux de ch&ocirc mage appara&icirc t par ailleurs comme l&rsquo un des fondamentaux &eacute conomiques essentiels, qui renseigne sur la bonne ou la mauvaise gouvernance &eacute conomique. Quelles sont les origines du ch&ocirc mage&nbsp ?

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Commen&ccedil ons d&rsquo abord par d&eacute finir le ch&ocirc mage.

&middot D&rsquo un point de vue &eacute conomique, le ch&ocirc mage est un d&eacute s&eacute quilibre qui apparait sur le march&eacute du travail. On constate un exc&egrave s d&rsquo offre de travail (celles des travailleurs qui recherchent un emploi) par rapport &agrave la demande de travail offerte par les entreprises.

&middot L&rsquo &eacute volution du ch&ocirc mage est mesur&eacute e en France par l&rsquo Insee &agrave partir des fluctuations du taux de ch&ocirc mage. Selon la d&eacute finition du Bureau international du travail ou BIT, le taux de ch&ocirc mage est le rapport du nombre de ch&ocirc meurs sur la population active.

&middot Pour le BIT, un ch&ocirc meur est une personne en &acirc ge de travailler, de 15 ans ou plus, r&eacute pondant simultan&eacute ment &agrave trois conditions&nbsp :

&ndash &ecirc tre sans emploi, c&rsquo est-&agrave -dire ne pas avoir travaill&eacute , ne serait-ce qu&rsquo une heure, durant une semaine de r&eacute f&eacute rence&nbsp

&ndash &ecirc tre disponible pour occuper un emploi dans les 15&nbsp jours&nbsp

&ndash chercher activement un emploi (salari&eacute ou non-salari&eacute ), ou en avoir trouv&eacute un qui commence ult&eacute rieurement.

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Int&eacute ressons-nous maintenant aux origines du ch&ocirc mage.

&middot Les &eacute conomistes lib&eacute raux avancent l&rsquo hypoth&egrave se d&rsquo un ch&ocirc mage classique, qui r&eacute sulterait de salaires trop &eacute lev&eacute s. Le travail humain est pour eux un produit comme un autre, dont le prix, c&rsquo est-&agrave -dire le salaire, est fonction des rapports entre l&rsquo offre et la demande. Si l&rsquo offre de travail est sup&eacute rieure &agrave la demande, le prix du travail doit baisser.

&middot Dans cette perspective, tous les travailleurs peuvent &ecirc tre employ&eacute s s&rsquo ils acceptent une baisse de leur r&eacute mun&eacute ration. Le ch&ocirc mage ne peut &ecirc tre alors que volontaire, certains travailleurs n&rsquo acceptant pas une diminution de leur revenu.

&middot Le ch&ocirc mage peut &eacute galement &ecirc tre occasionn&eacute par une trop grande rigidit&eacute des salaires, li&eacute e par exemple &agrave une trop forte puissance des syndicats ou &agrave une l&eacute gislation du travail qui emp&ecirc che la flexibilit&eacute des salaires.

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La vision lib&eacute rale du ch&ocirc mage est remise en question par le keyn&eacute sianisme.

&middot Selon Keynes, la demande de travail ne d&eacute pend pas du prix du travail, mais du niveau de production. Or ce niveau est d&eacute termin&eacute par les anticipations de l&rsquo &eacute volution &agrave court terme de la demande en biens de consommation et en biens de production, c&rsquo est-&agrave -dire par l&rsquo investissement. Si les chefs d&rsquo entreprise sont confiants dans l&rsquo avenir, ils cherchent &agrave produire plus. Pour cela, ils ach&egrave tent de nouveaux biens d&rsquo &eacute quipement et embauchent.

&middot Par ailleurs, pour Keynes, la baisse des salaires appara&icirc t dangereuse. En effet, la r&eacute duction du revenu des salari&eacute s r&eacute duit la demande de biens de consommation, demande qui sert de base aux strat&eacute gies de production des firmes.

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En conclusion

Le ch&ocirc mage est un d&eacute s&eacute quilibre complexe difficile &agrave enrayer au niveau d&rsquo un seul pays. Aussi, afin de le r&eacute duire de fa&ccedil on cons&eacute quente, il semble n&eacute cessaire de coordonner des politiques &eacute conomiques de relance de l&rsquo activit&eacute au sein d&rsquo un groupe de nations, comme l&rsquo Union europ&eacute enne, ou &agrave un niveau plus large, qui pourrait &ecirc tre celui de l&rsquo &eacute conomie mondiale.