Le développement durable

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Classe(s) : Tle ES | Thème(s) : Économie du développement durable

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Selon l’Institut des ressources mondiales, près du quart de la population du globe serait affecté par le manque d’eau potable en 2025. Une situation inacceptable due à une agriculture exagérément intensive mais aussi à une très forte croissance démographique. N’est-il pas indispensable d’opter pour une démarche économique responsable ?

 

Commençons par définir le développement durable.

La notion de développement durable apparaît pour la première fois dans le rapport Notre avenir à tous, publié par l’ONU et réalisé en 1987, sous la direction du Premier ministre norvégien, Mme Gro Harlem Brundtland. Dans le rapport Bruntland, le développent durable est défini comme un mode de développement permettant de « satisfaire les besoins des générations présentes sans grever les possibilités des générations futures de satisfaire les leurs ». Le développement durable implique ainsi une solidarité entre les générations.

 

Comment gérer les ressources naturelles dans le cadre d’un développement durable ?

· On peut assimiler le patrimoine écologique (c’est-à-dire l’air, l’eau, les matières premières) à un stock de ressources, ou encore à un capital naturel, dont les prélèvements ne devraient pas excéder le renouvellement naturel de ces ressources. Il est alors nécessaire d’assurer la reproduction du capital naturel, comme c’est le cas pour le capital humain ou le capital physique.

· Deux approches économiques se distinguent : la soutenabilité faible et la soutenabilité forte. Pour les tenants de la première approche, les ressources productives sont substituables. La réduction du capital naturel disponible peut être compensée par le progrès technique. Pour les tenants de la seconde approche, les ressources productives ne sont pas substituables, mais complémentaires. Il convient donc d’en assurer la préservation et le renouvellement.

 

Quelles politiques environnementales sont mises en œuvre par les pouvoirs publics ?

· Les gouvernements et les organisations internationales se sont engagés dans l’élaboration de réglementations, afin de préserver l’environnement considéré comme un bien collectif international. Ainsi, le protocole de Kyoto, en 1997, a été ratifié par 168 nations. Les pays signataires se sont engagés à réduire les émissions de gaz à effet de serre. Cependant, les États-Unis, pourtant responsables de près du quart des émissions de gaz à effet de serre des pays développés, n’ont pas ratifié ce protocole et un grand nombre de pays en développement ne semblent pas véritablement concernés par la dégradation de l’environnement.

· Retenez que les pouvoirs publics disposent, outre la réglementation, d’autres instruments pour mener des politiques environnementales, notamment la taxation ou les marchés de quotas d’émission.

 

Comment la société civile, et notamment les entreprises, peuvent-elles participer à la défense de l’environnement ?

Œuvrer dans le sens du bien-être mondial est l’affaire de tous. Chacun doit participer à la lutte contre toutes les formes de pollution. Les associations écologiques tentent de responsabiliser les entreprises et les consommateurs. L’existence d’écolabels, décernés par des organismes indépendants, commence à infléchir les choix des consommateurs. Les industriels suivent et proposent des produits de moins en moins gourmands en énergie, plus respectueux de l’environnement et plus facilement recyclables Les entreprises ne peuvent que gagner en notoriété en s’associant à la défense du bien-être mondial.

 

En conclusion

La recherche de la croissance économique ou de la rentabilité du capital sont des objectifs à court terme. Il convient aussi de réfléchir à long terme et de s’interroger sur la gestion collective de la planète dans l’intérêt de tous.