Les espaces de production en France et leurs dynamiques dans la mondialisation

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Classe(s) : 1re ES - 1re L - 1re S | Thème(s) : Aménager et développer le territoire français

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Cinquième puissance mondiale, la France crée de nombreuses richesses. Cependant ses espaces de production ne sont pas situés au hasard : ils répondent de plus en plus à la logique de mondialisation, une logique d’échanges à l’échelle mondiale et de concurrence accrue.

 

 Retenez cette première idée : la mondialisation renforce la métropolisation des activités. 

 

• C’est dans les métropoles que les plus grandes entreprises ont leur siège. La main d’œuvre y est très qualifiée grâce à la concentration des universités et des lieux de formation.

Ceci explique que les technopôles soient localisés à proximité des grandes métropoles (Sophia-Antipolis à Nice, Meylan à Grenoble, Saclay à Paris).

C’est aussi pour cette raison que la région parisienne et la région Rhône-Alpes sont les deux premières régions industrielles de France en nombre d’emplois.  

• Les métropoles concentrent également une grande diversité de commerces et de services, y compris les plus rares.

 

 Les littoraux sont également des espaces privilégiés.

On parle ainsi de littoralisation des activités. Comment expliquer ce succès ? 

 

• 1re raison : la mondialisation du commerce a entraîné une explosion du transport maritime, ce qui  favorise bien sûr les ports. L’État français a d’ailleurs accompagné cette évolution, dès les années 1960, en créant quatre zone-industrialo-portuaires (ou ZIP). Il s’agit des ports de Dunkerque, du Havre, de Saint-Nazaire et de Fos-sur-Mer. Les activités industrielles et portuaires s’y côtoient pour éviter au maximum les frais de transports.

 

• Le tourisme favorise également les littoraux. Vous connaissez les stations balnéaires les plus réputées : Deauville, Cannes, Nice ou Biarritz ; nées au XIXe siècle,  elles accueillent aujourd’hui des touristes du monde entier. Mais ce sont aussi des régions entières qui vivent une partie de l’année du tourisme comme c’est le cas pour la Côte d’Azur ou le littoral charentais.

 

 Un autre point à noter. Face à la concurrence mondiale, certaines régions se spécialisent : c’est le cas de l’agriculture.

 

• Face à la concurrence des grands pays agricoles comme les Etats-Unis ou le Brésil, les agriculteurs français doivent s’adapter. Ainsi, peu d’exploitations agricoles font encore aujourd’hui de la polyculture ; la plupart se sont spécialisées pour être plus rentables.

Depuis 1962, la politique européenne de la PAC (politique agricole commune) a largement contribué à cette évolution.

• Une géographie des productions se dessinent donc : la moitié nord de la France s’est spécialisée dans les grandes cultures (blé, maïs, pomme de terre, betterave à sucre) ;  l'élevage intensif hors-sol est une spécialité bretonne ; d’autres régions vivent surtout  de l’horticulture ou de la viticulture (comme en Bourgogne ou dans le Bordelais).

 

  Il ne faut pas oublier de dire, pour finir, que la mondialisation a marginalisé certains espaces productifs.

 

• En effet, la concurrence mondiale est forte, cela implique aussi que certains espaces en souffrent. Les productions les moins compétitives sont menacées. C’est le cas notamment des usines de fabrication qui sont souvent délocalisées vers des pays où la main d’œuvre est moins chère. 

• Certaines régions sont donc en crise : le nord et l’est de la France sont régulièrement citées pour des fermetures d’usines textiles ou automobiles, malgré les politiques de reconversion et de soutien.

 

Récapitulons les trois idées essentielles.

1) La mondialisation a favorisé certaines localisations pour les activités productives : les métropoles et les littoraux.

2) L’agriculture modernisée et mondialisée favorise la spécialisation régionale.

