Les espaces de faible densité et leurs atouts

Merci !

Cours audio
Classe(s) : 3e | Thème(s) : Dynamiques territoriales de la France contemporaine

Le cours audio

L’essentiel du cours

La France est assez densément peuplée avec une moyenne de 118 habitants au km2. Néanmoins, elle possède des espaces faiblement peuplés avec moins de 30 habitants au km2. Quelles sont les caractéristiques spatiales, sociales et économiques de cette « France du vide » ?

Où sont localisés les espaces de faible densité en France ?

• Près de 6 % de la population française habite dans des espaces faiblement peuplés. Ces espaces abritent plus de 40 % des communes françaises. Ils forment une « diagonale » allant de la Champagne aux Pyrénées, incluant les zones de montagne et les arrière-pays normands et bretons.

• Cette « France du vide » correspond à la France rurale, celle qui est éloignée des grandes vallées fluviales et des littoraux. Certaines de ces régions ont parfois une densité inférieure à 10 habitants au km2, comme la Lozère, région de moyenne montagne et forestière. Ces espaces sont désertifiés.

Quelles sont les difficultés particulières rencontrées par les espaces faiblement peuplés ?

• D’une part, les espaces de faible densité ont une démographie peu dynamique puisqu’ils sont surtout peuplés de personnes plus âgées que la moyenne nationale. Les villages faiblement peuplés ont subi un important exode rural au XXe siècle. Les services de proximité, les commerces et les services publics (comme les écoles et les postes) ont souvent déserté ces villages ou ont été regroupés dans une petite ville voisine. Ils souffrent de « déprise rurale ».

• D’autre part, ces espaces faiblement peuplés sont situés à l’écart des grands axes de circulation. Ces axes les traversent mais ne les desservent pas toujours : on parle alors « d’effet tunnel ». Ces territoires, souvent en altitude (comme dans le Massif central) subissent de plus la « fracture numérique » : ils sont mal connectés au réseau Internet et mobile.

Comment alors expliquer que certains espaces peu peuplés puissent devenir de plus en plus attractifs ?

• Depuis les années 1970, le départ des ruraux vers les villes a cessé : c’est la fin de l’exode rural. Certaines régions situées au sud de la « diagonale du vide » sont aujourd’hui redynamisées par le tourisme vert, c’est-à-dire les activités de loisir pratiquées en pleine nature.

• Aujourd’hui, ces régions peu peuplées connaissent donc un solde migratoire positif : les urbains et les nouveaux retraités fuient les centres-villes, trop chers et trop pollués, pour venir s’installer en campagne. Ces citadins venus vivre dans les campagnes sont appelés les néo-ruraux. Leur niveau de vie est souvent supérieur à celui de la population locale, ce qui créé une plus grande mixité sociale.

Quelles sont les activités économiques présentes dans les espaces de faible densité ?

• Trois types d’activités économiques dominent dans les espaces ruraux : l’activité agricole, l’économie résidentielle (liée aux services de proximité) et les activités liées à la transition énergétique et au développement durable.

• Ces activités économiques connaissent aujourd’hui de profondes mutations :

– Les agriculteurs sont de plus en plus nombreux à diversifier leur métier : ils se tournent vers le tourisme vert et la défense de la biodiversité en développant l’agriculture biologique.

– L’économie résidentielle bénéficie de la nouvelle attractivité des espaces peu peuplés du sud de la France.

– Dans le domaine énergétique, les nouveaux usages du bois, le développement de l’électricité solaire et éolienne sont des secteurs en plein essor dans les espaces ruraux.

Quelques idées clés à retenir

Les espaces de faible densité connaissent de profondes mutations. Régions désertées dans le passé, elles sont aujourd’hui redynamisées par l’arrivée de néo-ruraux et par de nouvelles activités économiques.