3) Les régions qui ne peuvent s’adapter à la mondialisation sont souvent en crise. Cependant, la demande de produits de qualité semble favoriser certaines productions locales.

Cinquième puissance mondiale, la France crée de nombreuses richesses. Cependant ses espaces de production ne sont pas situés au hasard : ils répondent de plus en plus à la logique de mondialisation, une logique d’échanges à l’échelle mondiale et de concurrence accrue.

 

 Retenez cette première idée : la mondialisation renforce la métropolisation des activités. 

 

• C’est dans les métropoles que les plus grandes entreprises ont leur siège. La main d’œuvre y est très qualifiée grâce à la concentration des universités et des lieux de formation.

Ceci explique que les technopôles soient localisés à proximité des grandes métropoles (Sophia-Antipolis à Nice, Meylan à Grenoble, Saclay à Paris).

C’est aussi pour cette raison que la région parisienne et la région Rhône-Alpes sont les deux premières régions industrielles de France en nombre d’emplois.  

• Les métropoles concentrent également une grande diversité de commerces et de services, y compris les plus rares.

 

 Les littoraux sont également des espaces privilégiés.

On parle ainsi de littoralisation des activités. Comment expliquer ce succès ? 

 

• 1re raison : la mondialisation du commerce a entraîné une explosion du transport maritime, ce qui  favorise bien sûr les ports. L’État français a d’ailleurs accompagné cette évolution, dès les années 1960, en créant quatre zone-industrialo-portuaires (ou ZIP). Il s’agit des ports de Dunkerque, du Havre, de Saint-Nazaire et de Fos-sur-Mer. Les activités industrielles et portuaires s’y côtoient pour éviter au maximum les frais de transports.

 

• Le tourisme favorise également les littoraux. Vous connaissez les stations balnéaires les plus réputées : Deauville, Cannes, Nice ou Biarritz ; nées au XIXe siècle,  elles accueillent aujourd’hui des touristes du monde entier. Mais ce sont aussi des régions entières qui vivent une partie de l’année du tourisme comme c’est le cas pour la Côte d’Azur ou le littoral charentais.

 

 Un autre point à noter. Face à la concurrence mondiale, certaines régions se spécialisent : c’est le cas de l’agriculture.

 

• Face à la concurrence des grands pays agricoles comme les Etats-Unis ou le Brésil, les agriculteurs français doivent s’adapter. Ainsi, peu d’exploitations agricoles font encore aujourd’hui de la polyculture ; la plupart se sont spécialisées pour être plus rentables.

Depuis 1962, la politique européenne de la PAC (politique agricole commune) a largement contribué à cette évolution.

• Une géographie des productions se dessinent donc : la moitié nord de la France s’est spécialisée dans les grandes cultures (blé, maïs, pomme de terre, betterave à sucre) ;  l'élevage intensif hors-sol est une spécialité bretonne ; d’autres régions vivent surtout  de l’horticulture ou de la viticulture (comme en Bourgogne ou dans le Bordelais).

 

  Il ne faut pas oublier de dire, pour finir, que la mondialisation a marginalisé certains espaces productifs.

 

• En effet, la concurrence mondiale est forte, cela implique aussi que certains espaces en souffrent. Les productions les moins compétitives sont menacées. C’est le cas notamment des usines de fabrication qui sont souvent délocalisées vers des pays où la main d’œuvre est moins chère. 

• Certaines régions sont donc en crise : le nord et l’est de la France sont régulièrement citées pour des fermetures d’usines textiles ou automobiles, malgré les politiques de reconversion et de soutien.

 

Récapitulons les trois idées essentielles.

1) La mondialisation a favorisé certaines localisations pour les activités productives : les métropoles et les littoraux.

2) L’agriculture modernisée et mondialisée favorise la spécialisation régionale.

3) Les régions qui ne peuvent s’adapter à la mondialisation sont souvent en crise. Cependant, la demande de produits de qualité semble favoriser certaines productions locales.